Le Solex, contraction de VéloSoleX, a été de toutes les routes en ville comme à la campagne. La « bicyclette qui roule toute seule », comme le promettait une campagne de pub à l’époque, a été extrêmement populaire parmi les étudiants et les ouvriers en raison de son prix abordable, de sa solidité et de sa fiabilité.
Le renouveau d’un véhicule populaire
Alors que les vélos électriques redessinent les villes, il était grand temps que la marque française mythique se lance à son tour sur ce marché. L’E-Solex sera donc officiellement présenté début juillet à l’occasion des Pro-Days, le salon professionnel du vélo qui se tiendra à Paris. Il a été dessiné par Pininfarina, célèbre designer italien qui a voulu rappeler les lignes historiques du deux-roues.
L’E-Solex sera commercialisé à partir de l’été 2023. Le prix risque de piquer : 4.599 €, on est loin du Solex très bon marché des années 50 et 60. Toutefois, Easybike, le propriétaire de la marque, va mettre au point une offre de location longue durée qui sera facturée de 100 à 130 euros par mois pendant 36 mois (avec l’entretien et la garantie compris).
Easybike pourra miser sur le made in France pour conquérir les parts de marché dans l’Hexagone. Car le vélo électrique est entièrement produit en France, dans l’usine de Saint-Lô qui est alimentée en pièces et composants par des fournisseurs tricolores : les moteurs sont ainsi fabriqués par Valeo à Lyon, les châssis sont construits dans les Bouches-du-Rhône, etc.
L’histoire de la marque a été mouvementée, après l’incroyable succès populaire se sont succédées de nombreuses difficultés qui ont failli faire couler Solex. La marque a été rachetée en 2013 par Easybike, un spécialiste des vélos à assistance électrique.