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Pourquoi le premier viol dans le métavers pose question ?

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Le premier viol du métavers pose de nombreuses questions, aussi bien éthiques que juridiques.

Cette semaine, l’organisation SumOfUs a révélé qu’une de ses chercheuses avait été virtuellement violée dans le métavers de Meta Horizon Worlds. Vidéo à l’appui, l’ONG dont le but est d’empêcher “les grandes entreprises de se comporter de manière irresponsable” a dévoilé comment la jeune femme avait, moins d’une heure après son arrivée sur la plateforme, été entraînée dans une chambre par un groupe d’utilisateurs pour y subir des “attouchements” sexuels. L’intégralité de la vidéo n’a pas été rendue publique, mais on peut y voir deux hommes, l’un tenant ce qui semble être une bouteille, l’autre collé à l’avatar de la jeune femme, en train d’avoir des gestes équivoques sur son avatar, détaille le rapport en ligne.

Selon SumOfUs, la chercheuse aurait ensuite été conduite “dans une pièce privée lors d’une fête, où elle a été violée par un utilisateur lui disant de se tourner afin qu’il puisse le faire par derrière, pendant que d’autres utilisateurs observaient à travers une fenêtre – dans le même temps, un utilisateur également présent dans la pièce regardait et faisait passer une bouteille de vodka”.

Un viol virtuel en est-il vraiment un ?

Rapidement, l’expérience qui a laissé la chercheuse “désorientée” et confuse a posé question. Après s’être interrogés sur la portée légale d’un meurtre dans le métavers, c’est désormais au tour du viol d’être au coeur des débats. Pour rappel, Meta avait déjà mis en place des barrières virtuelles entre les avatars après une première agression survenue quelques mois plus tôt. Dans ce cas précis, la chercheuse avait désactivé cette option pour les besoins de son étude. Dans un rapport baptisé Métavers : un autre cloaque de contenu toxique, la chercheuse explique : “Une partie de mon cerveau était en mode ‘c’est quoi ce bordel?’, l’autre se disait que ce n’était pas mon vrai corps, et une encore se disait ‘c’est important pour la recherche”.

Depuis les débuts du métavers, de nombreux cas d’agressions sexuelles ont déjà été dénoncés par des utilisatrices, rapporte SumOfUs. La pratique n’est évidemment pas nouvelle, les plateformes de rencontres virtuelles ont toujours du faire face à des cas de violences sexuelles. Le MMORPG World of Warcraft pour ne citer que lui, est notamment célèbre pour son auberge Goldshire, où les comportements explicites sont nombreux, mais pas forcément consentis.

S’il y a peu de chance qu’un viol dans le métavers soit un jour considéré comme un réel crime, ce nouvel incident interroge évidemment sur la responsabilité des plateformes face à ce type de dérives. Les casques de réalité virtuelle permettent une expérience de jeu de plus en plus réaliste, au point parfois de créer la confusion chez un public influençable ou trop jeune. Rappelons que comme c’est le cas pour Facebook et Instagram, une simple case à cocher certifiant que l’utilisateur a plus de 13 ans suffit pour s’inscrire sur Horizon Worlds.

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