La NHTSA (National Highway Transportation Safety Administration), l’équivalent américain de la Sécurité routière, a rendu son verdict concernant les accidents provoqués par les systèmes de conduite autonome en circulation aux États-Unis. Le constat n’est, de prime abord, guère flatteur pour Tesla. Il se trouve en effet que les véhicules de la marque sont responsables de la plus grande part des accidents.
Le FSD s’en sort bien mieux
Il faut cependant se plonger dans les détails de l’étude qu’il convient de nuancer. L’administration précise que les chiffres sont bruts et qu’ils ne sont pas pondérés par le nombre de véhicules en circulation. Autrement dit, si les voitures de Tesla pèsent lourd dans ce bilan des accidents provoqués par la conduite autonome, c’est aussi parce qu’elles sont les plus nombreuses sur les routes.
Malgré tout, les enseignements de ce rapport n’en restent pas moins intéressants. Ainsi, le système de niveau 2 des voitures de Tesla (le fameux Autopilot) est celui qui provoque le plus d’accidents. La conduite autonome compte cinq échelons, cinq étant la « vraie » conduite sans chauffeur. Les paliers précédents nécessitent qu’un conducteur humain soit derrière le volant.
Pour ce qui concerne le niveau 2, il permet à un véhicule de se maintenir sur la voie, de détecter les piétons, ou encore de réguler dynamiquement la vitesse. La NHTSA a compté 392 incidents et accidents provoqués sur un an par la conduite de niveau 2, dont 273 pour les modèles Tesla.
Plus réjouissant pour le constructeur américain, le logiciel FSD qui cherche à atteindre le niveau 5 n’a été responsable que d’un seul accident, contre 62 pour la technologie équivalente chez Waymo, ou 34 chez Transdev. Le FSD est actuellement en bêta et distribué au compte-goutte, mais ce résultat est encourageant.