Haruhiro Tsujimoto, le président de Capcom, a fait la tournée des médias à l’occasion du Tokyo Game Show. Il s’est ainsi exprimé auprès de Bloomberg sur la stratégie de l’entreprise pour doper ses ventes et donc, son chiffre d’affaires. Capcom cherche à vendre 100 millions de copies de ses jeux en l’espace d’un an : d’après lui, les sorties titres AAA sur les plateformes mobiles, y compris l’arrivée très médiatisée de Resident Evil 4 Remake sur iPhone 15 Pro, sont essentielles pour atteindre cet objectif. Et bien sûr, il faut continuer à multiplier les hits et Capcom est sur le coup, entre Resident Evil, Monster Hunter et Street Fighter…
Pas question de se faire racheter par Microsoft
Mais malgré ce développement sur mobile, Capcom entend maintenir le PC comme plateforme centrale de ses opérations. « Depuis de nombreuses années, le PC a été notre plateforme principale », a déclaré Tsujimoto, ajoutant que l’éditeur opérait dans le monde entier grâce au bon vieux PC.
Dans le contexte de la récente acquisition — en passe d’aboutir — d’Activision par Microsoft, Tsujimoto a affirmé que Capcom rejetterait toute offre d’acquisition de la part de Microsoft ou d’autres entreprises. « Je préférerais décliner poliment l’offre car je pense qu’il serait préférable que nous soyons des partenaires égaux », a-t-il indiqué. Plutôt que d’acquérir des entreprises extérieures, Capcom privilégie la croissance organique et le développement des ressources humaines en interne.
Dans une autre interview, cette fois avec Nikkei, Tsujimoto a souligné que le coût du développement de jeux était « 100 fois plus élevé » qu’à l’époque de la NES, alors que les prix des logiciels n’ont pas suivi cette inflation. Il a évoqué la possibilité d’une hausse significative des prix des jeux vidéo, qui varient actuellement entre 50 et 70 dollars.
« Personnellement, je pense que les prix des jeux sont trop bas. Les coûts de développement sont environ 100 fois plus élevés qu’à l’époque de la Famicom, mais les prix des logiciels n’ont pas beaucoup augmenté », a-t-il déclaré. Pas sûr que cela fasse plaisir aux joueurs… Mais la hausse des coûts de développement et des salaires dans le secteur incite à cette réflexion sur l’ajustement des prix, ce d’autant que des voix s’élèvent contre le modèle économique de services d’abonnement comme le Xbox Game Pass qui dilue la valeur des jeux vidéo.