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Streaming : Bruxelles épargne Netflix, Orange et SFR accusent le coup

Bruxelles vient de trancher : les géants du streaming ne paieront pas pour les réseaux européens. Une décision qui sonne comme une défaite pour les opérateurs télécoms.

Orange, SFR, Free et Bouygues viennent d’essuyer une défaite. En pleine négociation pour l’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne, qui a fixé à 15% les droits de douane, les acteurs majeurs de la télécom doivent faire une croix sur l’idée d’une participation à l’effort collectif de la part des GAFAM. Si Bruxelles a réussi à sauvegarder ses chevaux de bataille, le DSA et le DMA, l’espoir d’un “fair share” n’est plus. 

Cela faisait plusieurs années que les régulateurs européens planchaient sur un règlement sur les réseaux numériques. L’idée : contraindre les géants du streaming (YouTube, Netflix, Disney+ ou encore Meta) à participer au financement et à l’entretien des réseaux internet à haut débit. Il faut dire que les activités des géants américains pèsent de plus en plus lourd sur l’internet mondial et que les opérateurs ont de plus en plus de mal à suivre la cadence. Le streaming vidéo représente 50% de la bande passante selon les chiffres de l’ARCEP.  

Pas cette fois

Selon Les Échos, les espoirs des télécoms français ont été douchés ce jeudi 21 août. Dans une déclaration conjointe, relayée par le média français, on peut lire : “L’Union européenne confirme qu’elle n’instaurera ni ne maintiendra de frais d’utilisation de réseaux”. 

Alors qu’ils tentent par tous les moyens de rester compétitifs, tout en offrant la meilleure couverture possible, Orange, SFR, Free et Bouygues vont devoir se résoudre à compter sur leurs seuls deniers pour entretenir et agrandir les infrastructures.

Encore un peu d’espoir ?

Il reste tout de même un texte qui peut changer la donne pour le secteur, le Digital Network Act, ou DNA. À la manière du Digital Service Act qui vise à lutter contre la propagation de contenus illicites ou le Digital Market Act qui régule la concurrence, le DNA doit promouvoir le haut débit sécurisé, sans fil et à encourager l’investissement dans les infrastructures numériques. L’obligation pour les entreprises du secteur du streaming à investir dans les réseaux pourrait y être formulée…

Sauf que, selon Les Échos, il n’en sera rien. L’Union européenne avance désormais que “considérer l’imposition de redevances de réseau comme solution viable” n’est pas à l’ordre du jour. Il reste donc la seule solution de l’appel à la sobriété numérique pour tous, à l’optimisation des réseaux et des plateformes.

Quoi qu’il en soit, l’industrie des télécoms est à un tournant alors que la rumeur d’une vente de SFR enfle. La restructuration d’Altice France a été validée en août et, selon les syndicats, c’est l’indicateur d’une vente prochaine de l’opérateur.

À trois acteurs au lieu de quatre, les opérateurs français pourraient trouver un nouveau terrain d’entente financier et donc mettre fin à la guerre des prix qui fait rage depuis l’arrivée de Free sur le marché. Pour financer leurs investissements réseau, Free, Bouygues et Orange pourraient, selon les experts, revoir leurs prix à la hausse. L’abonné pourrait finalement être le seul à mettre la main à la poche. 

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