À l’origine, Ethylowheel se fait surtout connaître pour une idée dans l’automobile avec un volant (ou une surface de contact dans l’habitacle) capable d’estimer l’alcoolisation du conducteur par simple contact, et pas seulement au démarrage. L’intérêt est évident : si la mesure peut se faire pendant le trajet, on limite les contournements classiques des éthylotests antidémarrage (faire souffler quelqu’un d’autre, par exemple) et on bascule vers une logique d’alerte continue.
Mais en attendant une intégration constructeur (longue, réglementée, coûteuse), la start-up pousse une déclinaison plus immédiate avec EthyloKey, un porte-clés prévention destiné au grand public, présenté comme un compagnon de soirée aussi banal qu’un porte clés.
EthyloKey : comment ça marche ?
Le cœur du produit, c’est une idée assez contre-intuitive mais documentée : après consommation, une infime partie de l’éthanol se retrouve aussi dans la transpiration et les vapeurs au niveau de la peau. EthyloKey dit s’appuyer sur des capteurs capables de détecter ces vapeurs d’éthanol émises par la peau, pour donner une indication rapide, sans embout et sans souffler.
Ce principe s’inscrit dans la famille des mesures transdermiques (déjà explorées dans des dispositifs portés au poignet ou à même la peau), avec un point important, ce type de mesure peut être décalé dans le temps par rapport au souffle ou au sang, et reste sensible aux conditions (température, humidité, etc.). Autrement dit, c’est une piste sérieuse, mais pas une baguette magique.
Là où un éthylotest homologué donne une mesure (ou un seuil), EthyloKey assume une approche plus signal que diagnostic. Le produit affiche un anneau LED à code couleur (vert/orange/rouge) et revendique une indication en moins de 20 secondes.
Surtout, Ethylowheel insiste sur un point juridique, c’est un dispositif de prévention personnelle qui fournit un signal indicatif, pas un test légalement certifié. La responsabilité reste du côté de l’utilisateur, et la marque rappelle noir sur blanc de ne pas conduire après consommation d’alcool ou en cas de doute. En clair, EthyloKey vise moins à prouver qu’à déclencher un réflexe, se poser la question, et éviter le “ça va, je gère”.
Pensé pour être (vraiment) pratique au quotidien
EthyloKey met en avant une utilisation très objet du quotidien, on touche la zone sensible, on attend la couleur, et basta. Côté autonomie, la promesse est celle d’une recharge sans fil et de plus de 100 tests sur une charge, histoire de ne pas transformer la prévention en contrainte logistique. La marque insiste aussi sur l’absence de consommables (pas d’embouts, pas de bandelettes), et sur une philosophie always with you grâce à son format compact, accroché à votre trousseau de clés, disponible pour soi… ou pour les autres, quand une soirée s’éternise.
EthyloKey coche des cases séduisantes : discret, rapide, sans embout, réutilisable, donc potentiellement plus utilisé qu’un test qu’on repousse au fond d’une boîte à gants. Mais il respécifier que le produit parle d’indication, pas d’homologation. Et sur le plan scientifique, la mesure transdermique est un domaine sérieux, mais soumis à des effets de contexte (conditions ambiantes, sueur, délai physiologique), ce qui explique aussi le choix d’un code couleur plutôt qu’une valeur précise affichée comme vérité absolue
EthyloKey vient tout juste d’être lancé sur Kickstarter avec des offres de lancement à partir de 115 euros, alors que le prix définitif est de 179 euros.
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