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Nvidia préparerait une puce pour ordinateurs portables, Qualcomm en panique

Le géant des puces graphiques et de l’IA prépare son retour dans les ordinateurs portables avec de nouvelles puces conçues avec MediaTek. Une offensive qui pourrait bousculer Qualcomm, aujourd’hui seul fournisseur de puces pour les PC Windows pour Arm.

Nvidia veut revenir dans les PC, mais pas par la petite porte. Le groupe s’apprêterait à lancer des processeurs développés avec MediaTek, donc reposant sur l’architecture Arm. La cible est bien identifiée : les ordinateurs Windows sur Arm. Jusqu’ici, ce terrain était presque exclusivement occupé par Qualcomm. La donne pourrait changer.

Nvidia arrive sur Windows sur Arm

Selon le Wall Street Journal, des constructeurs comme Dell et Lenovo travaillent déjà sur des modèles intégrant cette nouvelle puce Nvidia-MediaTek. Les premiers PC pourraient arriver dès le premier semestre. Microsoft et Nvidia n’ont pas encore officialisé de calendrier précis, ni détaillé les marques concernées. L’enjeu dépasse le simple lancement d’un nouveau composant. Nvidia cherche à s’imposer dans un segment en pleine structuration : celui des PC portables Arm, qui combinent une excellente efficacité énergétique, de l’IA embarquée (on n’en sort pas) et des performances graphiques solides.

L’architecture Arm, largement utilisée dans les smartphones, permet d’intégrer dans une seule puce un processeur (CPU) et un circuit graphique (GPU), ainsi que des unités dédiées à l’IA. Ce modèle système-sur-puce (SoC), est courant dans les téléphones et les Mac, mais reste relativement nouveau dans les PC Windows.

En 2024, Microsoft a lancé de nouveaux PC IA équipés de puces Qualcomm. Qualcomm est pour l’instant le seul fournisseur de SoC pour Windows sur Arm, ce qui lui confère une position stratégique. Mais cette exclusivité pourrait être de courte durée si Nvidia et MediaTek parviennent à proposer une alternative crédible.

Il faut dire que la promesse est séduisante sur le papier : des ordinateurs plus fins, plus légers, avec une autonomie comparable à celle d’un smartphone, sans sacrifier la puissance. Jensen Huang, le CEO de Nvidia, décrivait la future puce comme « peu gourmande en énergie mais très puissante » lors d’un voyage à Taïwan en début d’année.

Reste un point sensible : la compatibilité logicielle, tout particulièrement avec les jeux. L’architecture Arm a déjà suscité des frustrations chez certains joueurs, dont les machines ne peuvent pas faire tourner correctement leurs titres conçus pour l’écosystème Intel traditionnel. Nvidia, fort de son image auprès des gamers, joue ici une partie délicate. Au-delà du jeu, l’objectif est aussi de renforcer la place de l’entreprise dans l’écosystème Windows, à l’heure où chaque PC est présenté comme « optimisé pour l’IA ». Il ne s’agit pas seulement de vendre des composants, mais de devenir un acteur central des PC de nouvelle génération.

Le marché est loin d’être marginal : environ 150 millions d’ordinateurs portables sont écoulés chaque année dans le monde. Pour Nvidia, qui a vu sa croissance exploser grâce aux GPU dédiés à l’IA, il est impossible d’ignorer un tel volume.

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Source : WSJ

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