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Après l’échec de MindsEye, son studio parle d’espionnage et licencie des employés

Le PDG de Build a Rocket Boy justifie le licenciement de ses employés par un vaste complot d’espionnage et de sabotage.

Le studio britannique Build a Rocket Boy traverse une nouvelle période de difficultés. Quelques mois seulement après la sortie mouvementée de son jeu MindsEye, l’entreprise a annoncé une nouvelle vague de licenciements. Une décision que la direction décrit comme “profondément douloureuse“, mais qu’elle relie également à des circonstances pour le moins inhabituelles. Selon le PDG Mark Gerhard, le lancement du jeu aurait été victime “d’espionnage organisé et de sabotage industriel.

Dans un message publié sur LinkedIn, Gerhard explique que plusieurs employés ont été congédiés après des mois difficiles pour le studio. Il salue le travail et l’engagement des équipes concernées, tout en reconnaissant l’impact humain de ces départs. Comme dans beaucoup d’entreprises du secteur, les licenciements sont justifiés par des résultats décevants et une situation financière fragile après un lancement compliqué.

Le complot entourant MindsEye

Mais la déclaration du dirigeant va plus loin que ça. Gerhard affirme que l’entreprise travaille depuis plusieurs mois avec des partenaires externes et des conseillers juridiques afin d’enquêter sur ce qu’il qualifie d’activité criminelle autour du lancement de MindsEye. Selon lui, ces investigations auraient mis en évidence des preuves d’espionnage organisé et de sabotage, sans toutefois que les détails puissent être rendus publics pour le moment. Le dirigeant évoque même une affaire susceptible de déboucher sur des poursuites judiciaires.

Ces accusations ne sortent pas de nulle part. En février, une réunion interne ayant fuité rapportait déjà que la direction du studio pensait avoir identifié les responsables d’une campagne de dénigrement orchestrée contre le jeu. Mark Gerhard aurait notamment évoqué une entreprise américaine ayant dépensé plus d’un million d’euros pour nuire à la réputation du titre.

Ritual Network, une société de relations publiques liée à des créateurs YouTube et TikTok, avait été cité. Cependant, contrairement aux propos évoquant une “très grande entreprise“, cette structure est en réalité une petite agence basée au Royaume-Uni. De quoi douter de ces accusations.

L’enquête est en cours, mais MindsEye n’est toujours plus là

Pour l’instant, il reste difficile de déterminer ce qui relève réellement d’une campagne organisée ou simplement d’une réception mitigée du public et de la presse. MindsEye avait suscité une certaine curiosité avant sa sortie, notamment parce qu’il est développé par l’ancien producteur de GTA 5, Leslie Benzies.

Cette nouvelle vague de licenciements s’inscrit également dans une tendance plus large. Depuis quatre ans, l’industrie du jeu vidéo connaît une série de restructurations et de fermetures de studios, conséquence d’un marché devenu plus incertain après l’euphorie de la période post-pandémie. À ce jour ce sont près de 45 000 postes qui ont été supprimés depuis 2022 dans le secteur.

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