Passer au contenu

Smartphones : faute de mémoire, certains fabricants bricoleraient avec du reconditionné

La pénurie de puces mémoire propulsée par l’appétit insatiable de l’IA, commence à faire des vagues du côté des smartphones. Certains constructeurs auraient recours à des composants reconditionnés pour boucler leurs stocks…

Impossible d’y échapper : l’IA engouffre des quantités toujours plus importantes de ressources matérielles. Les géants de la tech investissent massivement dans leurs infrastructures, et les centres de données engloutissent des volumes impressionnants de mémoire, qu’il s’agisse de DRAM ou de NAND.

Des compromis pas toujours visibles au départ

Dans ce contexte, les fabricants de smartphones doivent composer avec des stocks plus limités et des prix en hausse. Les puces mémoire deviennent plus chères, plus rares, et forcément plus difficiles à sécuriser. Résultat : les coûts de production grimpent, une pression qui se répercute progressivement sur les prix des appareils.

Mais ce n’est pas tout. D’après le fuiteur Yogesh Brar, certains constructeurs iraient plus loin pour maintenir la cadence. Faute de composants neufs en quantité suffisante, ils utiliseraient des puces issues de produits reconditionnés. « Certains fabricants n’ont pas réussi à sécuriser leurs stocks et se tournent vers des produits remis à neuf », explique-t-il, sans nommer d’entreprises. Une situation « peu souhaitable à long terme ». Et pour cause.

Ces composants proviennent généralement d’appareils retournés, réparés puis remis en circulation. Rien d’inhabituel dans l’absolu… sauf que la mémoire fait partie des éléments les plus sensibles d’un smartphone. Sur le papier, ces puces reconditionnées passent des contrôles avant d’être réutilisées. Mais elles ne sont pas tout à fait équivalentes à des composants neufs. Une mémoire déjà utilisée a forcément entamé une partie de sa durée de vie, même si elle reste fonctionnelle.

Dans un usage quotidien, la différence peut passer inaperçue au début. Mais sur la durée, les choses peuvent se compliquer. Une usure plus avancée peut se traduire par des pannes plus précoces ou des performances en baisse, notamment dans des situations exigeantes. La question de la stabilité se pose également. Une mémoire ayant déjà servi peut réagir de manière moins prévisible, avec des ralentissements ou des comportements un peu capricieux. Rien de systématique, mais c’est suffisamment plausible pour poser quelques questions.

Et puis il y a l’aspect de la perception. Si ces pratiques venaient à se confirmer, elles pourraient entamer la confiance des consommateurs. Même sans problème technique majeur, le simple doute sur la qualité des composants peut dégrader l’image d’un produit.

Aucune marque n’a été publiquement pointée du doigt, et ces informations sont à prendre avec des pincettes. Mais elles donnent un aperçu des ajustements en cours dans l’industrie. À mesure que l’IA capte une part croissante des ressources, les fabricants de smartphones doivent faire preuve d’inventivité, parfois au prix de concessions difficiles à faire passer auprès des consommateurs qui paient pour du neuf, pas du reconditionné.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Mode