Dans le cadre de son plan stratégique “FutuREady”, Renault vient de détailler sa prochaine génération de plateforme pour les successeurs de la Mégane et du Scénic. Elle s’appelle RGEV Medium 2.0. Malgré le “Medium” dans le nom, elle est modulaire et capable d’accueillir des modèles allant du segment B+ au D, soit du Captur jusqu’à l’Espace, en berline, monospace ou SUV. Tout ce que Renault vendra dans ce créneau à partir de 2028 en sera dérivé.
750 km en électrique pur, 1400 km avec le prolongateur
En configuration 100 % électrique, la plateforme vise jusqu’à 750 km d’autonomie WLTP. C’est la partie grand public de l’annonce, dans la moyenne haute du marché sans chercher à battre des records. Renault assume que l’objectif est d’optimiser le rapport autonomie/coût, pas d’empiler des kilowattheures pour le titre.
Le chiffre de 1400 km vient donc d’ailleurs. En effet, pour les conducteurs qui veulent dépasser la limite électrique, un prolongateur d’autonomie sera proposé en option, c’est un petit moteur thermique qui génère de l’électricité pour alimenter une batterie de capacité réduite. On n’est plus dans l’hybride classique, le moteur thermique ne touche jamais les roues, il produit uniquement du courant. Le résultat, c’est 1400 km d’autonomie cumulée, ce qui supprime l’anxiété de la panne sur les longs trajets.
Ce prolongateur n’est pas une nouveauté conceptuelle, BMW en fait depuis des années avec ses modèles Rex, et certains constructeurs chinois l’ont massivement adopté. Ce qui change ici, c’est qu’un constructeur européen généraliste l’intègre dans sa feuille de route principale pour ses véhicules de volume.
Architecture 800V et recharge en 10 minutes
Les modèles à forte puissance et grande autonomie passeront progressivement en architecture 800V dès 2028, avec un objectif de 10 minutes de charge rapide en 2030. C’est le chiffre qui change vraiment l’usage au quotidien car une pause pipi sur autoroute suffit à repartir pour 300 km. Les petits modèles des segments A-B conserveront le 400V, avec un temps de recharge visé de 20 minutes en 2030.
Du côté des batteries, Renault mise sur deux chimies : haute densité d’énergie pour les modèles premium et grande autonomie, chimie abordable pour les petits modèles. L’intégration type cell-to-body permet 20 % de pièces en moins et une compatibilité avec les cellules pouch, prismatiques et blades. En pratique, plus de flexibilité sur les fournisseurs, moins de dépendance à une technologie unique.
Moteur et coûts
Renault développe en interne une troisième génération de son moteur à rotor bobiné, sans terres rares. 275 ch, déclinable en traction et propulsion, rendement de 93 % sur autoroute, et un gain économique de 20 % par rapport à la génération précédente. L’objectif global est une baisse de 40 % des coûts de production par rapport aux électriques actuels. Si cette réduction se traduit en prix de vente plutôt qu’en marges, ça change la donne pour les acheteurs !
90 % des fonctionnalités pourront être mises à jour à distance via OTA, ce qui place la RGEV Medium 2.0 dans la catégorie des véhicules définis par logiciel. Les premiers modèles sur cette base sont attendus pour 2028, Scénic de nouvelle génération en tête, suivi du Rafale électrique.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.