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Payer en liquide au-delà de cette somme ne sera bientôt plus possible et ça ne va pas plaire à tout le monde !

L’Union européenne s’apprête à harmoniser une règle qui, jusqu’ici, variait fortement d’un État membre à l’autre.

Dès l’entrée en vigueur du nouveau règlement anti-blanchiment (AML package), tout paiement en espèces de plus de 10 000 euros sera interdit auprès d’une entreprise dans l’ensemble des 27 pays. Une mesure pensée pour réduire les flux d’argent non traçables, souvent associés aux circuits frauduleux.

L’UE met fin à des années de disparités nationales

Certains pays n’avaient aucun plafond, d’autres appliquaient déjà des limites strictes. Le nouveau texte impose désormais une base commune : au-delà de 10 000 €, les espèces ne seront plus admises pour régler un achat lorsqu’un professionnel est impliqué. L’objectif est d’uniformiser les pratiques et de limiter les zones grises dans lesquelles le cash pouvait encore circuler librement.

La règle ne concernera pas les transactions entre particuliers, un point confirmé par les premières communications autour du texte. Les États conservent par ailleurs la possibilité d’introduire un seuil inférieur, comme c’est déjà le cas en France. Dans l’Hexagone, les paiements en espèces chez un commerçant sont plafonnés à 1 000 € pour les résidents, ce qui rendra la réforme européenne quasiment invisible pour les consommateurs français.

Ce plafond de 10 000 € s’accompagnera aussi d’un renforcement de l’identification lors de paiements importants. Certains documents préparatoires du paquet AML évoquent une vérification systématique au-delà de 3 000 €, même si cette obligation dépendra des transpositions nationales et du champ précis des activités concernées.

Pour de nombreux États membres, l’impact sera réel car l’achat de voitures haut de gamme, de bijoux ou de produits de luxe en liquide ne sera plus possible au-delà du seuil. L’UE assume ainsi la volonté de réduire l’usage du cash sur les transactions à forte valeur, perçues comme des vecteurs privilégiés du blanchiment.

En France, où la réglementation nationale est déjà l’une des plus strictes d’Europe, cette réforme n’entraînera pas de changement majeur. Mais elle modifie le paysage européen dans son ensemble, avec un cadre unique qui devrait clarifier les règles pour les consommateurs comme pour les entreprises lors d’achats transfrontaliers.

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