Ce soir, M6 fera sans aucun doute un carton d’audience avec l’entrée en lice des Bleus dans la Coupe du monde 2026 pour France-Sénégal à 21h. Mais qu’en est-il des autres matchs de foot non diffusés par la chaîne ? On sait que 54 rencontres sont retransmises par M6, mais pour l’intégralité de la Coupe, c’est sur beIN Sports que ça se passe ! Toutefois, on comprend que l’abonnement à la chaîne peut représenter un coût et que vous êtes nombreux à vous tourner vers des solutions alternatives, comme l’IPTV illégale.
Malheureusement, l’IPTV illégale n’est plus une source fiable de ballon rond depuis le 11 juin dernier. Et pour cause, les autorités françaises ont déployé un système anti-piratage, dirigé par l’Arcom, qui a eu l’occasion de faire ses preuves lors du tournoi de Roland-Garros. L’idée est de bloquer le piratage à la source afin de rendre le streaming instable ou inutilisable en plein direct.

Une arme de destruction massive
Comment cela fonctionne-t-il ? Lorsqu’un flux pirate est détecté, son adresse IP est communiquée aux différents fournisseurs d’accès à internet que sont Free, SFR, Orange ou Bouygues Telecom, qui ont l’obligation de couper l’accès au serveur entier. On oublie la frappe chirurgicale qui consistait à bloquer un nom de domaine (DNS), fermant ainsi un site qui rouvrait quelques minutes plus tard avec une autre adresse. Un coup dur pour l’IPTV.
Ce nouveau système anti-piratage est donc largement plus contraignant et dissuasif pour les sites pirates comme pour ses consommateurs puisque non seulement le streaming illégal saute plus régulièrement, mais il peine à se remettre en marche. Néanmoins, cela crée un effet pervers : en bloquant un serveur, on prend le risque de bloquer d’autres sites hébergés par ce serveur, qui eux, sont parfaitement légaux.
Que risque l’utilisateur d’une IPTV pirate ?
On a eu un parfait exemple de cette dérive récemment en Espagne où la mise en place de ce même système a provoqué des coupures internet pour plusieurs sites d’entreprises. Pour ne pas reproduire cette erreur, l’Arcom a installé des protections avec, notamment, une liste blanche d’IP intouchables ou encore une exception pour les serveurs partagés. De plus, la coupure ne dure que pendant la durée du match.
Une véritable guerre est lancée contre les serveurs pirates alors qu’ils coûtent environ 300 millions d’euros en droits sportifs. Cela ne veut pas dire que l’utilisateur de l’IPTV illégale est à l’abri des répercussions puisque des sanctions peuvent être appliquées, notamment une amende de quelques centaines d’euros.
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