Les vacances d’été sont normalement synonymes de détente et de repos, mais à l’ère du numérique elles sont aussi synonymes d’une explosion des cyberarnaques. Réserver un billet d’avion, un hôtel ou un VTC est devenu un réflexe pour des millions de voyageurs, surtout pour profiter de prix plus avantageux. Et ça, les hackers et arnaqueurs en tout genre l’ont bien compris. Ils profitent généralement de cette période où tout le monde réserve dans l’urgence pour déposer leurs pièges. Selon les derniers chiffres publiés par Kaspersky, près de 270 000 tentatives d’attaques usurpant l’identité de grandes marques du tourisme ont été détectées au cours des douze derniers mois.
Le plus inquiétant, c’est que ces escroqueries sont de plus en plus difficiles à repérer. Elles utilisent de plus en plus de faux sites, d’applications copiées, de SMS frauduleux ou encore de faux remboursements. Les méthodes utilisées deviennent si vicieuses qu’il est difficile de savoir où regarder.
Les compagnies aériennes et les VTC en première ligne
Pour préparer un voyage, on passe bien souvent d’une application à l’autre. Si certains utilisent des comparateurs de vols, d’autres se rendent directement sur les sites des compagnies aériennes, sur Booking.com, Airbnb ou même Uber. Cette multiplication des services crée un terrain de jeu idéal pour les escrocs.
D’après l’étude de Kapersky, 262 663 attaques ont été enregistrées entre le deuxième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026 en utilisant l’identité de grandes entreprises du transport. Deux marques concentrent à elles seules presque toutes les tentatives. D’un côté Emirates, qui représente 61 % des attaques, et de l’autre côté Uber, avec 37 %.
Ne vous méprenez pas, le but est rarement de vous faire perdre votre réservation. Dans plus de la moitié des cas, les pirates utilisent des chevaux de Troie bancaires capables de récupérer vos identifiants, vos informations de paiement ou même d’accéder directement à vos comptes.
L’une des arnaques les plus répandues consiste à envoyer un faux message de Ryanair annonçant une indemnisation ou un remboursement. La victime est invitée à cliquer rapidement sur un lien, à saisir ses informations personnelles ou à régler de prétendus “frais de dossier”. Évidemment, le remboursement est bien plus élevé que les frais de dossier. Le piège est renforcé par un compte à rebours qui pousse à agir dans la précipitation et à ne pas trop réfléchir.
Même Booking.com peut être imité
Les plateformes d’hébergement ne sont pas épargnées. L’étude a recensé 5 414 attaques visant notamment Booking.com, Airbnb, Agoda ou TripAdvisor. L’une des techniques les plus efficaces est celle de la confirmation fantôme. La victime réserve une chambre sur une copie presque parfaite du site officiel, renseigne sa carte bancaire et pense que tout est en ordre. Sauf qu’aucune réservation n’a été enregistrée, les fonds sont directement envoyés aux escrocs, et le voyageur ne découvre souvent la supercherie qu’en arrivant devant l’hôtel.
Pour éviter ce type de mésaventure, quelques réflexes permettent de réduire considérablement les risques. Il est préférable de toujours passer par le site officiel ou l’application officielle plutôt que par un lien reçu par mail ou SMS. Vérifiez également l’adresse du site avant de saisir vos informations bancaires parce qu’un simple caractère peut faire toute la différence. Enfin, méfiez-vous des offres trop belles pour être vraies ou des messages vous demandant d’agir dans l’urgence. C’est précisément sur ce sentiment de panique que reposent la plupart de ces escroqueries.
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