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80 % des 18-24 ans reconnaissent laisser une corvée traîner en espérant que quelqu’un d’autre s’en charge, et vous ?

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La vaisselle peut attendre, le linge aussi, et parfois, il suffit de patienter assez longtemps pour qu’un autre membre du foyer finisse par s’en occuper. Un sondage OpinionWay pour LG chiffre ce petit jeu de patience : 49 % des Français reconnaissent avoir déjà laissé volontairement une tâche ménagère en espérant que quelqu’un d’autre la fasse, chez les 18-24 ans, la proportion monte à 80 % !

Il y a ceux qui font la vaisselle immédiatement et ceux qui savent qu’elle finira bien par disparaître. Entre les deux, il y a surtout une personne qui attend.

Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour LG auprès de 1 050 Français du 19 au 21 août 2026, près d’une personne sur deux reconnaît avoir déjà laissé volontairement une tâche ménagère en espérant qu’un autre membre du foyer s’en charge. Et le chiffre grimpe fortement chez les plus jeunes puisque 80 % des 18-24 ans déclarent l’avoir déjà fait. Le phénomène ne concerne d’ailleurs pas uniquement cette génération car il touche 67 % des 25-34 ans, contre 32 % des 65 ans et plus. Les foyers avec enfant mineur sont également davantage concernés, avec 65 % de réponses positives contre 42 % dans les foyers sans enfant.

Les corvées sont surtout repoussées

Le réflexe n’est pas forcément de ne jamais faire les tâches ménagères, c’est parfois plus simplement de les remettre à plus tard. 68 % des Français interrogés reconnaissent ainsi repousser certaines corvées alors même qu’ils savent qu’elles devront être réalisées rapidement.

Là encore, les écarts selon l’âge sont assez marqués. Les générations les plus jeunes sont davantage susceptibles de déclarer pratiquer cette forme de procrastination domestique, ce qui donne une situation assez amusante : les jeunes adultes sont à la fois ceux qui reconnaissent le plus volontiers laisser une corvée traîner et ceux qui considèrent largement que leurs parents accordent davantage d’importance au partage des tâches.

Dans le sondage, 74 % des 18-24 ans estiment justement que les parents d’aujourd’hui sensibilisent davantage leurs enfants à cette répartition. La bonne intention n’empêche donc visiblement pas la corbeille de linge de rester pleine.

Une majorité pense aussi être celle qui pense à tout

Le sondage s’intéresse aussi à cette fameuse charge mentale domestique, qui ne consiste pas seulement à faire les tâches mais à penser à ce qu’il faut faire.

64 % des Français estiment que, s’ils ne pensaient pas à tout, certaines tâches ménagères ne seraient tout simplement jamais réalisées chez eux. Le sentiment est plus fort chez les femmes, à 72 %, que chez les hommes, à 55 %. Il grimpe également à 74 % chez les personnes vivant avec un enfant mineur.

C’est probablement le résultat le plus intéressant de l’étude, parce qu’il montre surtout une perception de la répartition des responsabilités. Dans un couple, deux personnes peuvent évidemment avoir le sentiment d’être celle qui “pense à tout”. Les chiffres ne permettent pas de déterminer objectivement qui effectue réellement le plus de tâches. Ils montrent en revanche que la charge d’organisation est loin d’être ressentie de la même manière par tout le monde.

La charge mentale reste importante

Au total, 51 % des Français interrogés déclarent que l’organisation des tâches ménagères représente une charge mentale importante. Le ressenti est là encore plus élevé chez les femmes, avec 57 %, contre 43 % chez les hommes. Les 25-49 ans sont les plus concernés, avec des taux qui atteignent 64 à 65 % selon la tranche d’âge. Ce résultat n’est pas vraiment surprenant car c’est précisément dans cette période de la vie que s’accumulent généralement travail, vie de couple, enfants et organisation du quotidien.

Les Français estiment pourtant que les choses s’améliorent car 80 % des personnes interrogées considèrent que la répartition des tâches ménagères a progressé par rapport aux générations précédentes. Les hommes sont un peu plus nombreux à le penser, avec 84 %, contre 76 % des femmes.

Ce résultat doit toutefois être mis en regard des données disponibles sur le temps réellement consacré aux tâches domestiques.

La dernière grande enquête Emploi du temps de l’Insee, réalisée en 2009-2010, montrait déjà une réduction de l’écart entre les femmes et les hommes, mais les femmes consacraient encore environ une heure et demie de plus par jour aux tâches domestiques. Une nouvelle édition de l’enquête est actuellement menée par l’Insee sur la période 2025-2026. Elle permettra de voir comment cette situation a évolué depuis.

Les jeunes feraient davantage confiance aux machines

Autre résultat qui ne manquera pas de faire réagir : 34 % des Français déclarent faire davantage confiance à un appareil intelligent qu’à une autre personne de leur foyer pour obtenir un résultat satisfaisant sur certaines tâches ménagères.

Chez les 18-24 ans, le chiffre atteint 56 %, et 61 % chez les 25-34 ans. Il tombe à 19 % chez les 65 ans et plus. Dans les foyers avec enfant mineur, 45 % partagent également cette préférence.

Ces chiffres sont donc intéressants pour mesurer la perception des consommateurs, mais il ne constitue évidemment pas une preuve que les machines seraient effectivement plus efficaces que les autres membres du foyer.

Les fêtes de fin d’année font déjà transpirer

L’étude s’intéresse enfin à un autre grand classique de la charge domestique : recevoir du monde chez soi.

60 % des Français estiment que recevoir des proches pendant les fêtes de fin d’année représente une source de stress, notamment en raison de l’entretien du logement et de la préparation des repas. Le chiffre monte à 64 % chez les femmes et à 68 % chez les 25-34 ans.

Là encore, il s’agit d’un ressenti, mais entre le ménage, les courses, la cuisine et les invités qui arrivent dans trois heures, on comprend assez facilement pourquoi le mois de décembre conserve une réputation particulière auprès de ceux qui tiennent la maison.

Finalement, beaucoup considèrent que les tâches sont mieux réparties qu’avant, mais plus de la moitié estiment encore que l’organisation représente une charge mentale importante. Quant aux 18-24 ans qui laissent volontairement une corvée traîner en espérant qu’un autre s’en charge, il reste une solution radicale : attendre encore un peu. Statistiquement, il y a peut-être 80 % de chances que quelqu’un finisse par craquer !

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