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Écouter de la musique sans écouteurs dans les transports peut vous coûter très cher

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Londres veut faire taire les haut-parleurs de smartphones dans le métro et le train. De notre côté de la Manche, la SNCF verbalise déjà.

La situation a de quoi donner des envies de meurtre. Dans les transports en commun, et plus généralement dans les lieux publics, certains ne s’encombrent pas d’écouteurs ou de casques audio. Ils se contentent de mettre le son de leur téléphone à plein volume, faisant profiter le reste de la rame de leur goûts musicaux douteux. Les Britanniques ont même trouvé un nom au phénomène : « sodcaster », « loudcaster » , et visiblement ils ont décidé de sévir.

Le 19 octobre, le Premier ministre Andy Burnham a lancé une offensive nationale. Au programme : une campagne d’affiches et d’annonces sonores sur tout le réseau ferré, avec un slogan qui ne laisse pas de place au doute, « share the carriage, not the noise ». Derrière la pédagogie, le gouvernement brandit aussi le portefeuille.

100 £ dans le bus, 1 000 £ dans le train

Dans le détail, deux dispositifs coexistent. Pour les bus, le volet consacré aux incivilités est entré en vigueur le 5 août 2026, et permet à toutes les autorités locales de transport d’Angleterre d’adopter leurs propres règlements, et de les faire respecter par des amendes forfaitaires pouvant atteindre 100 £. La musique sans écouteurs y figure en bonne place, aux côtés de la cigarette électronique, des déchets abandonnés et des comportements déplacés.

Côté trains, la règle n’a rien de neuf : la musique est interdite depuis 2005. Un passager qui refuse d’obtempérer à la demande d’un agent peut être débarqué à la gare suivante, voire poursuivi, avec une amende pouvant grimper jusqu’à 1 000 £.

Et en France ?

On l’oublie souvent, mais la France a de l’avance sur le terrain des incivilités. Un décret de 1942 interdit déjà l’usage d’appareils ou d’instruments sonores dans les trains, les salles d’attente, sur les quais et dans les gares. SNCF Voyageurs ne se prive pas de l’appliquer : 150 € réglés sur place, 200 € après procès-verbal.  Pour éviter de payer plein pot, et de vous faire détester par toute la rame de métro, pensez à prendre votre paire d’écouteurs, ou résister à l’envie de mettre le volume à fond le temps de votre trajet. La plupart des vidéos proposent désormais le sous-titrage automatique, vous ne louperez pas grand-chose.

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