Ne nous voilons pas la face, on sait très bien que, sauf immense surprise que personne n’avait vue venir, le box-office devrait être plus favorable à Avengers Doomsday lors de la fameuse guerre Dunesday qui débutera le 16 décembre prochain dans les cinémas français (et le 18 aux États-Unis). Plus grand public, un MCU qui travaille au corps depuis des années et autant de films/séries et une réunion que les fans attendent depuis Endgame en 2019. En face, Dune 3, ou Dune partie 3 pour les puristes, doit composer “seulement” avec Denis Villeneuve à la caméra, Hans Zimmer à la musique et l’idée que ce troisième volet sera la der des ders pour Paul Atréides (Timothée Chalamet). Bref, si on devait résumer, on pourrait dire que le prochain Marvel va récolter le pognon et Dune 3 les louanges.
Sauf qu’il se pourrait que la différence de box-office ne puisse plus être aussi claire. En cause : quinze minutes. En effet, il a été annoncé que Dune 3 durerait à l’écran 150 minutes, soit 2 heures 30. Ce qui en ferait le film le plus court de la trilogie. En comparaison, Avengers Doomsday affiche 2 heures 45 au compteur. Vous nous direz, qu’est-ce que cela change ? Plus c’est long, plus c’est bon, non ? On sait que les deux films vont se battre pour les séances en salles, Dune ayant l’IMAX et Doomsday l’Infinity Vision (qui est davantage un label qu’une technologie). Mais quinze minutes en moins, sur le nombre de séances, cela permet de gagner potentiellement une projection supplémentaire par rapport au concurrent. À grande échelle, ce n’est pas anodin. Bon, après, le problème reste le même : faut-il encore que les deux films soient bons pour attirer le public au-delà des fans des premiers jours. Et à la fin, c’est Florence Pugh, présente au casting des deux, qui gagne.
Hans Zimmer nous promet de l’inédit
Ne nous mentons pas, si on devait parier sur le contenu même de la production, on mise davantage sur la réussite de Dune 3 tant les deux premiers opus nous en avaient mis plein les yeux. Pour ce troisième volet, on va avoir droit à de nouveaux personnages, à l’instar de celui campé par Robert Pattinson, à une plus grande présence d’Anya Taylor-Joy (aperçue rapidement dans le précédent) et surtout, à un compositeur qui entend nous jouer de l’inédit.
Plus besoin de présenter Hans Zimmer, homme capable de signer parmi les plus grandes BO du cinéma comme de se recycler. Pour Dune 3, le compositeur semble parti sur la première option puisqu’il a déclaré qu’une majeure partie de la musique serait entièrement nouvelle. Selon lui, seules quelques parties des thèmes utilisés dans les deux précédents seront utilisées, par nécessité narrative. Il faut dire que les bandes-annonces nous ont déjà donné un aperçu auditif de ce qui nous attend et c’est fort charmant. Après… Dune 3 n’a pas de Doom.