Dossier

#PGW2017 : Les 12 indés qui nous ont permis de souffler dans le brouhaha du salon

Jeux-Video

Par Jules le

Pour la septième année consécutive, la capitale a mis le jeu vidéo à l’honneur avec l’édition 2017 de la Paris Games Week. Cinq jours durant lesquels les gros et moyens éditeurs ont rivalisé à qui mieux mieux pour tenter de séduire les visiteurs avec leurs dernières nouveautés. Que ce soit Microsoft et son arène pour PlayerUnknown’s Battlegrounds, Nintendo et ses rangées de Switch ou encore Sony et ses mannequins déguisés en androïdes, coincés dans une vitrine devant le stand Detroit (sûrement la chose la plus gênante du salon).

Loin d’être impressionné par ces géants de l’industrie, le jeu vidéo indé a su une nouvelle fois se faire une place au sein du salon, notamment avec le stand Made in France. Inutile de préciser que la section dédiée aux indépendants nous est apparue comme un îlot de tranquillité au milieu du capharnaüm ambiant. Mieux, il regorgeait de titres aussi prometteurs qu’intrigants. Nous avons donc sélectionné 12 jeux qui, à notre sens, ont su briller au cœur de la Ville lumière.

Swim Out

Pour les Messins de Lozange Lab, barboter dans l’eau chlorée d’une piscine ou au milieu des vagues d’une mer azurée, c’est bien, mais à un moment donné, il faut sortir. Le problème est qu’il n’y a qu’une seule échelle, et que vous n’êtes pas le seul à profiter de ce plaisir aquatique simple qu’est la natation. D’autant que dans un élan d’asociabilité aiguë, il est hors de question de croiser le chemin d’un autre nageur. À l’instar d’un Hitman Go, Swim Out se présente comme un puzzle-game au tour par tour.

Chaque action ou déplacement de votre part fait bouger le plateau de jeu. Vous allez donc devoir user de vos neurones et prévoir à l’avance votre itinéraire jusqu’à la sortie. Sorti cet été sur smartphones iOS et Android (3,49 euros) et en septembre dernier sur Steam (5,99 euros), Swim Out débarquera l’année prochaine sur Switch. Fort d’une esthétique qui fleure bon les affiches publicitaires des années 20, le titre de Lozange Lab est parfait pour vous occuper les méninges et faire remonter les souvenirs de la douce chaleur d’été lors de vos froids trajets cet hiver.

Bury me, My love

Émouvante odyssée dans laquelle nous emporte pas à pas, message après message, Bury me, my love. Développée par les Français de Pixel Hunt, en coproduction avec le studio Figs et Arte, cette expérience singulière s’apparente à une discussion au long cours sur une messagerie instantanée comme on peut en avoir au quotidien avec ses amis. Sauf qu’ici, on incarne Madj, et on correspond avec Nour, notre petite amie, qui quitte la Syrie pour tenter de rejoindre l’Europe. Une correspondance tendre, sensible et souvent déchirante qui jalonne les diverses étapes de la jeune fille dans son parcours.

Si le dispositif ludique est limité (au cours des discussions, on se contente de choisir entre plusieurs propositions de réponse, qui auront néanmoins des conséquences sur le destin de Nour), l’expérience ne pourrait être plus naturellement mise en scène que sur mobile. L’attente entre chaque message de Nour et les notifications (si le mode temps réel a été choisi) participe grandement à l’immersion et à l’empathie. Un voyage plus qu’un jeu, mais quel voyage. Bury me, my love, disponible sur sur iPhone et Android (3,49 €). Le prologue est, lui, jouable gratuitement en ligne.

Figment

L’onirisme a la côte cette année dans le petit monde des indés, et ce n’est pas Bedtime Digital Games qui dira le contraire. Les mondes prenant forme dans les rêves et l’inconscient humain font même partie de leurs terrains de jeux favoris. Le dernier né du studio, Figment, met en scène les aventures de Dusty, héros aux allures de félin, et de son ami Piper dans un univers fantasmagorique. Les deux compères doivent y combattre des “cauchemars” basés sur les peurs humaines et restaurer la bonne intégrité du monde (et par conséquent celle de l’esprit humain).

Entremêlant aventure, puzzle, action et combat de boss sous forme de comédie musicale, cette suite spirituelle de Back to Bed se veut comme accessible à tous. Sous une esthétique de livre pour enfant, entièrement dessinée à la main, Bedtime Digital cache cependant une véritable méditation sur nos angoisses et notre rapport avec elles. Sorti en septembre dernier sur PC, Mac et Linux (19,99 euros), Figment devrait avoir le droit à une adaptation sur Switch d’ici la fin de l’hiver et sur Xbox One et PS4 l’année prochaine.

Think of the Children

Tout se passait pourtant bien. Le soleil brillait sur cette superbe plage australienne, les enfants pataugeaient gaiement dans l’eau turquoise et la construction du château de sable avançait à grands pas. Et d’un coup tout est parti de travers. La petite Anna s’est fait dévorer par des mouettes, Tammi s’est empoisonné à cause d’une méduse , le barbecue a pris feu, tout comme l’homme qui bronzait tranquillement, et le jeune Bartholomäus est en train nager avec un requin. Tous ces drames survenus, car l’adulte en charge de la surveillance a eu le malheur de détourner le regard une seconde.

Vous l’aurez compris, Think of the children prend la folie et le chaos d’un Overcooked, y ajoute l’activité reposante et calme qu’est la garde d’enfant, et mixe le tout dans un décor où tout peut vous tuer, à savoir l’Australie. Dur en solo, hyper fun en coopération (jusqu’à 4 en local), le jeu du studio australien Surprise Attack Games, disponible sur PC depuis le mois d’octobre, est parfait pour animer vos soirées raclettes cet hiver.