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The Ghost in the Shell : nos tops et flops du remake signé Science SARU et Prime Video

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Le remake de l’anime The Ghost in the Shell a livré son 10ème et dernier épisode sur Prime Video. Dix épisodes, qui ont revisité le manga éponyme de Masamune Shirow, et offert une autre lecture de l’œuvre, aussi bien par son format, celui d’une série et non d’un film, que par sa nature, plus proche de la création du mangaka. On vous dit ce qu’on a aimé et pas aimé de la dernière production du studio Science SARU.

TOP : Science SARU toujours… au top

On les connait pour leur travail titanesque pour Dan Da Dan. On se souviendra d’eux désormais pour les travaux tout aussi gigantesques réalisés sur The Ghost in the Shell. Science SARU est un studio d’animation japonais qui n’a plus rien à prouver en termes de réalisation et pourtant, force est de constater qu’il continue à nous surprendre. Si Production IG a donné le “la” en 1995, au point d’être associé à tous les autres projets derrière, comme Innocence, Stand Alone Complex, Arise ou SAC_2045, Science SARU propose quelque chose de plus proche dans son aspect du manga de Masamune Shirow.

L’anime qui nous est proposé de manière intégrale désormais sur Prime Video est très, très beau, avec des couleurs chatoyantes qui cassent la froideur des anciennes productions. Chaque plan est fourni sur le plan du détail et la réalisation s’attarde beaucoup sur les gros plans et les expressions des personnages. La musique contribue énormément à l’efficacité de l’ensemble, sans compter le découpage bien effectué des scènes d’action, lisibles et engagées. L’effet case de BD se ressent beaucoup dans certains plans et certains choix de séquences. Le résultat : un anime coloré, immersif et rythmé, au service d’une histoire qui bouge énormément, en termes d’enjeux et de personnages.

TOP : une Kusanagi plus vivante, pour une adaptation plus solaire et rythmée

Le film Ghost in the Shell de 1995, qui reste toujours une référence du genre, est réputé pour son ambiance froide, son aspect contemplatif et sa réflexion profonde sur le transhumanisme. Au point d’ailleurs de l’avoir propulsé au rang de produit culte, aussi bien de l’animation que de la science-fiction, tout court.

Batou Et Kusanagi
© Prime Video

La version sérielle de 2026 a choisi de se rapprocher du manga, en adoptant, épisode par épisode, un rythme plus proche de celui d’une enquête au long cours. La froideur de 1995 est rangée au placard pour une série qui n’hésite pas à distiller un peu d’humour, des répliques bien senties entre les personnages mais et c’est le plus important, un personnage principal beaucoup moins effacé et encore plus charismatique.

Major Kusanagi
© Prime Video

Puisqu’il s’agit d’elle, le Major Motoko Kusanagi est moins soumise en doute dans la série, du moins, avant la fin de cette première saison. Elle fait étalage d’une présence certaine, d’un génie militaire et tactique impressionnant et se comporte comme la cheffe d’équipe qu’elle est censée être pour la Section 9. En clair, elle est badass et donne au spectateur de s’attacher à elle. Les autres personnages ne sont pas en reste. Batou est juste incroyable et sa relation avec Kusanagi est vraiment intéressante. Il en est de même pour le fondateur de la Section 9, Aramaki et les robots de combat qui accompagnent l’équipe, les Tachikomas. Ces derniers sont dotés d’intelligence et d’une conscience propre, ce qui donne des dialogues et des situations savoureuses.

FLOP : une lecture toujours aussi complexe de l’histoire

Si vous n’avez jamais lu le manga de Masamune Shirow, vu le film d’animation de 1995 et encore moins visionné le film live action, porté par Scarlett Johansson daté de 2017, il y a de fortes chances que vous pataugiez sévèrement dans la semoule en regardant The Ghost in The Shell. Pas de panique, c’est tout à fait normal : l’oeuvre de base est digeste et aucune des adaptations citées plus haut n’a jamais pris le temps de bien accompagner le spectateur dans son univers cyberpunk. N’empêche, ce n’est pas une raison pour ne pas faire mieux dans le domaine.

On ne va pas non plus noircir le tableau, en allant jusqu’à affirmer qu’on ne comprend pas grand-chose. La portée de la réflexion philosophique sur l’humanité, le transhumanisme et les dérives possibles de l’intelligence artificielle sont des thèmes suffisamment actuels et méta aujourd’hui pour être perçus et compris de tous. Non, ce n’est pas sur cet aspect-là, qui est prépondérant dans l’histoire de The Ghost in the Shell, que l’anime nous perd.

Aramaki
© Prime Video

Outre les sauts dans le temps, ce sont certains dialogues qui sont propices à nous faire sortir du propos et de l’ambiance, à l’image du tête-à-tête attendu entre le Marionnettiste et le Major ou à la demande, dans l’épisode final, du premier au second. L’histoire ne nous épargne pas une flopée de termes techniques, de noms d’États et d’institutions, de sous-intrigues politiques qui nourrissent les enjeux que l’on suit… mais qu’on ne prend jamais le temps, sauf en de rares occasions, d’expliquer. Dommage, car malgré un habillage plus sexy et de l’action rondement animée, cette version 2026 de The Ghost in the Shell perpétue la tradition : à savoir ne pas être forcément accessible à tous. Ce qui n’est pas, non plus, une raison pour passer à côté.

Et maintenant ?

Et maintenant, on est en attente d’une annonce d’une saison 2. La fin de la première saison est encore porteuse d’interrogations et elle n’adapte pas entièrement tout le propos du manga. Et puis, on en redemande… surtout si c’est Science SARU qui régale. Nul doute que Prime Video devrait communiquer dans les prochains jours/semaines à ce sujet. Du moins, on l’espère.

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