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True Detective : l’acteur Stephen Dorff nous parle du tournage de la série

Série

Par Allan Blanvillain le

L’excellente saison 3 de True Detective vient d’arriver (notre critique ici). Pour l’occasion, Stephen Dorff qui interprète Roland West s’est confié lors d’une table ronde à laquelle le Journal du Geek a pu assister.

Si Mahershala Ali crève l’écran dans cette troisième saison de True Detective, il ne faudrait pas en oublier son non moins talentueux partenaire Stephen Dorff, alias Roland West, un « cow-boy plein de nuances » selon les propres mots de son interprète.

Et pour celui qui a l’habitude du grand écran (Blade, Somewhere, etc.), l’expérience True Detective fût un saut dans le vide. « Quand j’ai vu le script, il était aussi épais que celui de quatre gros films réunis » plaisante -t-il. Pourtant, lorsqu’on lui a proposé la série, pas de scripts à lire, mais seulement deux scènes. Il faut dire que Nic Pizzolatto a cadenassé son récit et n’a transmis le reste qu’au compte-goutte aux acteurs qui n’ont découvert l’épisode final qu’au moment de le tourner.

Un tournage très strict

Mais le bonhomme est connu pour son talent d’écriture et c’est ce qui a convaincu Stephen Dorff d’accepter, même si c’était au prix d’une certaine liberté d’improvisation. « C’était sans doute l’un des tournages les plus stricts au niveau du texte que j’ai jamais fait. Mais c’est important car il y a un certain rythme et si je sors de ce rythme, l’énergie ne sera plus la même » précise-t-il. Malgré les sept mois de tournage, il est ravi d’avoir pu passer du temps avec son personnage – là où un film se veut plus rapide et concis.

Autre différence avec le cinéma : devoir travailler avec trois réalisateurs successifs (Jeremy Saulnier, Daniel Sackheim et Nic Pizzolatto lui-même). « À la télévision, ton vrai capitaine est le créateur, donc Nic. Sauf que tu dois aussi suivre les ordres du réalisateur. Donc parfois, on écoutait Jeremy, et on se tournait ensuite vers Nic pour savoir s’il était d’accord » (rires). Chacun avait sa méthode, sa vision et sa direction d’acteurs. Autant dire que pour quelqu’un habitué au grand écran, c’était un sacré défi. Mais collaborer avec le créateur du show fut un immense honneur et une expérience qu’il espère renouveler.

Quid de la pression de renouer avec le succès de la première saison ? Dorff explique ne pas s’en inquiéter. Le showrunner ayant vraiment pris le temps de soigner son bébé, le seul souci du comédien était de faire de son mieux : « Le script est vraiment extraordinaire et si on peut lui donner vie, faire ressentir des choses aux gens, alors c’est déjà un succès ». On ne saurait se porter garants pour toute la saison, mais ce qu’on en a vu semble lui donner raison.

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