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[Test] Cinq bonnes raisons de craquer pour Cities : Skylines [PC]

Par Pierre le

Avant sa sortie, Cities : Skylines était une promesse, celle d’un city builder ambitieux, imposant, intelligent et beau. Le voilà aujourd’hui dans les bacs, et si vous hésitez encore ou que vous avez suivi l’affaire de très loin, nous vous donnons cinq bonnes raisons de craquer. Ne nous remerciez pas, c’est bien normal.

Votre ville sera-t-il un enfer ou un paradis ?
Votre ville sera-t-il un enfer ou un paradis ?

 

1) Cities : Skylines vous permet de construire la ville que vous voulez

Sur un city builder, les règles sont simples : vous construisez une ville, l’agrandissez et gérez les infrastructures tout en jonglant avec les cordons de la bourse. Cities Skylines ne déroge pas à la règle. Il suit les codes et les standards de ses augustes prédécesseurs et adopte une manière claire de jouer (lieux résidentiels, commerciaux, industriels, bâtiments municipaux, etc). Mais au lieu de vous punir pour telle ou telle décision en mettant les citoyens dans la rue ou en vous imposant des sanctions financières, Cities Skylines prend un pari plus subtil : il fait avec. Libre à vous de faire de votre cité un enfer sur terre, avec des ghettos plus mal famés les uns que les autres. Libre à vous d’en faire une ville d’abrutis, sans aucune école ni université. Libre à vous de laisser les rues sans surveillance policière… Le jeu ne vous sanctionnera pas sur ce point.

Toute partie commence par l'établissement d'une petite bourgade
Toute partie commence par l’établissement d’une petite bourgade

Prenons l’exemple des écoles. Si vos habitants se montrent peu instruits, rien ne les empêchera de travailler dans l’usine du coin. Le revers, c’est que votre ville ne disposera que de peu d’infrastructures de pointe, mais c’est un choix. De même, vous pouvez éduquer vos citoyens afin de faire de votre ville l’épicentre de l’intelligence mondiale. Une manière d’aborder le gameplay légèrement différente de Sim City, qui sanctionnait ce type « d’oubli ». Bien entendu, il y existe des contraintes, vos citoyens ne vont pas habiter une ville sans électricité ni eau, mais passé ces besoins primaires, c’est à vous de jouer.

2) Cities : Skylines adopte des idées de gameplay brillantes

Si Cities Skylines se montre classique dans sa façon d’aborder le city builder, les développeurs ont fait quelques petits choix de gameplay qui changent beaucoup la donne.

Créez vos quartiers pour plus d’efficacité
Créez vos quartiers pour plus d’efficacité

Choix le plus visible au lancement : le fil Twitter. Chaque citoyen donnera son humeur du jour sur le fil qui s’affiche en haut de l’écran, évoquant des banalités ou mettant le doigt sur des problèmes sérieux de sa municipalité. Autre idée brillante de gameplay : les quartiers. Cela n’a l’air de rien comme ça, mais établir des quartiers vous permettra de gérer votre ville à la perfection en dictant des arrêtés ou en gérant la valeur foncière. Voici un cas concret : votre ville est divisée en deux, un quartier pauvre et un quartier riche. Avec ce système, il est possible de faire raquer les riches tout en promettant aux pauvres des impôts plus modérés… ou l’inverse.

3) Cities : Skylines est moddable à volonté

Tous les délires sont permis
Tous les délires sont permis

Autre atout de Skylines, les mods. Les développeurs ont laissé les joueurs imaginer leurs rêves les plus fous pour leur jeu. Ainsi, d’un simple clic, vous accédez directement au Steam Workshop, déjà extrêmement bien fourni. Bâtiments, mods pour se faciliter la vie ou donner plus d’infos sur l’interface, tout s’installe de manière très simple. Le tout n’alourdit pas le jeu, déjà pensé pour ces ajouts. Par exemple, dans ma partie, j’ai installé la tour Wayne, car chaque ville a besoin d’un Batman. Vous pouvez également remplacer les lignes de bus ou de métro par des portes des étoiles. Tous les délires sont permis (voir le mod Flight Simulator).

4) Les transports sont au cœur du bon fonctionnement de votre mégalopole

Les développeurs de Cities Skylines ont auparavant travaillé sur les Cities in Motion. Et nous sentons clairement l’influence de cette licence sur Skylines. A l’instar de SimCity (2013), les citadins sont modélisés et prennent leur voiture. Et comme dans SimCity (2013), des bouchons monstres finissent par se former sur les grands axes. Ces embouteillages vont nuire au bon fonctionnement de votre cité : les pompiers n’arriveront pas à temps sur un incendie, les services funéraires prendront du retard et les cadavres vont s’accumuler dans les habitations, etc.

La construction d'un métro est un jeu d'enfant
La construction d’un métro est un jeu d’enfant

Cities Skylines propose aux joueurs différentes solutions. Métro, bus, train, avion, bateau, les moyens sont multiples pour gérer le flux routier. Ce système vous permet de créer des lignes de bus sur les grands axes, de gérer la répartition des métros et de créer différents axes annexes. Une fonctionnalité qui pourrait faire peur aux novices. Mais là encore, Colossal Order montre son savoir-faire en nous proposant une interface claire et pas compliquée pour un sou. De plus, vous constaterez très rapidement cet allégement des routes d’un simple coup d’œil. Un modèle du genre.

5) Cities : Skylines est tout ce que SimCity (2013) aurait dû être

SimCity (2013) fût une honte pour la licence et je pèse mes mots. Les promesses de Maxis se sont envolées dès la sortie du jeu. Mais finalement, c’est bien Cities Skylines qui tient ses promesses. Ville fourmillante d’activité, citadins modélisés un à un, terrains vastes, liberté totale dans la création de votre ville… Cities Skylines est bien le digne héritier de l’auguste saga de Will Wright et brandit cet héritage avec fierté. Tous les défauts inhérents de SimCity (2013) sont transformés en atout par Skylines. Certes, il manque encore quelques petites choses, comme une dimension online, une réelle identité ou le manque de catastrophes. Mais les développeurs ont promis des mises à jour régulières. Au pire des cas, il reste les mods.

Chaque bâtiment dispose de ses caractéristiques propres
Chaque bâtiment dispose de ses caractéristiques propres

Verdict

Vous l’aurez compris, nous avons adoré Cities Skylines à la rédaction. Beau, agréable, chronophage, intense, le jeu de Colossal Order dispose de beaucoup d’atouts. Si vous n’avez pas encore craqué et que vous aimez les city builders, il ne faut pas hésiter une seconde de plus. De plus, le jeu coûte moins de 30 €. Pourquoi se priver ? Quant à moi, je vous laisse, une épidémie ravage les quartiers pauvres de ma ville et dans ma grande mansuétude, je vais construire un hôpital dans le coin.

Cities Skyline, disponible en version boite à partir du 10 avril et déjà disponible sur Steam

New York, tu fais tièp à côté
New York, tu fais tièp à côté
Avant sa sortie, Cities : Skylines était une promesse, celle d’un city builder ambitieux, imposant, intelligent et beau. Le voilà aujourd’hui dans les bacs, et si vous hésitez encore ou que vous avez suivi l’affaire de très loin, nous vous donnons cinq bonnes raisons de craquer. Ne nous remerciez pas, c’est bien normal.

Votre ville sera-t-il un enfer ou un paradis ?
Votre ville sera-t-il un enfer ou un paradis ?

 

1) Cities : Skylines vous permet de construire la ville que vous voulez

Sur un city builder, les règles sont simples : vous construisez une ville, l’agrandissez et gérez les infrastructures tout en jonglant avec les cordons de la bourse. Cities Skylines ne déroge pas à la règle. Il suit les codes et les standards de ses augustes prédécesseurs et adopte une manière claire de jouer (lieux résidentiels, commerciaux, industriels, bâtiments municipaux, etc). Mais au lieu de vous punir pour telle ou telle décision en mettant les citoyens dans la rue ou en vous imposant des sanctions financières, Cities Skylines prend un pari plus subtil : il fait avec. Libre à vous de faire de votre cité un enfer sur terre, avec des ghettos plus mal famés les uns que les autres. Libre à vous d’en faire une ville d’abrutis, sans aucune école ni université. Libre à vous de laisser les rues sans surveillance policière… Le jeu ne vous sanctionnera pas sur ce point.

Toute partie commence par l'établissement d'une petite bourgade
Toute partie commence par l’établissement d’une petite bourgade

Prenons l’exemple des écoles. Si vos habitants se montrent peu instruits, rien ne les empêchera de travailler dans l’usine du coin. Le revers, c’est que votre ville ne disposera que de peu d’infrastructures de pointe, mais c’est un choix. De même, vous pouvez éduquer vos citoyens afin de faire de votre ville l’épicentre de l’intelligence mondiale. Une manière d’aborder le gameplay légèrement différente de Sim City, qui sanctionnait ce type « d’oubli ». Bien entendu, il y existe des contraintes, vos citoyens ne vont pas habiter une ville sans électricité ni eau, mais passé ces besoins primaires, c’est à vous de jouer.

2) Cities : Skylines adopte des idées de gameplay brillantes

Si Cities Skylines se montre classique dans sa façon d’aborder le city builder, les développeurs ont fait quelques petits choix de gameplay qui changent beaucoup la donne.

Créez vos quartiers pour plus d’efficacité
Créez vos quartiers pour plus d’efficacité

Choix le plus visible au lancement : le fil Twitter. Chaque citoyen donnera son humeur du jour sur le fil qui s’affiche en haut de l’écran, évoquant des banalités ou mettant le doigt sur des problèmes sérieux de sa municipalité. Autre idée brillante de gameplay : les quartiers. Cela n’a l’air de rien comme ça, mais établir des quartiers vous permettra de gérer votre ville à la perfection en dictant des arrêtés ou en gérant la valeur foncière. Voici un cas concret : votre ville est divisée en deux, un quartier pauvre et un quartier riche. Avec ce système, il est possible de faire raquer les riches tout en promettant aux pauvres des impôts plus modérés… ou l’inverse.

3) Cities : Skylines est moddable à volonté

Tous les délires sont permis
Tous les délires sont permis

Autre atout de Skylines, les mods. Les développeurs ont laissé les joueurs imaginer leurs rêves les plus fous pour leur jeu. Ainsi, d’un simple clic, vous accédez directement au Steam Workshop, déjà extrêmement bien fourni. Bâtiments, mods pour se faciliter la vie ou donner plus d’infos sur l’interface, tout s’installe de manière très simple. Le tout n’alourdit pas le jeu, déjà pensé pour ces ajouts. Par exemple, dans ma partie, j’ai installé la tour Wayne, car chaque ville a besoin d’un Batman. Vous pouvez également remplacer les lignes de bus ou de métro par des portes des étoiles. Tous les délires sont permis (voir le mod Flight Simulator).

4) Les transports sont au cœur du bon fonctionnement de votre mégalopole

Les développeurs de Cities Skylines ont auparavant travaillé sur les Cities in Motion. Et nous sentons clairement l’influence de cette licence sur Skylines. A l’instar de SimCity (2013), les citadins sont modélisés et prennent leur voiture. Et comme dans SimCity (2013), des bouchons monstres finissent par se former sur les grands axes. Ces embouteillages vont nuire au bon fonctionnement de votre cité : les pompiers n’arriveront pas à temps sur un incendie, les services funéraires prendront du retard et les cadavres vont s’accumuler dans les habitations, etc.

La construction d'un métro est un jeu d'enfant
La construction d’un métro est un jeu d’enfant

Cities Skylines propose aux joueurs différentes solutions. Métro, bus, train, avion, bateau, les moyens sont multiples pour gérer le flux routier. Ce système vous permet de créer des lignes de bus sur les grands axes, de gérer la répartition des métros et de créer différents axes annexes. Une fonctionnalité qui pourrait faire peur aux novices. Mais là encore, Colossal Order montre son savoir-faire en nous proposant une interface claire et pas compliquée pour un sou. De plus, vous constaterez très rapidement cet allégement des routes d’un simple coup d’œil. Un modèle du genre.

5) Cities : Skylines est tout ce que SimCity (2013) aurait dû être

SimCity (2013) fût une honte pour la licence et je pèse mes mots. Les promesses de Maxis se sont envolées dès la sortie du jeu. Mais finalement, c’est bien Cities Skylines qui tient ses promesses. Ville fourmillante d’activité, citadins modélisés un à un, terrains vastes, liberté totale dans la création de votre ville… Cities Skylines est bien le digne héritier de l’auguste saga de Will Wright et brandit cet héritage avec fierté. Tous les défauts inhérents de SimCity (2013) sont transformés en atout par Skylines. Certes, il manque encore quelques petites choses, comme une dimension online, une réelle identité ou le manque de catastrophes. Mais les développeurs ont promis des mises à jour régulières. Au pire des cas, il reste les mods.

Chaque bâtiment dispose de ses caractéristiques propres
Chaque bâtiment dispose de ses caractéristiques propres

Verdict

Vous l’aurez compris, nous avons adoré Cities Skylines à la rédaction. Beau, agréable, chronophage, intense, le jeu de Colossal Order dispose de beaucoup d’atouts. Si vous n’avez pas encore craqué et que vous aimez les city builders, il ne faut pas hésiter une seconde de plus. De plus, le jeu coûte moins de 30 €. Pourquoi se priver ? Quant à moi, je vous laisse, une épidémie ravage les quartiers pauvres de ma ville et dans ma grande mansuétude, je vais construire un hôpital dans le coin.

Cities Skyline, disponible en version boite à partir du 10 avril et déjà disponible sur Steam

New York, tu fais tièp à côté
New York, tu fais tièp à côté