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[Impressions] J’ai joué plusieurs heures à Civilization VI alors que je n’y connais rien : à l’aide !

Par Corentin le

Je suis un noob absolu à Civilization. Genre je n’y connais rien de rien de rien. Je crois que le seul souvenir que j’ai d’un jeu de la franchise, j’étais gamin et je regardais mon grand frère jouer à Civilization II sur l’ordinateur familial. Étant passé complètement à côté de ce monument du 4X, je trouvais ça intéressant de me pointer à une présentation en absolu béotien. Me voilà donc assis pour plusieurs heures devant ce jeu a priori très complexe, en train de cliquer partout pour essayer de comprendre ce qu’on me demande.

Pour information, il faut savoir que j’ai pris la Frooonce, môssieur. Car oui, il s’agissait de la nation toute chaude, à peine sortie du four, que Firaxis souhaitait absolument nous dévoiler ce jour-là. Une douce Frooonce menée par une Catherine de Medicis qui a une spécialité : celle d’être particulièrement forte en potins. Alors ça peut paraître un peu étrange dit comme ça et surtout pas super utile dans une course internationale à l’influence culturelle et militaire, mais en réalité c’est plutôt pratique, vous allez voir.

De l’art du potin

En gros, dans l’écran des interactions avec les autres chefs d’État, vous avez aussi une fenêtre qui donne des petits tuyaux. Ils viennent de vos informateurs présents aux différentes cours des puissances que vous aurez déjà rencontrées. Un peu comme Varys dans Game of Thrones, quoi. Et en vrai, ça peut être assez utile de savoir que « machin » réfléchit sérieusement à faire la guerre à « bidule ». Surtout si vous savez que « bidule » compte s’allier à « tartempion » qui possède un avantage stratégique notable sur « machin ». Du coup, vous allez plutôt essayer d’être dans les petits papiers de « bidule » et « tartempion », plutôt que dans ceux de « machin » qui va vraisemblablement être contraint de rayer le bitume avec ses propres dents. Bref, l’espionnage est un aspect que vous devez nécessairement développer si vous souhaitez rester bien informés et anticiper les problèmes.

Mais ce n’est pas tout ça, et j’ai une nation à faire mentionner par les historiens dans les manuels scolaires tellement elle a été grande et prospère, tavu. Je vous rappelle le contexte : zéro connaissance sur comment jouer à Civilization. Et c’est ainsi que notre héros mit 4 ou 5 tours (dans le vent, donc) pour comprendre que :

1) Le petit bonhomme, là, au milieu de la carte vierge, c’était une unité de colon.

2) Mon colon était là pour fonder la capitale et que tant que je n’avais pas fait ça, en gros, la partie n’avait pas commencé pour moi.

Civilization VI_2

De l’art d’aller pleurer dans les jupons du voisin

Heureusement, sur un misclick, j’ai fini par fonder Paris (oui, d’un coup, tout va très vite dans Civilization) et j’ai enfin pu commencer à mettre en application mon plan de domination mondiale. Enfin, pour ça, il aurait au moins fallu que je sache ce que je devais faire ensuite. Parce que bon, c’est bien beau d’envoyer sa seule unité de soldats préhistoriques armés de gourdins pour aller taper des éclaireurs barbares qui traînent çà et là, mais ça ne nourrit pas la maison France, hein ? Et puis, comment qu’on fait de la nourriture ? Et comment que je fais pour récupérer les chevaux qui traînent à côté de mon bled, là, hein ? Les infobulles c’est bien gentil, mais ça n’explique pas tant de choses que ça !

Au moment où j’étais sur le point d’aller pleurer dans les jupons des journalistes assis à côté de moi (au début, je pensais le faire du côté de chez Panthaa, mais je me suis souvenu que cet escroc ne portait pas de jupons, au profit d’un bermuda et de tongs), j’ai réussi à trouver la Civilopedia dans les menus du jeu. Il s’agit d’une encyclopédie censée vous raconter tout ce qu’il y a à savoir sur les bâtiments, les unités, les actions, les recherches scientifiques, les régimes politiques et tout le tralala. Ouf. C’est très complet, mais alors ce n’est pas particulièrement digeste. Pas le genre de lecture qu’on apporte à la plage pour se détendre. Il n’empêche qu’avec ça, ma réputation est sauve et je vais peut-être réussir à me débrouiller tout seul.