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[Impressions] Little Nightmares – Cauchemar en cuisine

Par Kocobe le

Oh, attention, hein ? Depuis Unravel qui s’est révélé honnête, mais pas foufou, on a tendance à se méfier des petits jeux de plateformes vus de côtés tout jolis pondus par la division « Searchlight » d’un gros éditeur. En l’occurrence pour Little Nightmares, le gros éditeur n’est pas EA, mais bien Bandai Namco. Pour vous dire la vérité, ça a tendance à me rassurer. Pourquoi ? Eh bien, parce que l’éditeur nippon nous avait déjà édité le très bon DeadCore et qu’on avait particulièrement aimé par chez nous. Donc bon, on se dit qu’ils ne donnent pas dans l’indé simplement pour donner dans l’indé. En plus, une partie de l’équipe derrière Little Nightmares a également participé au développement de Teraway Unfolded qui n’est pas non plus une daube infâme, au contraire. On part donc confiant.

Little Nightmares 3

Tout comme Unravel, Little Nightmares a pour lui un univers marqué. On y incarne un enfant emmitouflé dans son anorak jaune évoluant dans un monde cauchemardesque. Dans un style rappelant les films d’animation de Tim Burton, tout semble déformé. Les développeurs présents nous parlent des angoisses que peuvent ressentir les enfants. Où chaque élément qui paraît trivial pour un adulte paraît démesuré et inquiétant. L’endroit en lui-même porte un nom : « The Maw ». Ce qui signifie, « La Gueule » ou « Le Gouffre », mais on va plutôt opter pour la première option tant notre malheureux protagoniste semble se faire engloutir par les ténèbres. « The Maw » est un grand bâtiment, principalement situé sous le niveau de la mer, compartimenté en différents cauchemars, comme autant de terreurs thématisées.

Little Nightmares 4

Cauchemars à la carte

Dans la démo à laquelle j’ai pu m’essayer, le petit personnage se retrouvait enfermé dans une cuisine géante… en compagnie du chef. « The Chef », il n’a d’ailleurs pas d’autre nom. Il se révèle évidemment très grand, hideux, recouvert de bourrelets, et il peut nous saisir tout entier avec sa main potelée. Il vaut donc mieux ne pas se faire repérer sous peine de finir à la casserole. L’avantage d’être petit comme une souris, c’est de pouvoir se cacher sous les meubles. C’est ce qu’il faudra d’ailleurs faire quand ce grand obsédé de la viande se détournera de ses carcasses pour venir s’intéresser à la vôtre.

On observe chaque scène comme dans une maison de poupée et votre personnage peut se déplacer en 3 dimensions. Cela permet de rendre les parties de cache-cache un peu plus intéressantes, c’est vrai. Toutefois, la caméra latérale ne permet pas de déplacer son personnage avec une précision chirurgicale et surtout quand il s’agit de gérer la profondeur. On se retrouve ainsi régulièrement à rater une bouche d’aération au moment d’un saut crucial… Et malheureusement, il n’y a pas vraiment de solution. Aucun jeu (sauf peut-être Super Mario 3D Land et sa 3D stéréoscopique qui aidait un peu) n’a vraiment réussi à régler le problème de l’imprécision des mouvements dans un jeu 3D à caméra fixe.

Little Nightmares 2

Little Nightmares est condamné à proposer, au choix : des sauts assistés, un level design simplifié ou… la frustration de se prendre des murs ou de rater des plateformes au moment où il ne faudra pas. Ce n’est pas forcément rédhibitoire, notez. Simplement, il ne faudra pas attendre énormément de l’aspect plateforme du titre.