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Impressions : Syndicate (multijoueur)

Par Caroline le

Rangers, tatouages, crâne rasé, percings, et manteau de cuir vous seront indispensables pour vous plonger dans le monde des cyber-punks de Syndicate. En 2069, où le smartphone est directement implanté dans le cerveau de chacun, des magouilles plutôt étranges vous obligeront à vous mouiller dans de sales affaires. Ainsi, votre mitraillette sera votre meilleure amie, mais elle sera tout aussi importante que vos co-équipiers. Après avoir brillé à travers un jeu de gestion en 1993, la franchise revient avec un tout nouveau parti-pris : le FPS. Mais sur ce registre où fleurissent continuellement moult jeux, Syndicate a-t-il réellement sa place ?



Le saint dit « cartouche » !

Si nous pensions tous baver devant le mode solo du titre, on se rend déjà compte qu’au final, c’est le mode multijoueur à quatre du titre qui s’annonce le plus excitant. Et ce, incontestablement grâce à la dépendance à ses équipiers créée par les mécaniques du jeu. À n’importe quel moment, vous pouvez décider de régénérer la barre de santé d’un de vos acolytes à l’aide du bouton LB, et ce à distance. Cela ne suffit pas à vous étonner ? Vous avez bien raison, mais ce système s’avère prenant. Car vous passerez votre temps à recharger la vie de vos équipiers, afin de prévenir une quelconque embuscade qui mettrait tout le monde à terre. Et même en étant prévoyant, vous vous sentirez obligé d’aller sauvez vos amis lorsqu’ils seront en mauvaise posture. Car vous ne pourrez pas relever à distance vos punks lorsqu’ils seront en mauvais point. Mais pouvoir soigner vos amis à distance en continu pour le moindre bobo instaure un esprit d’équipe efficace, qui animera vos parties entre amis à coup de fous rires, ou à coup de crosse, au choix… De plus, certaines maps permettent d’établir de réelles stratégies pour piéger ou cerner les vagues d’adversaires. On se sentirait presque comme coincé dans ce village d’irréductibles gaulois, sans potion magique. Bien entendu, lorsque vous jouerez en solo, vous devrez vous débrouiller avec des I.A qui vous serviront de co-équipiers. Mais bien que cela puisse paraître peu attractif, il semblerait que ces dernières soient programmées comme une vraie équipe solidaire qui n’hésite pas à tirer sur l’ennemi. Une information qui reste à confirmer, puisque le mode solo ne nous a pas été présenté.

Du côté des graphismes, j’ai pu constater, à travers un seul niveau (l’expérience offerte fut limitée), que l’univers cyberpunk était assez bien retranscrit à travers une charte graphique très sélective. Afin d’exprimer l’aspect technologique du courant et du contexte du jeu, on note beaucoup d’éléments en métal, ainsi qu’une excellente utilisation des textures grises métallisées. Les structures cubiques des bâtiments rappelles les pixels, et une fois encore, la cybernétique. Quand à vos amis les punks, vous serez curieux d’aller les dévisager pour trouver leur piercings. Pour faire court, on sent beaucoup de volonté de créer un univers à travers des détails, ce qui pourrait s’apparenter, pour certains, à une ambiance peut-être trop vide. Mais contrairement aux jeux remplis d’éléments qui n’ont pas d’autres fonctions que d’orner le paysage, Syndicate a su obtenir une ambiance cyberpunk prenante, à travers des choix qui s’avèrent efficaces, mais qui ne sont pas forcément flagrants. Reste à vérifier si cette ambiance évolue en même temps que l’avancé de l’histoire.

Peu de sang au programme. Trop peu...

De toutes les matières, c’est le punk que je préfère

Avec un gameplay assez simple et intuitif, je n’ai pas réellement perçu au sein de ce Syndicate d’innovations à part le système de soin entre équipiers. Il faut avouer qu’apporter des nouveautés au genre du FPS n’est pas un challenge des plus simples. En revanche, je n’ai pas vu de corps à corps. Et ne pas pouvoir se bastonner quand on est un punk, c’est vraiment vexant. Un gros manque dans le gameplay qui donne l’impression qu’un moineau n’a jamais pris la peine d’essayer d’agiter ses ailes pour finalement découvrir qu’il sait voler… C’est dommage, mais c’est sans doute du à ce sentiment de timidité créative que l’on ressent au coeur du jeu. Puisque nous nous trouvons dans un univers dark, j’espèrais voir un peu de violence anarchiste. Mais celle-ci ne devait certainement pas se trouver dans le niveau qui m’a été présenté. Au delà de ça, on note quand même un manque cruel de mordant : les morts de vos ennemis sont plutôt quelconques, on observe une absence quasi-totale de sang. Ajoutez en plus l’absence de corps à corps : voici un aspect un peu plan-plan du FPS. Mais encore une fois, ces impressions ne reflètent qu’un seul niveau du jeu, et non sa totalité.

En somme, Syndicate ne devrait pas être « mortel », dans le sens où vous pourrez toujours vous amuser si vous jouez en multi coopératif. La réalisation est assez bien pensée dans l’ensemble, pour que le gameplay reste intuitif et ne change en rien les habitudes des mordus de jeux de shoot en FPS. Il faudra veiller à ce que Syndicate apporte des innovations plus risquées au cours du jeu, car elles pourront peut-être relever l’ambiance, qui peut paraître insipide aux yeux de certains habitués du genre.

Rangers, tatouages, crâne rasé, percings, et manteau de cuir vous seront indispensables pour vous plonger dans le monde des cyber-punks de Syndicate. En 2069, où le smartphone est directement implanté dans le cerveau de chacun, des magouilles plutôt étranges vous obligeront à vous mouiller dans de sales affaires. Ainsi, votre mitraillette sera votre meilleure amie, mais elle sera tout aussi importante que vos co-équipiers. Après avoir brillé à travers un jeu de gestion en 1993, la franchise revient avec un tout nouveau parti-pris : le FPS. Mais sur ce registre où fleurissent continuellement moult jeux, Syndicate a-t-il réellement sa place ?



Le saint dit « cartouche » !

Si nous pensions tous baver devant le mode solo du titre, on se rend déjà compte qu’au final, c’est le mode multijoueur à quatre du titre qui s’annonce le plus excitant. Et ce, incontestablement grâce à la dépendance à ses équipiers créée par les mécaniques du jeu. À n’importe quel moment, vous pouvez décider de régénérer la barre de santé d’un de vos acolytes à l’aide du bouton LB, et ce à distance. Cela ne suffit pas à vous étonner ? Vous avez bien raison, mais ce système s’avère prenant. Car vous passerez votre temps à recharger la vie de vos équipiers, afin de prévenir une quelconque embuscade qui mettrait tout le monde à terre. Et même en étant prévoyant, vous vous sentirez obligé d’aller sauvez vos amis lorsqu’ils seront en mauvaise posture. Car vous ne pourrez pas relever à distance vos punks lorsqu’ils seront en mauvais point. Mais pouvoir soigner vos amis à distance en continu pour le moindre bobo instaure un esprit d’équipe efficace, qui animera vos parties entre amis à coup de fous rires, ou à coup de crosse, au choix… De plus, certaines maps permettent d’établir de réelles stratégies pour piéger ou cerner les vagues d’adversaires. On se sentirait presque comme coincé dans ce village d’irréductibles gaulois, sans potion magique. Bien entendu, lorsque vous jouerez en solo, vous devrez vous débrouiller avec des I.A qui vous serviront de co-équipiers. Mais bien que cela puisse paraître peu attractif, il semblerait que ces dernières soient programmées comme une vraie équipe solidaire qui n’hésite pas à tirer sur l’ennemi. Une information qui reste à confirmer, puisque le mode solo ne nous a pas été présenté.

Du côté des graphismes, j’ai pu constater, à travers un seul niveau (l’expérience offerte fut limitée), que l’univers cyberpunk était assez bien retranscrit à travers une charte graphique très sélective. Afin d’exprimer l’aspect technologique du courant et du contexte du jeu, on note beaucoup d’éléments en métal, ainsi qu’une excellente utilisation des textures grises métallisées. Les structures cubiques des bâtiments rappelles les pixels, et une fois encore, la cybernétique. Quand à vos amis les punks, vous serez curieux d’aller les dévisager pour trouver leur piercings. Pour faire court, on sent beaucoup de volonté de créer un univers à travers des détails, ce qui pourrait s’apparenter, pour certains, à une ambiance peut-être trop vide. Mais contrairement aux jeux remplis d’éléments qui n’ont pas d’autres fonctions que d’orner le paysage, Syndicate a su obtenir une ambiance cyberpunk prenante, à travers des choix qui s’avèrent efficaces, mais qui ne sont pas forcément flagrants. Reste à vérifier si cette ambiance évolue en même temps que l’avancé de l’histoire.

Peu de sang au programme. Trop peu...

De toutes les matières, c’est le punk que je préfère

Avec un gameplay assez simple et intuitif, je n’ai pas réellement perçu au sein de ce Syndicate d’innovations à part le système de soin entre équipiers. Il faut avouer qu’apporter des nouveautés au genre du FPS n’est pas un challenge des plus simples. En revanche, je n’ai pas vu de corps à corps. Et ne pas pouvoir se bastonner quand on est un punk, c’est vraiment vexant. Un gros manque dans le gameplay qui donne l’impression qu’un moineau n’a jamais pris la peine d’essayer d’agiter ses ailes pour finalement découvrir qu’il sait voler… C’est dommage, mais c’est sans doute du à ce sentiment de timidité créative que l’on ressent au coeur du jeu. Puisque nous nous trouvons dans un univers dark, j’espèrais voir un peu de violence anarchiste. Mais celle-ci ne devait certainement pas se trouver dans le niveau qui m’a été présenté. Au delà de ça, on note quand même un manque cruel de mordant : les morts de vos ennemis sont plutôt quelconques, on observe une absence quasi-totale de sang. Ajoutez en plus l’absence de corps à corps : voici un aspect un peu plan-plan du FPS. Mais encore une fois, ces impressions ne reflètent qu’un seul niveau du jeu, et non sa totalité.

En somme, Syndicate ne devrait pas être « mortel », dans le sens où vous pourrez toujours vous amuser si vous jouez en multi coopératif. La réalisation est assez bien pensée dans l’ensemble, pour que le gameplay reste intuitif et ne change en rien les habitudes des mordus de jeux de shoot en FPS. Il faudra veiller à ce que Syndicate apporte des innovations plus risquées au cours du jeu, car elles pourront peut-être relever l’ambiance, qui peut paraître insipide aux yeux de certains habitués du genre.