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Impressions – Theatrhythm Final Fantasy (3DS)

Par Caroline le

Un an après sa sortie nippone, Square Enix nous convie dans ses locaux afin de se faire une idée de Theatrhythm Final Fantasy sur 3DS. Ce...

Un an après sa sortie nippone, Square Enix nous convie dans ses locaux afin de se faire une idée de Theatrhythm Final Fantasy sur 3DS. Ce titre, censé célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la licence sans fin, nous propose de nous plonger dans un beau mélange qui unit les genres du jeu de rythme, et celui du RPG. Pour un titre aussi hybride, et qui plus est doté d’une recette des plus originales, le challenge était audacieux. Mais avant de donner un avis définitif au cours d’un test, voici nos ressentis sur ce jeu curieusement intrigant.

D’une fantaisie originale

Ne connaissant pas la saga des Final Fantasy sur le bout des doigts, c’est en bonne adepte de rhythm game que je me suis rendue chez l’éditeur nippon, pleine de curiosité à l’idée de découvrir une chimère vidéoludique. L’écran titre s’allume, et le thème principal de Final Fantasy vient déjà bercer mes oreilles. Le son est bon, on va pouvoir passer aux choses sérieuses !

Il y a, devant moi, tous les éléments d’un Final Fantasy : une histoire qui parle de rétablir l’équilibre entre les forces du bien et celles du mal, une musique qui reflète à merveille la licence, un système de stratégie RPG…Bref, on est bien dans un FF ! Et pourtant, il y a quelque chose de nouveau. Tous les codes de la licences sont là, mais le mélange des genres donne une bonne bouffée d’air frais. Aussi étrange que cela puisse paraître, Square Enix est réellement parvenu à réaliser un mix entre le genre du RPG, et celui du jeu de rythme.
Tout comme dans un jeu de rôle, vous devrez élaborer votre stratégie d’attaque en constituant votre équipe qui devra être composée de quatre personnages, auxquels vous pourrez attribuer plusieurs objets. Mais les développeurs sont parvenu à transformer cette mécanique RPG totalement classique en un système original bien placé. Les items sont utilisés une fois dans une chanson, si vous avez réussi à exécuter parfaitement une suite de rythmes appelée cartouche d’argent. En fonction de leur nature, ils vous permettront d’invoquer une chimère (et d’augmenter votre score), ou encore d’augmenter votre esquive.
Si cette nouvelle utilisation des objets ne reflète pas au maximum le genre du RPG, on remarque très rapidement que les mêmes mécanismes sont tout de même exploités dans Theatrhythm Final Fantasy. Tout comme dans ce type de jeu (et comme dans tous les Final Fantasy), vous gagnez des items et des points d’exp après un combat, sauf que les niveaux se présentent sous-forme d’une chanson. Vos personnages pourront gagner des niveaux, tout en sachant que le leader de l’équipe en gagnera moins que les autres. Vous amasserez également de la rythmia qui vous permettra de débloquer de nouveaux modes sur l’écran principal. En bref, on sent vraiment qu’on a un RPG dans les mains.

Mais au final j’étais vraiment perturbée : j’étais en train d’attribuer des objets aux membres de mon équipe, et je commençais à raisonner de manière stratégique, alors que j’avais conscience que j’étais dans un rhytm game. Et pourtant, si le jeu comporte tous les ingrédients de la licence phare de Square Enix, il semble reprendre les étapes clés de la recette d’un bon jeu de rythme.

La musique dans la peau

Outre les aspect techniques comme le calibrage entre le son et vos actions, ainsi que la qualité de la BO, Theatrhythm Final Fantasy est composé de parfaits clichés qu’on adore retrouver dans un jeu musical. Comme les différents niveaux de difficulté qui vous permettent de vous surpasser en continu.

Ainsi, Theatrhythm Final Fantasy propose trois types de difficulté : basique, expert, et ultimate. De ce que j’ai pu constater, la difficulté “basique” me paraît vraiment simple pour quelqu’un qui a l’habitude de jouer sur sa 3DS, et surtout qui a le rythme dans la peau (même si vous ne connaissez pas tous les thèmes des FF sur le bout des doigts). Les choses commencent à devenir intéressantes lorsque vous jouez en expert, puis commenceront réellement à se corser en Ultimate. Autre spécificité des jeux de rythmes : la variété des modes. Ici, vous trouverez un mode series (qui propose de choisir un volet de la licence, et de jouer à 3 thèmes musicaux), un mode challence (où vous ne jouerez qu’une seule chanson), et un mode Chaos Shrine que je n’ai malheureusement pas pu voir, mais qui serait très “particulier”. Dans les modes series, chaque titre de la série est découpé en plusieurs parties : thème d’entrée, balade, combat, et thème de sortie.
Pendant les thèmes d’entrée et de sortie, vous ne risquerez rien : pas de vie, mais juste un cristal sur lequel vous devrez taper, à l’aide de votre stylet. Le but étant de taper en rythme avec l’arrivée de la note de musique sur le cristal, qui vous permettront d’accumuler de la Rythmia. C’est assez plat, mais comme vous n’avez rien à perdre (à part de la rythmia que vous pouvez gagner en vous amusant ailleurs), il est possible de passer ces thèmes. Quant aux séquences balade, elles sont presque aussi douces que les thèmes d’entrée et de sortie, mais propose déjà un gameplay bien plus intéressant, sur lequel nous nous pencherons un peu plus tard. Mais les scènes de combat sont sans doute les séquences musicales les plus intéressantes.
Comme le rythme est bien plus soutenu que dans les autres scènes, il est vraiment possible d’avoir du fil à retordre, et ce d’autant plus en s’amusant en difficulté Ultimate ! Je me suis ainsi retrouvée à jouer un combat en mode ultimate sur le thème One-Winged Angel (issu du septième opus de Final Fantasy), et même si c’était hardcore, le plaisir était au rendez-vous. D’autant plus que le calibrage a été extrêmement bien programmé. Bref, donner des coups de stylet en rythme n’a jamais été aussi épique et jouissif ! Il n’y aucun doute là-dessus, Theatrhythm Final Fantasy est un jeu qui se veut sérieux, et qui n’a pas laissé passer le moindre défaut technique. Mais sans pour autant être froid et insipide, le fun est palpable, et au final, c’est ce qui compte dans un jeu de rythme.

Pourtant, j’ai l’impression qu’il y a comme un goût de trop peu…Sans compter les thèmes d’entrée et de sorties qui ne sont pas franchement utiles, bien qu’ils reflètent merveilleusement bien le jeu de votre choix, j’ai l’impression que Square Enix aurait pu introduire plus de scènes de combats (dans lesquelles ont s’amuse le plus), et plus de balades. Avec juste une séquence de ces deux type par opus, on a encore faim, et on en redemande ! Mais nous verrons bien s’il y a plus de contenu dans la version finale.

Une mise en scène théâtrale ?

Néanmoins, Square Enix semble tout de même avoir bien fignolé son nouveau bébé. Tant dans son gameplay, que dans ses graphismes, on sent que le perfectionnisme japonais a opéré afin de servir aux fans un titre aux petits oignons. On a vraiment le sentiment que l’éditeur et les développeurs ont durement travailler pour proposer un jeu divertissant aux fans, sans pour autant les rendre nostalgique.

Du côté du gameplay, on sent que les développeurs ont voulu exploiter toutes les possibilités de l’écran tactile de la 3DS, puisque le gameplay ne se sert d’aucun bouton (pas même des gâchettes, ni du gyroscope). Les gestes à effectuer sont ainsi variés, et permettent même d’accorder plus de difficulté aux niveaux que dans un Rythm Thief, par exemple. Comme dans n’importe quel jeu de rythme, vous avez des notes à exécuter juste en tapant l’écran à l’aide de votre stylet. Jusqu’ici, rien de très complexe, et pour éviter que vous ne vous égariez dans un amas de notes indigestes, cette action sera indiquée en rouge. Arrivent ensuite les notes longues, où vous devrez laisser appuyer votre stylet sur l’écran. Mais attention ! Il vous faudra suivre le mouvement de la vague de cette note longue, toujours avec votre stylet. Dans certaines balades, les mouvements à exectuer sont vraiment représentatifs de la mélodie, et c’est plutôt agréable de se rendre compte qu’on connaît le thème avec exactitude. Ces gestes seront indiqués en vert, une fois de plus, pour vous permettre de dissocier les différentes notes.
Ensuite, il y a des directions à exécuter avec le stylet. Si toutes ces notes paraissent simples à effectuer, Square Enix a tout de même réussi à réaliser des combinaisons qui donnent du piment au jeu. Par exemple, faire une note longue en terminant celle-ci par un coup de stylet en diagonale vers la gauche…Bref, je ne vais pas toutes vous les énumérer, mais je n’ai pas eu le sentimentque les gestes se répétaient beaucoup dans les séquences de combats, et dans quelques balades. De plus, les différents dispositifs comme celui des cartouches d’argent (expliqué un peu plus haut), ou des objets utilisables font de ces séquences assez courtes, un challenge original. En parlant d’oiginalité, il faut dire que c’est vraiment perturbant de voir les personnages de la série des FF dessinés en mode Chibi…Personnellement, je n’ai pas vraiment compris, voire j’ai même trouvé ça déplaisant : le design des personnages n’est, du coup, pas aussi détaillé que celui des jeux, et c’est un peu dommage…Si ce design particulier se voulait mignon, je n’ai pas réussi à y adhérer, et j’ai largement préféré me délecter des cinématiques en HD pendant les balades.
Honnêtement, j’ai vraiment été bluffée par la capacité graphique de l’écran du haut quand j’ai joué à la balade de Final Fantasy X (Suteki Da Ne). Une fois encore, on sent que tout cela a été retranscrit avec perfection, et les cinématiques les plus récentes en mettent plein la vue. Là encore, il y a de quoi faire plaisir aux fans de la série qui ont envie de se rafraîchir la mémoire sur les plus beaux moments de Final Fantasy. Le fan service va encore plus loin, puisque le jeu vous propose un accès à la gallerie dans laquelle vous pourrez visionner les cinématiques, écouter les musiques (où vous serez, bien évidemment obligés de devoir laisser votre 3DS ouverte…), mais aussi admirer vos trophées, ainsi que votre collection de cartes.

Avec un calibrage des mouvements particulièrement précis, les rythmes à suivre deviennent jouissifs, et ce encore plus lorsqu’on se revendique fan de la série des Final Fantasy. Ce Theatrhythm Final Fantasy fleure bon le fan service, mais sans pour autant être indigeste : sans connaître tous les opus de la licence, je me suis trouvée face à un excellent jeu de rythme aux gestes variés.

Il n’y a pas de doute, Theatrhythm Final Fantasy est un Rhythm Game sans faille qui se veut original en mixant les genres du RPG et du jeu de rythme. On aurait pu s’attendre à du grand n’importe quoi, et pourtant, l’opus se veut extrêmement sérieux, et les mécaniques du gameplay sont vraiment bien fignolées. Néanmoins, on a l’impression qu’il manque de contenu, et on comprend mieux pourquoi un DLC est sorti au Japon. Mais dans l’ensemble, le jeu est sacrément bien fait, et exploite à merveille les propriétés de l’écran tactile de la 3DS. Si l’utilisation des boutons et du gyroscope pourrait en faire pester certains, je n’ai pourtant pas ressenti le besoin de m’en servir, puisque le gameplay semble déjà fortement riche et varié. Un vrai petit plaisir musical en perspective !

Un an après sa sortie nippone, Square Enix nous convie dans ses locaux afin de se faire une idée de Theatrhythm Final Fantasy sur 3DS. Ce titre, censé célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la licence sans fin, nous propose de nous plonger dans un beau mélange qui unit les genres du jeu de rythme, et celui du RPG. Pour un titre aussi hybride, et qui plus est doté d’une recette des plus originales, le challenge était audacieux. Mais avant de donner un avis définitif au cours d’un test, voici nos ressentis sur ce jeu curieusement intrigant.

D’une fantaisie originale

Ne connaissant pas la saga des Final Fantasy sur le bout des doigts, c’est en bonne adepte de rhythm game que je me suis rendue chez l’éditeur nippon, pleine de curiosité à l’idée de découvrir une chimère vidéoludique. L’écran titre s’allume, et le thème principal de Final Fantasy vient déjà bercer mes oreilles. Le son est bon, on va pouvoir passer aux choses sérieuses !

Il y a, devant moi, tous les éléments d’un Final Fantasy : une histoire qui parle de rétablir l’équilibre entre les forces du bien et celles du mal, une musique qui reflète à merveille la licence, un système de stratégie RPG…Bref, on est bien dans un FF ! Et pourtant, il y a quelque chose de nouveau. Tous les codes de la licences sont là, mais le mélange des genres donne une bonne bouffée d’air frais. Aussi étrange que cela puisse paraître, Square Enix est réellement parvenu à réaliser un mix entre le genre du RPG, et celui du jeu de rythme.
Tout comme dans un jeu de rôle, vous devrez élaborer votre stratégie d’attaque en constituant votre équipe qui devra être composée de quatre personnages, auxquels vous pourrez attribuer plusieurs objets. Mais les développeurs sont parvenu à transformer cette mécanique RPG totalement classique en un système original bien placé. Les items sont utilisés une fois dans une chanson, si vous avez réussi à exécuter parfaitement une suite de rythmes appelée cartouche d’argent. En fonction de leur nature, ils vous permettront d’invoquer une chimère (et d’augmenter votre score), ou encore d’augmenter votre esquive.
Si cette nouvelle utilisation des objets ne reflète pas au maximum le genre du RPG, on remarque très rapidement que les mêmes mécanismes sont tout de même exploités dans Theatrhythm Final Fantasy. Tout comme dans ce type de jeu (et comme dans tous les Final Fantasy), vous gagnez des items et des points d’exp après un combat, sauf que les niveaux se présentent sous-forme d’une chanson. Vos personnages pourront gagner des niveaux, tout en sachant que le leader de l’équipe en gagnera moins que les autres. Vous amasserez également de la rythmia qui vous permettra de débloquer de nouveaux modes sur l’écran principal. En bref, on sent vraiment qu’on a un RPG dans les mains.

Mais au final j’étais vraiment perturbée : j’étais en train d’attribuer des objets aux membres de mon équipe, et je commençais à raisonner de manière stratégique, alors que j’avais conscience que j’étais dans un rhytm game. Et pourtant, si le jeu comporte tous les ingrédients de la licence phare de Square Enix, il semble reprendre les étapes clés de la recette d’un bon jeu de rythme.

La musique dans la peau

Outre les aspect techniques comme le calibrage entre le son et vos actions, ainsi que la qualité de la BO, Theatrhythm Final Fantasy est composé de parfaits clichés qu’on adore retrouver dans un jeu musical. Comme les différents niveaux de difficulté qui vous permettent de vous surpasser en continu.

Ainsi, Theatrhythm Final Fantasy propose trois types de difficulté : basique, expert, et ultimate. De ce que j’ai pu constater, la difficulté “basique” me paraît vraiment simple pour quelqu’un qui a l’habitude de jouer sur sa 3DS, et surtout qui a le rythme dans la peau (même si vous ne connaissez pas tous les thèmes des FF sur le bout des doigts). Les choses commencent à devenir intéressantes lorsque vous jouez en expert, puis commenceront réellement à se corser en Ultimate. Autre spécificité des jeux de rythmes : la variété des modes. Ici, vous trouverez un mode series (qui propose de choisir un volet de la licence, et de jouer à 3 thèmes musicaux), un mode challence (où vous ne jouerez qu’une seule chanson), et un mode Chaos Shrine que je n’ai malheureusement pas pu voir, mais qui serait très “particulier”. Dans les modes series, chaque titre de la série est découpé en plusieurs parties : thème d’entrée, balade, combat, et thème de sortie.
Pendant les thèmes d’entrée et de sortie, vous ne risquerez rien : pas de vie, mais juste un cristal sur lequel vous devrez taper, à l’aide de votre stylet. Le but étant de taper en rythme avec l’arrivée de la note de musique sur le cristal, qui vous permettront d’accumuler de la Rythmia. C’est assez plat, mais comme vous n’avez rien à perdre (à part de la rythmia que vous pouvez gagner en vous amusant ailleurs), il est possible de passer ces thèmes. Quant aux séquences balade, elles sont presque aussi douces que les thèmes d’entrée et de sortie, mais propose déjà un gameplay bien plus intéressant, sur lequel nous nous pencherons un peu plus tard. Mais les scènes de combat sont sans doute les séquences musicales les plus intéressantes.
Comme le rythme est bien plus soutenu que dans les autres scènes, il est vraiment possible d’avoir du fil à retordre, et ce d’autant plus en s’amusant en difficulté Ultimate ! Je me suis ainsi retrouvée à jouer un combat en mode ultimate sur le thème One-Winged Angel (issu du septième opus de Final Fantasy), et même si c’était hardcore, le plaisir était au rendez-vous. D’autant plus que le calibrage a été extrêmement bien programmé. Bref, donner des coups de stylet en rythme n’a jamais été aussi épique et jouissif ! Il n’y aucun doute là-dessus, Theatrhythm Final Fantasy est un jeu qui se veut sérieux, et qui n’a pas laissé passer le moindre défaut technique. Mais sans pour autant être froid et insipide, le fun est palpable, et au final, c’est ce qui compte dans un jeu de rythme.

Pourtant, j’ai l’impression qu’il y a comme un goût de trop peu…Sans compter les thèmes d’entrée et de sorties qui ne sont pas franchement utiles, bien qu’ils reflètent merveilleusement bien le jeu de votre choix, j’ai l’impression que Square Enix aurait pu introduire plus de scènes de combats (dans lesquelles ont s’amuse le plus), et plus de balades. Avec juste une séquence de ces deux type par opus, on a encore faim, et on en redemande ! Mais nous verrons bien s’il y a plus de contenu dans la version finale.

Une mise en scène théâtrale ?

Néanmoins, Square Enix semble tout de même avoir bien fignolé son nouveau bébé. Tant dans son gameplay, que dans ses graphismes, on sent que le perfectionnisme japonais a opéré afin de servir aux fans un titre aux petits oignons. On a vraiment le sentiment que l’éditeur et les développeurs ont durement travailler pour proposer un jeu divertissant aux fans, sans pour autant les rendre nostalgique.

Du côté du gameplay, on sent que les développeurs ont voulu exploiter toutes les possibilités de l’écran tactile de la 3DS, puisque le gameplay ne se sert d’aucun bouton (pas même des gâchettes, ni du gyroscope). Les gestes à effectuer sont ainsi variés, et permettent même d’accorder plus de difficulté aux niveaux que dans un Rythm Thief, par exemple. Comme dans n’importe quel jeu de rythme, vous avez des notes à exécuter juste en tapant l’écran à l’aide de votre stylet. Jusqu’ici, rien de très complexe, et pour éviter que vous ne vous égariez dans un amas de notes indigestes, cette action sera indiquée en rouge. Arrivent ensuite les notes longues, où vous devrez laisser appuyer votre stylet sur l’écran. Mais attention ! Il vous faudra suivre le mouvement de la vague de cette note longue, toujours avec votre stylet. Dans certaines balades, les mouvements à exectuer sont vraiment représentatifs de la mélodie, et c’est plutôt agréable de se rendre compte qu’on connaît le thème avec exactitude. Ces gestes seront indiqués en vert, une fois de plus, pour vous permettre de dissocier les différentes notes.
Ensuite, il y a des directions à exécuter avec le stylet. Si toutes ces notes paraissent simples à effectuer, Square Enix a tout de même réussi à réaliser des combinaisons qui donnent du piment au jeu. Par exemple, faire une note longue en terminant celle-ci par un coup de stylet en diagonale vers la gauche…Bref, je ne vais pas toutes vous les énumérer, mais je n’ai pas eu le sentimentque les gestes se répétaient beaucoup dans les séquences de combats, et dans quelques balades. De plus, les différents dispositifs comme celui des cartouches d’argent (expliqué un peu plus haut), ou des objets utilisables font de ces séquences assez courtes, un challenge original. En parlant d’oiginalité, il faut dire que c’est vraiment perturbant de voir les personnages de la série des FF dessinés en mode Chibi…Personnellement, je n’ai pas vraiment compris, voire j’ai même trouvé ça déplaisant : le design des personnages n’est, du coup, pas aussi détaillé que celui des jeux, et c’est un peu dommage…Si ce design particulier se voulait mignon, je n’ai pas réussi à y adhérer, et j’ai largement préféré me délecter des cinématiques en HD pendant les balades.
Honnêtement, j’ai vraiment été bluffée par la capacité graphique de l’écran du haut quand j’ai joué à la balade de Final Fantasy X (Suteki Da Ne). Une fois encore, on sent que tout cela a été retranscrit avec perfection, et les cinématiques les plus récentes en mettent plein la vue. Là encore, il y a de quoi faire plaisir aux fans de la série qui ont envie de se rafraîchir la mémoire sur les plus beaux moments de Final Fantasy. Le fan service va encore plus loin, puisque le jeu vous propose un accès à la gallerie dans laquelle vous pourrez visionner les cinématiques, écouter les musiques (où vous serez, bien évidemment obligés de devoir laisser votre 3DS ouverte…), mais aussi admirer vos trophées, ainsi que votre collection de cartes.

Avec un calibrage des mouvements particulièrement précis, les rythmes à suivre deviennent jouissifs, et ce encore plus lorsqu’on se revendique fan de la série des Final Fantasy. Ce Theatrhythm Final Fantasy fleure bon le fan service, mais sans pour autant être indigeste : sans connaître tous les opus de la licence, je me suis trouvée face à un excellent jeu de rythme aux gestes variés.

Il n’y a pas de doute, Theatrhythm Final Fantasy est un Rhythm Game sans faille qui se veut original en mixant les genres du RPG et du jeu de rythme. On aurait pu s’attendre à du grand n’importe quoi, et pourtant, l’opus se veut extrêmement sérieux, et les mécaniques du gameplay sont vraiment bien fignolées. Néanmoins, on a l’impression qu’il manque de contenu, et on comprend mieux pourquoi un DLC est sorti au Japon. Mais dans l’ensemble, le jeu est sacrément bien fait, et exploite à merveille les propriétés de l’écran tactile de la 3DS. Si l’utilisation des boutons et du gyroscope pourrait en faire pester certains, je n’ai pourtant pas ressenti le besoin de m’en servir, puisque le gameplay semble déjà fortement riche et varié. Un vrai petit plaisir musical en perspective !