Test

[Impressions] Moto GP 2013, au ras de l’asphalte

Par Henri le

Depuis 2001, la franchise Moto GP tente de nous faire revivre les sensations grisantes des pilotes de Grand Prix. Après un an d'absence, la série revient,...

Depuis 2001, la franchise Moto GP tente de nous faire revivre les sensations grisantes des pilotes de Grand Prix. Après un an d’absence, la série revient, cette fois-ci développée par Milestone et entend bien nous scotcher au guidon. Premières impressions.

De solides références

Réservé à un public de niche, Moto GP a toujours choisi un gameplay plus arcade que son cousin SBK, axé sur la simulation pure. Cette cuvée 2013 tente d’allier les deux, mais propose des aides et de nombreuses indications pour les plus néophytes. Tout ceci étant bien sur désactivable à l’écran. Ainsi, même si un joueur novice ne réalisera pas le tracé parfait dès ses premières courses, la progression semble assez constante pour ne pas décrocher à la moindre chute. Le but avoué du studio est de créer un produit à la croisée de ces chemins.

Les fidèles de l’univers ne seront pas dépaysés. Moto GP 13 embarque avec lui toutes les licences officielles et permet de concourir dans les trois compétitions (Moto 3, Moto 2 et GP). Plus besoin d’ailleurs de finir chacune d’entre elles pour passer au niveau supérieur. Si vous affichez de bons résultats en mode carrière, vous pourrez directement évoluer sur une catégorie plus puissante.

10

Vis ma vie de biker

Milestone, studio auteur des séries WRC ou encore SBK, a décidé de nous faire vivre la vie d’un pilote professionnel, même en dehors du circuit. Pour cela, les développeurs ont mis en place un semblant de monde, qui réagit à vos exploits ou à vos échecs.

La possibilité d’effectuer des réglages techniques, de lire la presse ou les réseaux sociaux ajoute un peu de réalisme à l’ensemble, mais le tout ne révolutionne pas le genre. En plus des modes traditionnels, il est également possible de participer à une carrière en ligne (Sprint Season) qui se rapproche de celles des jeux de sport d’EA. À noter que Milestone a intégré un mode deux joueurs en écran splitté. Une nouvelle réjouissante pour les habitués du soft.

_0008_Jerez

Un vent de fraîcheur dans la réalisation

Le moteur graphique a changé et la modélisation des véhicules et de leurs pilotes est assez fine. En revanche, l’environnement est toujours assez vide et le décor n’a pas bénéficié du même soin que la route. C’est un peu dommage quand on joue avec les cadors, au milieu de tribunes peu vivantes.

Le point fort du jeu réside véritablement dans ses animations. Ces dernières sont précises et permettent de ressentir un peu plus les dangers d’un tel sport.
Un virage un peu trop serré, et le motard tente un léger mouvement de bassin pour se replacer. Un coup de frein trop appuyé et le corps du pilote partira en avant de manière désordonnée. On a vraiment l’impression de voir un motard sur son véhicule et pas un ensemble uniforme.

Un jeu exigeant

Les développeurs ont également intégré une nouvelle vision, qui nous place à l’intérieur du casque. L’analog gauche permet de tourner la tête et de regarder autour de soi. L’effet est franchement réussi, mais il faut des heures de jeu pour commencer à maîtriser le véhicule. Les joueur les moins expérimentés ou patients auront bien du mal à passer ce cap. De plus, l’aspect météorologique est vraiment bien géré et il faudra constamment agir en conséquence. Milestone aurait gagné à rendre son jeu plus accessible sur ce point, même si les férus de motos devraient apprécier.

12

Y’a comme un bruit bizarre

L’autre déception vient de l’ambiance sonore. Il semble y avoir un décalage entre la moto ultra puissante que l’on chevauche et le bruit encore trop doux qu’elle fait. Même constat sur la quasi-absence de dégâts après une chute spectaculaire. Le réalisme de l’ensemble en pâtit un peu.

Moto GP ne sait pas toujours sur quel pied danser. Peut-être pas aussi accessible que ne le voulait ses développeurs, il devrait cependant convenir aux amateurs de SBK ou de simulations exigeantes. Malgré tout, Moto GP est bien parti pour rester la référence dans un milieu, il faut bien le dire, très peu fourni. Le nouveau moteur graphique et les animations réalistes contribuent grandement au plaisir de jeu, mais la licence gagnerait vraiment à s’ouvrir à un large public, quitte à devenir plus spectaculaire. Le genre en a besoin.

Depuis 2001, la franchise Moto GP tente de nous faire revivre les sensations grisantes des pilotes de Grand Prix. Après un an d’absence, la série revient, cette fois-ci développée par Milestone et entend bien nous scotcher au guidon. Premières impressions.

De solides références

Réservé à un public de niche, Moto GP a toujours choisi un gameplay plus arcade que son cousin SBK, axé sur la simulation pure. Cette cuvée 2013 tente d’allier les deux, mais propose des aides et de nombreuses indications pour les plus néophytes. Tout ceci étant bien sur désactivable à l’écran. Ainsi, même si un joueur novice ne réalisera pas le tracé parfait dès ses premières courses, la progression semble assez constante pour ne pas décrocher à la moindre chute. Le but avoué du studio est de créer un produit à la croisée de ces chemins.

Les fidèles de l’univers ne seront pas dépaysés. Moto GP 13 embarque avec lui toutes les licences officielles et permet de concourir dans les trois compétitions (Moto 3, Moto 2 et GP). Plus besoin d’ailleurs de finir chacune d’entre elles pour passer au niveau supérieur. Si vous affichez de bons résultats en mode carrière, vous pourrez directement évoluer sur une catégorie plus puissante.

10

Vis ma vie de biker

Milestone, studio auteur des séries WRC ou encore SBK, a décidé de nous faire vivre la vie d’un pilote professionnel, même en dehors du circuit. Pour cela, les développeurs ont mis en place un semblant de monde, qui réagit à vos exploits ou à vos échecs.

La possibilité d’effectuer des réglages techniques, de lire la presse ou les réseaux sociaux ajoute un peu de réalisme à l’ensemble, mais le tout ne révolutionne pas le genre. En plus des modes traditionnels, il est également possible de participer à une carrière en ligne (Sprint Season) qui se rapproche de celles des jeux de sport d’EA. À noter que Milestone a intégré un mode deux joueurs en écran splitté. Une nouvelle réjouissante pour les habitués du soft.

_0008_Jerez

Un vent de fraîcheur dans la réalisation

Le moteur graphique a changé et la modélisation des véhicules et de leurs pilotes est assez fine. En revanche, l’environnement est toujours assez vide et le décor n’a pas bénéficié du même soin que la route. C’est un peu dommage quand on joue avec les cadors, au milieu de tribunes peu vivantes.

Le point fort du jeu réside véritablement dans ses animations. Ces dernières sont précises et permettent de ressentir un peu plus les dangers d’un tel sport.
Un virage un peu trop serré, et le motard tente un léger mouvement de bassin pour se replacer. Un coup de frein trop appuyé et le corps du pilote partira en avant de manière désordonnée. On a vraiment l’impression de voir un motard sur son véhicule et pas un ensemble uniforme.

Un jeu exigeant

Les développeurs ont également intégré une nouvelle vision, qui nous place à l’intérieur du casque. L’analog gauche permet de tourner la tête et de regarder autour de soi. L’effet est franchement réussi, mais il faut des heures de jeu pour commencer à maîtriser le véhicule. Les joueur les moins expérimentés ou patients auront bien du mal à passer ce cap. De plus, l’aspect météorologique est vraiment bien géré et il faudra constamment agir en conséquence. Milestone aurait gagné à rendre son jeu plus accessible sur ce point, même si les férus de motos devraient apprécier.

12

Y’a comme un bruit bizarre

L’autre déception vient de l’ambiance sonore. Il semble y avoir un décalage entre la moto ultra puissante que l’on chevauche et le bruit encore trop doux qu’elle fait. Même constat sur la quasi-absence de dégâts après une chute spectaculaire. Le réalisme de l’ensemble en pâtit un peu.

Moto GP ne sait pas toujours sur quel pied danser. Peut-être pas aussi accessible que ne le voulait ses développeurs, il devrait cependant convenir aux amateurs de SBK ou de simulations exigeantes. Malgré tout, Moto GP est bien parti pour rester la référence dans un milieu, il faut bien le dire, très peu fourni. Le nouveau moteur graphique et les animations réalistes contribuent grandement au plaisir de jeu, mais la licence gagnerait vraiment à s’ouvrir à un large public, quitte à devenir plus spectaculaire. Le genre en a besoin.