Parmi tous les jeux présents à la Gamescom 2026 que j’ai pu prendre en main, il y a peu d’aventures aussi relaxantes que P’tite Planète. Ce nom ne vous évoque peut-être rien pour l’instant, mais il a la possibilité de créer un petit phénomène à l’échelle des cosy games, malgré la rude concurrence. Derrière ce titre on retrouve HoYoverse, le studio à l’origine de Genshin Impact, Honkai ou encore Zenless Zone Zero. Pourtant, P’tite Planète n’a absolument rien à voir avec les gacha, jeux d’action et autres aventures habituelles du studio.
Il s’agit plutôt d’un jeu de simulation de vie et de gestion, avec des personnages super mignons et un concept familier. On incarne un personnage qui doit se construire une vie sur une planète inhabitée. Comme le veut une certaine coutume instaurée par Animal Crossing, au tout début du jeu, on personnalise notre apparence et on choisit quel archétype de planète on préfère avant de monter à bord d’une voiture magique qui nous y emmène.
Lorsqu’on atterrit, on débute alors une série de petits objectifs qui ont pour but non seulement de nous apprendre tout ce qu’il est possible de faire en jeu, mais aussi de commencer une installation durable. HoYoverse ne réinvente pas la roue et ne découvre définitivement pas l’eau tiède. Pêche, capture d’insectes, récolte, cuisine, construction et embellissement de l’environnement : tous les poncifs du genre y passent. Pourquoi changer une équipe qui gagne depuis si longtemps ?
La même, mais en mieux
Là où se démarque vraiment le jeu c’est dans son approche de la narration et sur sa direction artistique. Oui, la patte “gacha” chinoise est là, qu’on aime ça ou non. Pour l’instant, aucune mécanique poussant les joueurs à la consommation via de l’argent réel ou fictif n’a été mise en avant. Mais l’apparence des personnages, de leurs tenues et de l’univers de manière générale est effectivement très codifié. Pour autant, ce n’est pas un mal en soi. P’tite Planète garde de côté très mignon et stylisé des cosy games que l’on adore, en y ajoutant une touche de féérie et de sophistication qui apporte un vent de fraîcheur.
Quant à l’histoire, elle est étonnamment plus prenante que ce qu’on pensait. Les jeux de gestion de ce type ne sont pas spécialement connus pour avoir des récits passionnants à raconter. Dans P’tite Planète, notre personnage a pour mission de créer un havre de paix à partir d’une planète vierge. Petite au départ (littéralement), l’objectif est de la “nourrir”. On dispose d’une graine que l’on plante en son cœur et qui grandit au rythme de la progression du joueur. Plus la planète est nourrie par le soin qu’on lui accorde, plus elle nous donne en retour. Au fur et à mesure se débloquent de nouveaux environnements et des espèces animales à recenser. Plus la planète devient un endroit où il fait bon vivre, plus on attire ceux qui voudraient la visiter, ou même s’y installer.

P’tite Planète possède d’ailleurs un système relationnel entre personnage plus poussé inhabituel pour le genre. Il peut paraître déconcertant au départ car il est plus complet que ce dont on a l’habitude. Vous disposez de fiches de personnages qui inscrivent toutes les informations à connaitre sur eux. S’il n’est pas nécessaire à la bonne conduite de vos amitiés, c’est un élément de gameplay qui reste à votre disposition si vous pensez en faire bon usage.
Un jeu à voir sur la durée
Une heure n’est évidemment pas assez pour Petit Planet qui va devoir se déguster sur des dizaines et des dizaines d’heures. Mais ce que j’ai pu en voir a suffi pour me persuader que je ne voulais pas lâcher la manette (le clavier et la souris en l’occurrence, mais bon). Le jeu est super joli, les personnages sont adorables et pleins de personnalité, les visuels ont leur propre identité et certaines mécaniques sont même joliment perfectionnées. Je pense à la pêche notamment où la taille des poissons diffère, ainsi que leur espèce selon l’endroit où ils sont pêchés, mais le titre introduit aussi la notion de bancs.
C’est pas grand chose, mais c’est un indice qui me conforte dans le fait que dans son contenu global, P’tite Planète a encore des choses à raconter et à proposer même si, soyons honnêtes, ce ne sera probablement pas une énorme révolution. Aucune date de sortie mais on sait que le titre sera disponible d’ici l’hiver 2026. Il faudra donc patienter avant d’en savoir un peu plus, et surtout d’en voir un peu plus.

