Et de trois ! Alors que la région parisienne compte déjà sur Disneyland Paris et le Parc Astérix pour attirer des touristes, Emmanuel Macron annonce qu’une troisième destination de loisir va voir le jour prochainement. Cette fois-ci, ce sont les mangas qui seront à l’honneur. Sur ses réseaux sociaux, le président de la République se félicite de cette collaboration avec le fonds d’investissement saoudien Qiddiya. Le projet est chiffré à six milliards d’euros et devrait s’emparer d’une licence emblématique de la culture geek : Dragon Ball.
Trois parcs pour le prix d’un
Si le gouvernement évoque un projet de l’ampleur de Disneyland, c’est que ce n’est pas un parc, mais trois qui vont voir le jour. Un peu à la manière de Disneyland et Adventure World, la destination proposera sans doute trois billets distincts pour une surface totale très importante. Une grandeur qui peut expliquer le montant colossal déboursé par Qiddiya pour poser ses valises aux portes de la capitale.
La surface totale de cette destination n’a pas été communiquée, mais les parallèles avec Disneyland Paris laisse à penser qu’il pourrait s’imposer comme la première ou la deuxième plus grande base de loisirs de l’Hexagone. Rappelons que Mickey domine pour l’heure le classement avec pas moins de 2 230 hectares répartis sur deux communes.
Où sera-t-il situé ?
Selon les informations communiquées par le gouvernement et Qiddiya, cet immense parc s’installera près de Cergy-Pontoise, plus précisément à Courdimanche. Ce n’est pas la première fois que la commune voit un projet du genre s’installer, c’est là que Mirapolis avait vu le jour en mai 1987. Développé par la société Paris-Parc, il s’inspirait des contes et des légendes françaises. Reste que quatre ans après son inauguration, il met la clé sous la porte. Le terrain est depuis en friche et c’est cet espace que Qiddiya espère exploiter.
Mais les 55 hectares ne suffiront sans doute pas. Là encore, la surface envisagée n’a pas encore été communiquée. Il faut dire que la France et l’Arabie Saoudite n’ont pour l’heure signé qu’un protocole d’accord qui permet au fonds saoudien de débuter “une phase de travail commun visant à définir les périmètres du projet, son modèle de développement et de son cadre contractuel”. Rien n’est donc joué, et même du côté de la licence annoncée à l’épicentre.
Dragon Ball annoncé dans la précipitation ?
Valérie Pécresse a officialisé l’arrivée de Dragon Ball en France avec une première destination touristique dédiée. Sur ses réseaux sociaux, la présidente de la région Île-de-France est peut-être allée un peu vite en besogne, puisque, selon les informations du Monde, le projet n’aurait pas encore obtenu l’autorisation des ayants droit. Si Qiddiya a déjà le droit d’exploiter la licence en Arabie Saoudite, ce pourrait être une autre paire de manches en France.
Depuis que le premier projet de Qiddiya a été validé, le créateur de Dragon Ball, Akira Toriyama est décédé. Les droits de ses œuvres sont désormais répartis à travers plusieurs infrastructures. Toei Animation en détient une partie, tout comme la maison d’édition Shueisha ainsi que Bandai Namco. Ce sont autant d’interlocuteurs que Qiddiya devra convaincre pour espérer faire éclore sa base de loisirs consacrée à Son Goku.
Quelles attractions ?
Si Qiddiya obtient les droits de Dragon Ball, les visiteurs français peuvent espérer bénéficier d’une partie des attractions prévues pour la destination en Arabie Saoudite. Selon les images partagées, il faudra, par exemple, compter sur un immense coaster logé sur une immense statue de Sheron. Elle doit mesure 70 mètres de haut. Au total, 30 attractions sont annoncées dont cinq majeures et innovantes.
Plusieurs zones rendront hommage à des lieux emblématiques des sagas Dragon Ball, tels que la “Kame House”, la “Capsule Corporation” ou encore la “Planète de Beerus”. Les créateurs du parc promettent une expérience immersive, on peut espérer que cette ambition s’applique aussi la France.
D’autres licences ?
Si la présence de Dragon Ball vient à se confirmer, le mystère reste entier pour les licences qui pourraient être mises à l’honneur dans les deux autres zones. Afin d’attirer le plus de visiteurs possible, il faudrait miser sur des estampilles célèbres dans le monde entier, à la manière de l’œuvre d’Akira Toriyama.
Peu remplissent ces critères, mais deux s’imposent immédiatement : Naruto et One Piece. La première est déjà à l’honneur à Spirou Land près d’Avignon. Depuis le 4 avril 2026, une zone baptisée Konoha Land lui est dédiée. Reste donc One Piece et son univers inspiré de la piraterie. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, les aventures de Luffy n’ont jamais eu droit à une véritable destination touristique d’envergure. Il y a bien eu une tentative entre 2015 et 2020, à Tokyo.
À l’intérieur de la tour de Tokyo, des expériences interactives, des spectacles et des décors permettaient aux adorateurs du personnage se s’imaginer rejoindre l’équipage du chapeau de paille. Rien de l’ampleur de ce parc Dragon Ball, le champ est donc libre. Mais là encore, il faudra convaincre les détenteurs des droits et plus particulièrement Eiichirō Oda. Il y a aussi L’Attaque des titans, Demon Slayer ou encore Jujutsu Kaisen.
Qui a dit que ce sera que des mangas ?
Emmanuel Macron a évidemment évoqué son amour pour les mangas dans son poste, sans pour autant confirmer que les trois parcs seront consacrés à cet art. Il y a aussi la possibilité pour Qiddiya de s’écarter du champ d’action des mangas pour s’emparer d’autres formulaires populaires. On pense évidemment aux jeux vidéos qui regorgent d’univers qui mériterait de prendre vie. Minecraft — jeu le plus vendu au monde — doit avoir son parc en Grande-Bretagne, mais il reste quantité de lives qui ne demandent qu’à prendre vie.
Il y a évidemment Grand Theft Auto, dont la réputation n’est plus à faire, mais aussi The Witcher ou encore Assasin’s Creed. Pour ce dernier, ce serait un beau clin d’œil aux origines françaises du studio Ubisoft. Mais là encore, rien n’est encore annoncé dans ce sens. Il faudra patienter un peu pour obtenir plus d’informations sur le sujet.
Quand le parc doit-il ouvrir ?
Comme on le disait plus haut, ce projet est encore au stade embryonnaire et il reste de nombreux défis à relever avant même sa mise en chantier. La région Île-de-France y travaille depuis 18 mois et Qiddiya espère ne pas faire trainer les choses en longueur. Il faut dire que la concurrence s’annonce rude à l’échelle européenne avec l’ouverture prochaine d’un parc Universal près de Londres.
Valérie Pécresse a évoqué l’horizon 2030-2032 pour l’inauguration. Rien ne dit que cette échéance sera respectée, mais elle confirme que les choses devraient bouger très très vite. Tout n’est pas joué. Le Journal du Geek suivra cette affaire de très près et ce dossier sera mis à jour au fil des annonces.