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Fable : la définition même de rester sur sa faim

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En tant qu’un des jeux les plus attendus de 2027, Fable est un des incontournables de la Gamescom 2026. Pourquoi en faire si peu alors ?

Malgré le line-up incroyable de la Gamescom 2026, il y a peu de jeux que j’étais aussi impatiente de voir que le prochain Fable. Le nouveau titre de Playground Games se montre enfin manette en main aux journalistes tandis que le public peut assister à une présentation inédite. C’est l’occasion de découvrir son univers riche en magie, ses personnages hauts en couleur et son gameplay immersif… ou pas.

La démo embarquée par le studio ne nous donne accès qu’à une toute petite partie du jeu. Dans la séquence, le protagoniste suit une de ses connaissances au cœur d’une mine désaffectée peuplée par des squelettes réanimés et les esprits vengeurs des anciens mineurs (pas les enfants, je vous vois venir). Les développeurs nous préviennent : cette session est centrée sur le combat uniquement.

L’équilibre incarné

Le niveau nous est présenté sous la forme d’un couloir tout ce qu’il y a de plus classique, avec l’apparition des ennemis à des endroits stratégiques. Plus on avance, plus ils sont nombreux. La mécanique à garder en tête est la suivante : les esprits peuvent prendre possession de certains squelettes s’ils ne sont pas éliminés assez vite, provoquant l’apparition d’adversaires plus nombreux. Il faut donc être rapide pour ne pas se faire submerger.

Fable Demo
© Xbox

Les contrôles sont plutôt classiques, je n’ai donc eu aucun mal à me faire aux différents types d’attaques, et je suis sûre que vous n’en aurez pas non plus. En réalité, la difficulté annoncée ne tient pas longtemps face à la réactivité du personnage et surtout à son arsenal de compétences. Les sorts sont notamment très efficaces et sans effort particulier. Il faut dire que le but est moins de nous en faire baver que de nous montrer ce que le jeu peut proposer en termes d’attaque et de défense. D’autant plus que 4 modes de difficulté sont disponibles, nous étions sur le deuxième (celui par défaut).

J’alterne entre arme lourde et arc et pour une fois dans ma vie, je ne suis absolument pas gênée par l’absence d’une arme plus légère ou rapide. Le combo de l’artillerie imposée fonctionne avec une belle synergie et c’est prometteur pour la suite. Une fois qu’il sera possible de personnaliser son style de combat, il est évident que chacun devrait y trouver son compte sans souci.

Après la phase de chauffe dans la mine, on atteint assez rapidement le grand méchant loup qui n’est autre qu’un arbre animé, coiffé d’une lanterne. Le but est de viser sa tête tout en résistant à des vagues d’ennemis – le retour des squelettes et des spectres. 20 minutes de fun que l’on peut recommencer une deuxième fois avec un build de sorts davantage axé sur le contrôle que sur l’affliction de lourds dégâts, ce qui change les animations et les combos. Niveau sensation en revanche, la différence se fait à peine ressentir.

Fable Demo (2)
© Xbox

Graphiquement, Fable est un de ces jeux qu’on est prêts à attendre autant de temps qu’il faut s’ils sont délivrés avec une telle qualité visuelle. La scène que j’ai pu explorer était baignée d’une brume inquiétante, et particulièrement dense lorsqu’on atteint le combat de boss. La zone n’était pas propice à la contemplation de détails ou à l’observation des jeux de lumière, il faudra donc patienter pour savoir ce que Fable peut offrir dans ce genre d’environnements plus variés. Ce que j’ai pu en voir est cependant à la hauteur de mes attentes.

J’en attendais plus

La démo de Fable plus de six mois avant sa sortie est extrêmement convaincante. Et pourtant, elle me laisse un goût amer. En ressortant de la salle du jeu qui me faisait le plus envie de toute cette Gamescom, je suis déçue de n’avoir presque rien vu.

Tout comme The Witcher ou encore Baldur’s Gate, Fable est une licence que l’on veut expérimenter pour son univers riche, et son histoire épique. Le studio choisit néanmoins de se concentrer sur le combat. Un choix déjà discutable, mais que je peux éventuellement comprendre. Pourquoi, alors, ne pas en montrer plus sur ce que nous réserve cet aspect visiblement crucial pour les développeurs ?

En une démo (que j’ai pu faire deux fois, youhou) je n’ai vu qu’un seul type d’ennemi, qu’une seule mécanique de pression en combat, et qu’un seul environnement, dépourvu de grandes difficultés techniques par rapport à ce que le reste du monde risque de nous proposer. La qualité d’exécution est là, mais le contenu est pauvre. Reste que Fable est toujours l’un des jeux que j’attends le plus pour l’année prochaine.

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