Test

Test : Batman : Arkham City

Par Rédacteur Invité le

L’homme chauve-souris aura indubitablement laissé son empreinte il y a un peu plus de 2 ans de cela, lors de son passage éclair sur consoles et PC, à travers une première production signée Rocksteady Studios. C’était donc tout naturel pour le-dit studio de cuisiner une suite à cette première expérience convaincante, qu’il nous a été donnée d’analyser en long, en large et en travers. Jusqu’à l’overdose ? Pensez-vous, on en redemanderait presque !


Un slip et une cape

Parmi les super-héros, j’aurais personnellement tendance à placer Batman au dessus du lot, des Superman, Spider-Man, et j’en passe. Ne serait-ce que grâce au cachet qu’il arrive à imposer, malgré sa tenue composée d’un slibard aussi moulant que saillant et de poches renfermant les gadgets les plus improbables qui soient. Plus sérieusement, malgré son âge avancé, la chauve-souris arrive encore à dégager un charme certain, épaulée par un univers fourni au possible que l’équipe de Rocksteady Studios n’a pas hésité une seconde à exploiter pour la seconde fois. Pourtant, au niveau du scénario déployé par cet Arkham City, l’ensemble reste assez classique, voir assez sage. Pour tout vous dire (mais sans toutefois trop vous en dévoiler) il use comme base d’une ficelle assez grosse, puisque trouvant son origine dans le dernier plan machiavélique du Dr. Strange (Hugo de son prénom). Ce dernier ayant décidé d’implanter une énorme prison au sein de Gotham, maintenant en son sein les pires crapules que la ville ait accueilli. Inutile de dire que cette même prison va rapidement entraîner son lot de catastrophes, que Batman devra bien malgré lui colmater. Et parlons-en justement, du Batman dépeint ici par Paul Dini (un auteur ayant déjà côtoyé le héros il y a bientôt 20 ans de cela à travers ses séries animées dédiées, que vous avez par exemple pu voir à l’époque sur France 3, mais s’étant également occupé des Tiny Toons, et même de La Ligue des Justiciers -appelez-le Mr. Grand Ecart…). Traînant encore et toujours ce côté cœur de guimauve, l’obligeant à épargner les nombreuses têtes brûlées qu’il sera amené à croiser et affronter durant son périple, il pourra sans doute en frustrer certains, l’ayant connu plus agressif. Autant dire qu’on demeure malheureusement encore très éloigné d’un Batman torturé comme savait si bien le mettre en scène le génie Franck Miller. Un jour peut-être ?

Mais revenons à nos moutons. A côté d’un Batman en mesure de changer de tenue comme de slip (logique), pour peu que vous passiez par la case DLC, sachez que vous allez être amené à croiser les chemins d’un Joker (Magnifiquement doublé dans sa V.F par l’excellent Pierre Hatet, déjà en charge de doubler le personnage dans diverses séries animées, mais aussi le personnage de Doc Brown dans la saga Retour Vers Le Futur) au départ convalescent -l’intrigue de cet épisode faisant directement suite à Arkham Asylum-, un Hugo Strange qui comme je vous le disais déploie ici un plan diabolique se muant au final en un fil d’ariane vous tenant en haleine sans problèmes aucuns, ou encore un Pingouin complètement barré, mais sans doute trop peu représenté pour être en mesure de crever l’écran. Je n’irais évidemment pas jusqu’à vous lister toutes les guest-stars présentes dans la production, mais sachez qu’on a bien souvent l’impression que les développeurs du jeu se sont fait un malin plaisir à tirer sur la corde du fan service. Dernier point : n’oublions pas de rajouter les Robin (traité pour l’occasion comme un moins que rien par Batman…) et Nightwing (une sorte de Robin…), que vous pourrez incarner, à condition de vous décider à mettre la main au porte-monnaie, les personnages étant uniquement proposés sous une forme bâtarde de DLC. D’ailleurs, c’est sans doute LA faille qui ressort de la production, que cette volonté évidente de l’équipe de développement de ne pas s’être épanchée dans une volonté de proposer du contenu en rab’ à gogo aux gamers. Du moins, gratuitement. Et ce n’est pas l’incursion du personnage de Catwoman dans le soft qui viendra me donner tort.

Une Catwoman qu’il sera uniquement possible de camper le temps de quelques chapitres (3 ou 4, selon les choix que vous déciderez.), à condition de faire l’acquisition d’une copie neuve du jeu. Et oui : à défaut de proposer un multijoueur soumis à l’implacable Pass Online, Batman : Arkham City vous oblige à entrer un code pour débloquer la ravissante chatte. Dommage, et sans doute largement critiquable. D’une part par l’initiative même visant à faire payer du contenu qui aurait dû être proposé gratuitement à tous. Et d’autre part du fait que le contenu même de la quête du personnage est loin de casser des briques. Moins rentre dedans que l’homme chauve-souris, Catwoman devra opter pour une approche plus fine, mais moins divertissante à jouer. Je ne vous en dit pas plus, mais je reste persuadé qu’il y avait vraiment quelque chose d’autre à développer avec cette égérie de la tenue en cuir moulant.

Cette vue alternative vous permet de cibler la nervosité de vos adversaires !

Un concept maîtrisé !

a

Mais au delà de ça, difficile, pour ne pas dire impossible, de jeter la pierre à ce nouvel épisode par rapport au contenu qu’il déploie dans sa campagne solo. Si certains se feront un malin plaisir à descendre en flèche le travail abattu par Dini, qui il faut le dire est tout de même loin d’être l’auteur de référence lorsqu’il s’agit de dépeindre Batman, il faudrait par contre trainer une mauvaise foi incroyable pour remettre en question la façon dont les développeurs ont réussi à étendre l’aire de jeu de Gotham. C’est bien simple : si vous faite partie de ceux ayant écumé en long, en large et en travers l’asile d’Arkham, vous allez sans doute vous demander lors de vos premières escapades au sein d’Arkham City comment l’équipe en charge de développer le jeu à pu faire son compte pour offrir une surface exploitable à la fois si dense, et si détaillée sur le plan graphique. La sensation de liberté offerte joue évidemment beaucoup en la faveur du soft, et autorise comme dans tout bon GTA-like (car c’est bien de ça qu’il s’agit!) la mise en place de quêtes secondaires venant donner un peu d’air frais à la trame principale, qui aurait de toute manière été bouclée un peu trop rapidement sans ces diversifications. Et puis, au delà de ça, c’est bien son gameplay qui donne à Arkham City toute sa contenance. Diriger Batman est un plaisir de chaque instant, et si quelques bugs de collision ou de placements viennent parfois enrayer l’expérience de jeu, il en ressort la plupart du temps des possibilités étendues qu’on n’hésite jamais à expérimenter. Voler de building en building à la recherche de vilains à tabasser pour faire grimper son XP (et débloquer de nouvelles compétences bienvenues), pour dégager une zone qu’on est amené à explorer, voir même pour sauver des innocents : voilà grosso-modo ce qui semble faire le planning d’un Batou des grands jours. Et puis, que dire de ces niveaux en intérieur, plus dirigistes, mais vous obligeant tout de même à la réflexion, dans le sens où ils assoient bien souvent le schéma suivant : exploration, arrivée dans une salle bourrée de méchants jusqu’à la gueule, exploration, boss. Là encore, pouvoir user des statues situées en hauteur pour s’en faire un perchoir de fortune permettant ensuite de tomber sur le dos des pauvres hères ayant décidé de vous faire la peau est un plaisir. Le même plaisir est en plus décuplé lorsque vous réussissez à faire la peau à vos ennemis tour à tour, et voyez les survivants stresser comme jamais, et alors capables d’agir de manière totalement déroutante. Au point de… se rendre d’eux-mêmes ! N’allez pourtant pas croire que votre périple pourra être comparé à une partie de plaisir. Plus vous avancerez dans le jeu, et plus vous serez amené à vous frotter à l’I.A évolutive de vos ennemis. Bas du front les premières heures de jeu, ils viendront ensuite vous astiquer armés de boucliers, de taser de fortune, et sauront parer vos attaques. Sur la question des bosses maintenant, si je ne vous ferais pas l’affront de vous en dévoiler la liste, soulignons simplement qu’ils sont généralement loin d’offrir des défis insurmontables. Mais ils autorisent malgré tout d’excellentes sensations de jeu, du fait des techniques demandant à être mises en place pour leur faire mordre la poussière.

Foncer dans le tas ? Non, mieux vaut la jouer fine !

DLC mon amour

a

Pour couronner le tout, la ville de Gotham retient en son sein un nombre impressionnant de défis de l’homme mystère, implantés il faut bien le dire d’une façon assez habile. Voyez plutôt : ces défis, vous plaçant par exemple au sein d’une arène où le but sera de faire mordre la poussière aux imprudents s’attaquant à vous en infligeant le plus de points, et donc de combos possible, pourront uniquement être débloqués par rapport à votre avancée au sein de la trame principale. Ainsi, il vous faudra récupérer des sortes de trophées disséminés aux 4 coins de la carte du jeu par le même homme mystère pour ensuite pouvoir débloquer et achever les défis. Malin, et permettant de rallonger la durée de vie d’une manière plutôt conséquente. Et puis, est-ce utile de préciser que les trophées en question ont en grande partie été fait prisonniers par des mécanismes et des pièges tordus, que seule votre logique pourra mettre à mal ? Pour ceux désirant rallonger encore un peu de plaisir, sachez que dans tous les cas de figure, on pourra parier sans trop de risques sur l’arrivée prochaine de contenu permettant à la campagne du jeu de gagner quelques chapitres supplémentaires. Nick Cowen, l’homme ayant dirigé le développement de ce Batman : Arkham City ayant décidé de le laisser ouvertement entendre lors d’une récente interview donnée au Guardian. De quoi amener à une question primordiale et d’actualité ? En tant que développeur, peut-on se permettre de proposer un jeu en kit, aussi bon soit-il ? Car c’est, comme je le disait quelques lignes plus haut, le mal qui ronge cet épisode. Au delà de sa campagne solo béton et des défis y étant rattachés, de ses qualités de gameplay, de sa finition graphique exemplaire, ou encore de son frame-rate de haute volée, il se révèle en fait très pauvre sur le plan des bonus divers, et on sent d’ailleurs que les développeurs ont décidé d’en garder sous la pédale en vue de nous faire passer plusieurs fois à la caisse. Tenez, par exemple, si on s’amusait déjà à compter le nombre de DLC prévus, on dénombrerait à la louche 6 costumes pour l’homme chauve-souris (dont certains tirés de ces escapades dépeintes par Miller…), à du contenu rattaché au Joker, à Robin, et à Nightwing. Sheeeeeeit !, comme dirait un certain Clay Davis…

A voir maintenant si nous auront droit à un chapitre supplémentaire, qui nous permettrait de ranger les jeux Batman de Rocksteady Studios dans un coffret trilogie entouré de son fourreau collector et de ses quelques babioles de rigueur. Plus sérieusement, dernièrement, Paul Dini, soit l’homme ayant posé sur le papier le scénar’ de cet opus, s’avouait assez intéressé pour participer à la création d’un nouveau soft mettant en scène… Superman. Non pas que j’aurais personnellement milité pour un Daredevil -même s’il n’est pas inclus dans l’écurie DC- période Miller, voir pour un hum…

Voilà un jeu qui devrait ravir les amateurs de l’homme chauve-souris ! Conscient de tenir des bases solides, posées par Arkham Asylum, Rocksteady Studios aura réussi à peaufiner sa recette, au point même de gommer les quelques défauts inhérents à sa précédentes production. Conséquence : le soft fait partie de ceux qu’on se régale à boucler d’une traite, et qu’on regrette déjà une fois le générique de fin défilé. Reste que sa durée de vie pourra être boostée dans le cas où vous céderez aux sirènes des DLC. Une bonne chose ? Permettez-nous d’en douter…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

L’homme chauve-souris aura indubitablement laissé son empreinte il y a un peu plus de 2 ans de cela, lors de son passage éclair sur consoles et PC, à travers une première production signée Rocksteady Studios. C’était donc tout naturel pour le-dit studio de cuisiner une suite à cette première expérience convaincante, qu’il nous a été donnée d’analyser en long, en large et en travers. Jusqu’à l’overdose ? Pensez-vous, on en redemanderait presque !


Un slip et une cape

Parmi les super-héros, j’aurais personnellement tendance à placer Batman au dessus du lot, des Superman, Spider-Man, et j’en passe. Ne serait-ce que grâce au cachet qu’il arrive à imposer, malgré sa tenue composée d’un slibard aussi moulant que saillant et de poches renfermant les gadgets les plus improbables qui soient. Plus sérieusement, malgré son âge avancé, la chauve-souris arrive encore à dégager un charme certain, épaulée par un univers fourni au possible que l’équipe de Rocksteady Studios n’a pas hésité une seconde à exploiter pour la seconde fois. Pourtant, au niveau du scénario déployé par cet Arkham City, l’ensemble reste assez classique, voir assez sage. Pour tout vous dire (mais sans toutefois trop vous en dévoiler) il use comme base d’une ficelle assez grosse, puisque trouvant son origine dans le dernier plan machiavélique du Dr. Strange (Hugo de son prénom). Ce dernier ayant décidé d’implanter une énorme prison au sein de Gotham, maintenant en son sein les pires crapules que la ville ait accueilli. Inutile de dire que cette même prison va rapidement entraîner son lot de catastrophes, que Batman devra bien malgré lui colmater. Et parlons-en justement, du Batman dépeint ici par Paul Dini (un auteur ayant déjà côtoyé le héros il y a bientôt 20 ans de cela à travers ses séries animées dédiées, que vous avez par exemple pu voir à l’époque sur France 3, mais s’étant également occupé des Tiny Toons, et même de La Ligue des Justiciers -appelez-le Mr. Grand Ecart…). Traînant encore et toujours ce côté cœur de guimauve, l’obligeant à épargner les nombreuses têtes brûlées qu’il sera amené à croiser et affronter durant son périple, il pourra sans doute en frustrer certains, l’ayant connu plus agressif. Autant dire qu’on demeure malheureusement encore très éloigné d’un Batman torturé comme savait si bien le mettre en scène le génie Franck Miller. Un jour peut-être ?

Mais revenons à nos moutons. A côté d’un Batman en mesure de changer de tenue comme de slip (logique), pour peu que vous passiez par la case DLC, sachez que vous allez être amené à croiser les chemins d’un Joker (Magnifiquement doublé dans sa V.F par l’excellent Pierre Hatet, déjà en charge de doubler le personnage dans diverses séries animées, mais aussi le personnage de Doc Brown dans la saga Retour Vers Le Futur) au départ convalescent -l’intrigue de cet épisode faisant directement suite à Arkham Asylum-, un Hugo Strange qui comme je vous le disais déploie ici un plan diabolique se muant au final en un fil d’ariane vous tenant en haleine sans problèmes aucuns, ou encore un Pingouin complètement barré, mais sans doute trop peu représenté pour être en mesure de crever l’écran. Je n’irais évidemment pas jusqu’à vous lister toutes les guest-stars présentes dans la production, mais sachez qu’on a bien souvent l’impression que les développeurs du jeu se sont fait un malin plaisir à tirer sur la corde du fan service. Dernier point : n’oublions pas de rajouter les Robin (traité pour l’occasion comme un moins que rien par Batman…) et Nightwing (une sorte de Robin…), que vous pourrez incarner, à condition de vous décider à mettre la main au porte-monnaie, les personnages étant uniquement proposés sous une forme bâtarde de DLC. D’ailleurs, c’est sans doute LA faille qui ressort de la production, que cette volonté évidente de l’équipe de développement de ne pas s’être épanchée dans une volonté de proposer du contenu en rab’ à gogo aux gamers. Du moins, gratuitement. Et ce n’est pas l’incursion du personnage de Catwoman dans le soft qui viendra me donner tort.

Une Catwoman qu’il sera uniquement possible de camper le temps de quelques chapitres (3 ou 4, selon les choix que vous déciderez.), à condition de faire l’acquisition d’une copie neuve du jeu. Et oui : à défaut de proposer un multijoueur soumis à l’implacable Pass Online, Batman : Arkham City vous oblige à entrer un code pour débloquer la ravissante chatte. Dommage, et sans doute largement critiquable. D’une part par l’initiative même visant à faire payer du contenu qui aurait dû être proposé gratuitement à tous. Et d’autre part du fait que le contenu même de la quête du personnage est loin de casser des briques. Moins rentre dedans que l’homme chauve-souris, Catwoman devra opter pour une approche plus fine, mais moins divertissante à jouer. Je ne vous en dit pas plus, mais je reste persuadé qu’il y avait vraiment quelque chose d’autre à développer avec cette égérie de la tenue en cuir moulant.

Cette vue alternative vous permet de cibler la nervosité de vos adversaires !

Un concept maîtrisé !

a

Mais au delà de ça, difficile, pour ne pas dire impossible, de jeter la pierre à ce nouvel épisode par rapport au contenu qu’il déploie dans sa campagne solo. Si certains se feront un malin plaisir à descendre en flèche le travail abattu par Dini, qui il faut le dire est tout de même loin d’être l’auteur de référence lorsqu’il s’agit de dépeindre Batman, il faudrait par contre trainer une mauvaise foi incroyable pour remettre en question la façon dont les développeurs ont réussi à étendre l’aire de jeu de Gotham. C’est bien simple : si vous faite partie de ceux ayant écumé en long, en large et en travers l’asile d’Arkham, vous allez sans doute vous demander lors de vos premières escapades au sein d’Arkham City comment l’équipe en charge de développer le jeu à pu faire son compte pour offrir une surface exploitable à la fois si dense, et si détaillée sur le plan graphique. La sensation de liberté offerte joue évidemment beaucoup en la faveur du soft, et autorise comme dans tout bon GTA-like (car c’est bien de ça qu’il s’agit!) la mise en place de quêtes secondaires venant donner un peu d’air frais à la trame principale, qui aurait de toute manière été bouclée un peu trop rapidement sans ces diversifications. Et puis, au delà de ça, c’est bien son gameplay qui donne à Arkham City toute sa contenance. Diriger Batman est un plaisir de chaque instant, et si quelques bugs de collision ou de placements viennent parfois enrayer l’expérience de jeu, il en ressort la plupart du temps des possibilités étendues qu’on n’hésite jamais à expérimenter. Voler de building en building à la recherche de vilains à tabasser pour faire grimper son XP (et débloquer de nouvelles compétences bienvenues), pour dégager une zone qu’on est amené à explorer, voir même pour sauver des innocents : voilà grosso-modo ce qui semble faire le planning d’un Batou des grands jours. Et puis, que dire de ces niveaux en intérieur, plus dirigistes, mais vous obligeant tout de même à la réflexion, dans le sens où ils assoient bien souvent le schéma suivant : exploration, arrivée dans une salle bourrée de méchants jusqu’à la gueule, exploration, boss. Là encore, pouvoir user des statues situées en hauteur pour s’en faire un perchoir de fortune permettant ensuite de tomber sur le dos des pauvres hères ayant décidé de vous faire la peau est un plaisir. Le même plaisir est en plus décuplé lorsque vous réussissez à faire la peau à vos ennemis tour à tour, et voyez les survivants stresser comme jamais, et alors capables d’agir de manière totalement déroutante. Au point de… se rendre d’eux-mêmes ! N’allez pourtant pas croire que votre périple pourra être comparé à une partie de plaisir. Plus vous avancerez dans le jeu, et plus vous serez amené à vous frotter à l’I.A évolutive de vos ennemis. Bas du front les premières heures de jeu, ils viendront ensuite vous astiquer armés de boucliers, de taser de fortune, et sauront parer vos attaques. Sur la question des bosses maintenant, si je ne vous ferais pas l’affront de vous en dévoiler la liste, soulignons simplement qu’ils sont généralement loin d’offrir des défis insurmontables. Mais ils autorisent malgré tout d’excellentes sensations de jeu, du fait des techniques demandant à être mises en place pour leur faire mordre la poussière.

Foncer dans le tas ? Non, mieux vaut la jouer fine !

DLC mon amour

a

Pour couronner le tout, la ville de Gotham retient en son sein un nombre impressionnant de défis de l’homme mystère, implantés il faut bien le dire d’une façon assez habile. Voyez plutôt : ces défis, vous plaçant par exemple au sein d’une arène où le but sera de faire mordre la poussière aux imprudents s’attaquant à vous en infligeant le plus de points, et donc de combos possible, pourront uniquement être débloqués par rapport à votre avancée au sein de la trame principale. Ainsi, il vous faudra récupérer des sortes de trophées disséminés aux 4 coins de la carte du jeu par le même homme mystère pour ensuite pouvoir débloquer et achever les défis. Malin, et permettant de rallonger la durée de vie d’une manière plutôt conséquente. Et puis, est-ce utile de préciser que les trophées en question ont en grande partie été fait prisonniers par des mécanismes et des pièges tordus, que seule votre logique pourra mettre à mal ? Pour ceux désirant rallonger encore un peu de plaisir, sachez que dans tous les cas de figure, on pourra parier sans trop de risques sur l’arrivée prochaine de contenu permettant à la campagne du jeu de gagner quelques chapitres supplémentaires. Nick Cowen, l’homme ayant dirigé le développement de ce Batman : Arkham City ayant décidé de le laisser ouvertement entendre lors d’une récente interview donnée au Guardian. De quoi amener à une question primordiale et d’actualité ? En tant que développeur, peut-on se permettre de proposer un jeu en kit, aussi bon soit-il ? Car c’est, comme je le disait quelques lignes plus haut, le mal qui ronge cet épisode. Au delà de sa campagne solo béton et des défis y étant rattachés, de ses qualités de gameplay, de sa finition graphique exemplaire, ou encore de son frame-rate de haute volée, il se révèle en fait très pauvre sur le plan des bonus divers, et on sent d’ailleurs que les développeurs ont décidé d’en garder sous la pédale en vue de nous faire passer plusieurs fois à la caisse. Tenez, par exemple, si on s’amusait déjà à compter le nombre de DLC prévus, on dénombrerait à la louche 6 costumes pour l’homme chauve-souris (dont certains tirés de ces escapades dépeintes par Miller…), à du contenu rattaché au Joker, à Robin, et à Nightwing. Sheeeeeeit !, comme dirait un certain Clay Davis…

A voir maintenant si nous auront droit à un chapitre supplémentaire, qui nous permettrait de ranger les jeux Batman de Rocksteady Studios dans un coffret trilogie entouré de son fourreau collector et de ses quelques babioles de rigueur. Plus sérieusement, dernièrement, Paul Dini, soit l’homme ayant posé sur le papier le scénar’ de cet opus, s’avouait assez intéressé pour participer à la création d’un nouveau soft mettant en scène… Superman. Non pas que j’aurais personnellement milité pour un Daredevil -même s’il n’est pas inclus dans l’écurie DC- période Miller, voir pour un hum…

Voilà un jeu qui devrait ravir les amateurs de l’homme chauve-souris ! Conscient de tenir des bases solides, posées par Arkham Asylum, Rocksteady Studios aura réussi à peaufiner sa recette, au point même de gommer les quelques défauts inhérents à sa précédentes production. Conséquence : le soft fait partie de ceux qu’on se régale à boucler d’une traite, et qu’on regrette déjà une fois le générique de fin défilé. Reste que sa durée de vie pourra être boostée dans le cas où vous céderez aux sirènes des DLC. Une bonne chose ? Permettez-nous d’en douter…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?