Test

Test : casque Philips Fidelo M1

Audio

Par Rédacteur Invité le

Après la bonne impression que m’avait laissé le Philips Uptown sans pour autant être un coup de cœur, ce dernier a eu le don d’aiguiser ma curiosité envers la gamme Fidelo de Philips. Toujours avec le souci de trouver un casque nomade pouvant prendre la relève de mon HD25 qui a été développé depuis maintenant une bonne dizaine d’année, je me suis orienté vers le Philips Fidelo M1. Petit frère du très apprécié L1, il a l’avantage d’être basé sur une construction fermée à l’instar du L1 qui se révèle moins pratique en nomade de par sa construction semi-ouverte. L’isolation du M1 me garantissait une écoute optimale dans toutes les situations !

Comme à mon habitude le casque sera cuisiné à toutes les sauces sonores (plus ou moins épicées) à l’aide des mes deux boites à saveur : le Sansa Clip + et le Studio V 3rd Anniversary saupoudré de fichier audio lose less encodé en flac.

Le Fidelo a été lancé à 200€ mais on peut aujourd’hui le trouver à des prix plus attractifs, autour de 130€ ! Ce qui est 20€ de moins qu’un Sennheiser HD25 et 70€ de moins qu’un Focal Spirit One. C’est un sérieux argument mais offre-t’il le même niveau de prestation que ces principaux concurrents ?

C’est ce que nous allons voir !

Packaging

La gamme Fidelo de Philips se veut classe et sobre, le packaging est à son image ! On trouve dans une boite noire des plus classiques le casque rangé dans un écrin noir à la forme de celui-ci.

On découvre ensuite une pochette souple pour ranger le casque, le câble avec la télécommande et une petite brochure présentant le produit. C’est le minimum pour un produit de ce prix mais des extras comme un adaptateur jack 6.35 mm ou une housse rigide auraient été un grand plus !

Philips livre un packaging classique sans surprise.

Fabrication/design

Niveau design, pour moi, ce casque fait mouche !

Une parfaite alliance entre élégance et sobriété. Il reprend les lignes du L1 de façon plus légère, on retrouve même arceau métallique de couleur gris mate. La partie en contact avec le crâne est composée de cuire, ainsi que les pads en contacts avec les oreilles de l’auditeur. Les coques sont les uniques parties en plastique de l’objet qui semble très solide. Le damier sur celle-ci apporte une petite touche classieuse tout en restant sobre.

Le casque est globalement discret et son design peut convenir au plus jeune comme au plus vieux.

Côtés solidité de construction, le casque donne confiance par rapport au Spirit One que j’aurais du mal à ranger dans mon sac. C’est un casque qui va faire facilement face à la vie nomadienne sans pour autant sembler indestructible comme le HD25.

Le système de rotation des oreillettes est en métal, gros plus par rapport à la concurrence en terme de durée de vie !

Le câble est plus épais qu’à l’accoutumé et gainé de tissu. Il est souple, solide et ne s’enroule que très peux. Le jack semble aussi être de bonne qualité sans être massif. Pour le câble détachable, j’aurais préféré que l’on déconnecte le jack sur la coque plutôt qu’après un câble de 10 cm, la jonction coque/câble peut être une source de rupture de celui-ci (même si ce dernier est d’apparence solide).

On trouve sur le fil détachable du casque une commande/micro qui permet seulement de décrocher les appels. Cette commande est solide à l’image des connectiques du câble mais son unique défaut, une compatibilité réservée aux idevices.

Confort

Ce casque est extrêmement confortable ! En plus d’être léger, le casque n’applique pas une force trop importante sur le crâne. Les mousses des pads sont confortables et ne sont responsables d’aucun inconfort même après une après-midi entière d’utilisation.

Pour moi, le M1 est plus confortable que le HD25 et est au même niveau que le Spirit One (je rappelle que ce dernier n’est pas un casque supra mais circum). Attention tout de même aux oreillettes qui peuvent garder la chaleur au bout d’un certain moment, un plus en hiver qui peut se révéler un désagrément en été!

Isolation

Le M1 offre une très bonne isolation certes pas à la hauteur du HD25 ou du Spirit One mais vous ne serez aucunement gênés par les bruits ambiants urbains même si ils seront légèrement perceptibles.

Le son

Bienvenue du coté obscur de la fidélité audio…

En musique

Halestorm – I Miss The Misery

En parlant d’épice, on commence ce test par l’écoute d’un groupe de rock mené par une jolie rousse au tempérament de feu!

Un tempérament qui colle décidément bien au M1, ça sonne puissamment dès les premiers sons ! Une grosse caisse claquante et légèrement ronde, une caisse claire incisive et sèche, une guitare rythmique dans le bas medium qui vous donne un bon coup de pied au cul, c’est dynamique et énergique à souhait. La voix de la chanteuse s’épanouie largement à l’opposé du registre plutôt grave de l’ensemble ! La guitare lead se permet un petit solo en fin de morceau mais elle a globalement du mal à ressortir par rapport à la guitare rythmique même si on l’entend. Même constatation sur les cymbales, on les entend mais elles manquent un peu de richesse.

Les effets de réverbérations sont bien retranscrits et la scène sonore sans être aussi large que celle d’un Spirit One fait largement son travail sur ce type de musique. Une présentation légèrement frontale, proche de celle du HD25 mais elle reste plus cantonnée à ma gauche et à ma droite. J’aurais préféré un casque plus enveloppant et plus immersif.

Le M1 annonce clairement la couleur dès le début : Une légère tendance au côté un peu sombre du rendu !

Diablo Swing Orchestra – Voodoo Mon Amour

Bienvenue dans le monde de Diablo Swing Orchestra, encore une idée folle sortie de la tête de Suédois. Mélange improbable et surprenant, qui fait vraiment du bien !

Ce morceau va vraiment repousser le M1 dans ses retranchements tellement les timbres des instruments sont différents et la musique détaillée.

La batterie garde vraiment le même rendu que sur le morceau précédemment, ferme et ronde ! Les cuivres sont gras, au premier plan avec une bonne patate. La guitare rentre d’une belle façon et là, la machine est lancée. Les guitares sont brouillonnes, il est difficile de cerner la mélodie alors qu’à l’opposé les cuivres ont de très beaux timbres et s’expriment pleinement, librement. Le bas medium du casque montre ici ses faiblesses, le medium manque clairement d’aération et d’articulation. Face au HD25, le M1 se défend difficilement sur ce registre. Les voix masculines sont très bien rendues alors que la voix de la chanteuse ressort de façon un peu nasale. Les violoncelles ont eux aussi un très beau rendu alors que le violon manque un peu de présence lorsque l’ensemble du groupe joue !

La scène sonore manque de largeur, ce qui renforce encore l’impression de compression de l’ensemble même si en profondeur chaque instrument trouve sa place.

Par rapport au HD25, le M1 est juste dans le style métallurgique : Son manque de clarté dans les mediums nous empêche de profiter au maximum de la musique.

Malgré les défauts énoncés précédemment, on ne peut résister à bouger la tête et avoir la patate !

Enter Shikari – Sssnakepit

Venu du pays de Galle, hybride entre métal et dubstep, Enter shikari cultive un son à part sur la scène mondiale. Vous êtes assis ? On lâche l’OVNI auditif!

Dès l’intro les effets sont très bien retranscrit, on retrouve énormément de matière dans le bas du spectre, on le ressent presque résonner en nous. Le casque se révèle excellent sur les sons et la musique électronique. La voix du chanteur est juste et détaillée. La guitare rentre en jeu pourtant dans le registre haut medium, elle ne se laisse pas déborder par le reste du groupe et de la musique. La porte s’ouvre pour lâcher les chevaux, c’est bon, puissant et riche !

Le M1 prend une autre dimension avec ce groupe, les ensembles plus petits conviennent mieux à ce casque que les grandes formations. La signature sonore du M1 s’accorde parfaitement à ce type de musique.

Clairement, après la première écoute, on en redemande et moi je suis parti pour me faire toute la discographie !

Moins de maitrise pour plus de fougue, le M1 est ainsi fait.

Jamie Cullum – Don’t Stop The Music

Ce morceau à besoin d’espace pour se libérer pleinement et vous enivrer mais pourtant le M1 arrive à s’en sortir même face au Spirit One. Le rendu de la voix du chanteur est riche et détaillé, ce casque ce marie décidément bien aux voix masculines. La rythmique aux balais sur la caisse claire est fidèlement retranscrite avec une grosse caisse chaude et légère. La contre basse se balade aussi à son aise en compagnie du piano légèrement en arrière sur les couplets pour prendre en mains la chanson sur le refrain. L’ensemble sonne de façon très juste avec de jolis timbres, une jolie scène sonore, on se laisse facilement emporter.

Le M1 en arrive même à être très immersif et vous fait facilement voyager intensément pour mon plus grand plaisir avec une pointe de chaleur qui lui est propre!

Hans Zimmer – Jack Sparrow

La musique commence directement dans le registre bas medium/medium où le casque donne tout. Le M1 distille sa puissance face à la légèreté des violons mais le manque de largeur et de profondeur de scène se fait de suite ressentir, on est clairement dans les terres du Spirit One. Dès que les percussions rentrent la musique se retrouve trop surchargée, on perd en lisibilité et le casque se révèle brouillon. Je note quand même une très belle restitution des cuivres !

Tant que le nombre d’instrument n’est pas trop important et la nuance trop forte, le M1 s’en sort bien. Pour le reste, c’est clairement une autre paire de manche.

Le M1 ne brille pas ici malheureusement.

C2C – Le Banquet

Un album et un groupe incontournable de cette année 2012 avec un album produit aux petits oignions ! Le Banquet est pour moi la musique qui représente le plus cet album de métissage de style.

Le M1 s’en donne à cœur joie sur le trip hop et les beats hip hop. C’est dynamique avec toujours cette rondeur qui ajoute encore plus d’assise au groove. On suit avec amusement les différents sons passant de droite à gauche sur la scène sonore. Là aussi le M1 nous offre une bonne immersion et un excellent feeling.

C’est flagrant quand la musique laisse l’espace nécessaire au M1 pour s’exprimer, on ne peut qu’aimer !

La signature

Spectre

Le M1 est clairement dans la lignée des casques qui se veulent fidèles à la musique comme le HD25 ou le Spirit One mais pourtant il se différencie par ses bas mediums plus présents et charnus que ses concurrents.

Le M1 est un peu le mauvais garçon des trois avec ce léger côté sombre qui est loin d’être dénué de charme.

Détails

Le M1 est moins détaillé que ses deux adversaires. Le HD25 offre beaucoup plus de raffinement dans les mediums. De son côté, le Spirit One offre une plus belle extension dans les aigus qui se révèle plus riche sur tout sur les cymbales et violons.

Mais le M1 nous offre quand même une écoute riche.

Scène sonore/aération

C’est clairement le point faible de ce casque. La scène sonore manque de largeur même si la profondeur est correcte. On se retrouve parfois cantonné à l’écoute droite-gauche, ce qui laisse une légère frustration. J’aurais tellement apprécié une écoute plus immersive.

Du côté de l’aération, même constat ! Ces bas mediums qui offrent tant de personnalité à ce casque sont contre-balancés par une prestation qui manque d’aération entre les instruments (sauf pour les petits ensembles).

Un léger gout d’inachevé sur ces points, tant le HD25 et le Spirit One offrent une prestation supérieure.

Dynamique

On est là dans les terres du HD25, maître incontesté ! Mais le M1 n’en est pas si loin du maitre, puissance et dynamisme le caractérise vraiment. Même si le HD25 est encore devant, le M1 est la vrai seul alternative à ce dernier sur ce point, la seul différence entre ces deux là : des basse sèches pour le HD25 alors que le M1 apporte de la rondeur.

De quoi distiller et contenter les goûts de tous !

Conclusion

Philips nous a réservé d’excellentes surprises cette année et le M1 ne déroge pas à la règle. Après une expérience intéressante avec l’Uptown, le M1 signe la concrétisation. Certes il a des défauts mais il est bigrement dynamique, puissant, joueur et vivant. Pour moi, il est un peu le côté sombre du HD25.

Parfois en deçà techniquement face à ces deux concurrents notamment sur l’aération, l’articulation et la scène sonore. Il se révèle à la hauteur dans de nombreux styles. Clairement à la limite de l’écoute fidèle avec un petit côté fun.

De plus son placement tarifaire par rapport aux deux cadors que sont le HD25 et le Spirit One est des plus intéressant, il serait clairement dommage de passer à côté.

Même si le HD25 reste mon favori, le M1 aura été clairement un coup de cœur qui m’a offert de beau moment. J’en ai presque un pincement au cœur de le laisser partir…

J’aime :
– Le design à tomber
– La finition
– Le confort
– La polyvalence générale
– Le son globalement équilibré avec un côté sombre
– La dynamique
– Excellent sur du rock, électro, trip hop, jazz

Les limites :
– Bas mediums parfois envahissant
– Scène sonore qui manque de largeur
– Des aigus pas assez riches
– Pas ce qui ce fait de mieux sur le métal et le classique
– Moins bon sur des musiques chargées et les grands ensembles

Test réalisé par Hugo Brincard alias Ony du site Tellementnomade.
Si un terme ou une expression vous semble obscur le Lexique de test de Tellement Nomade est là !

Après la bonne impression que m’avait laissé le Philips Uptown sans pour autant être un coup de cœur, ce dernier a eu le don d’aiguiser ma curiosité envers la gamme Fidelo de Philips. Toujours avec le souci de trouver un casque nomade pouvant prendre la relève de mon HD25 qui a été développé depuis maintenant une bonne dizaine d’année, je me suis orienté vers le Philips Fidelo M1. Petit frère du très apprécié L1, il a l’avantage d’être basé sur une construction fermée à l’instar du L1 qui se révèle moins pratique en nomade de par sa construction semi-ouverte. L’isolation du M1 me garantissait une écoute optimale dans toutes les situations !

Comme à mon habitude le casque sera cuisiné à toutes les sauces sonores (plus ou moins épicées) à l’aide des mes deux boites à saveur : le Sansa Clip + et le Studio V 3rd Anniversary saupoudré de fichier audio lose less encodé en flac.

Le Fidelo a été lancé à 200€ mais on peut aujourd’hui le trouver à des prix plus attractifs, autour de 130€ ! Ce qui est 20€ de moins qu’un Sennheiser HD25 et 70€ de moins qu’un Focal Spirit One. C’est un sérieux argument mais offre-t’il le même niveau de prestation que ces principaux concurrents ?

C’est ce que nous allons voir !

Packaging

La gamme Fidelo de Philips se veut classe et sobre, le packaging est à son image ! On trouve dans une boite noire des plus classiques le casque rangé dans un écrin noir à la forme de celui-ci.

On découvre ensuite une pochette souple pour ranger le casque, le câble avec la télécommande et une petite brochure présentant le produit. C’est le minimum pour un produit de ce prix mais des extras comme un adaptateur jack 6.35 mm ou une housse rigide auraient été un grand plus !

Philips livre un packaging classique sans surprise.

Fabrication/design

Niveau design, pour moi, ce casque fait mouche !

Une parfaite alliance entre élégance et sobriété. Il reprend les lignes du L1 de façon plus légère, on retrouve même arceau métallique de couleur gris mate. La partie en contact avec le crâne est composée de cuire, ainsi que les pads en contacts avec les oreilles de l’auditeur. Les coques sont les uniques parties en plastique de l’objet qui semble très solide. Le damier sur celle-ci apporte une petite touche classieuse tout en restant sobre.

Le casque est globalement discret et son design peut convenir au plus jeune comme au plus vieux.

Côtés solidité de construction, le casque donne confiance par rapport au Spirit One que j’aurais du mal à ranger dans mon sac. C’est un casque qui va faire facilement face à la vie nomadienne sans pour autant sembler indestructible comme le HD25.

Le système de rotation des oreillettes est en métal, gros plus par rapport à la concurrence en terme de durée de vie !

Le câble est plus épais qu’à l’accoutumé et gainé de tissu. Il est souple, solide et ne s’enroule que très peux. Le jack semble aussi être de bonne qualité sans être massif. Pour le câble détachable, j’aurais préféré que l’on déconnecte le jack sur la coque plutôt qu’après un câble de 10 cm, la jonction coque/câble peut être une source de rupture de celui-ci (même si ce dernier est d’apparence solide).

On trouve sur le fil détachable du casque une commande/micro qui permet seulement de décrocher les appels. Cette commande est solide à l’image des connectiques du câble mais son unique défaut, une compatibilité réservée aux idevices.

Confort

Ce casque est extrêmement confortable ! En plus d’être léger, le casque n’applique pas une force trop importante sur le crâne. Les mousses des pads sont confortables et ne sont responsables d’aucun inconfort même après une après-midi entière d’utilisation.

Pour moi, le M1 est plus confortable que le HD25 et est au même niveau que le Spirit One (je rappelle que ce dernier n’est pas un casque supra mais circum). Attention tout de même aux oreillettes qui peuvent garder la chaleur au bout d’un certain moment, un plus en hiver qui peut se révéler un désagrément en été!

Isolation

Le M1 offre une très bonne isolation certes pas à la hauteur du HD25 ou du Spirit One mais vous ne serez aucunement gênés par les bruits ambiants urbains même si ils seront légèrement perceptibles.

Le son

Bienvenue du coté obscur de la fidélité audio…

En musique

Halestorm – I Miss The Misery

En parlant d’épice, on commence ce test par l’écoute d’un groupe de rock mené par une jolie rousse au tempérament de feu!

Un tempérament qui colle décidément bien au M1, ça sonne puissamment dès les premiers sons ! Une grosse caisse claquante et légèrement ronde, une caisse claire incisive et sèche, une guitare rythmique dans le bas medium qui vous donne un bon coup de pied au cul, c’est dynamique et énergique à souhait. La voix de la chanteuse s’épanouie largement à l’opposé du registre plutôt grave de l’ensemble ! La guitare lead se permet un petit solo en fin de morceau mais elle a globalement du mal à ressortir par rapport à la guitare rythmique même si on l’entend. Même constatation sur les cymbales, on les entend mais elles manquent un peu de richesse.

Les effets de réverbérations sont bien retranscrits et la scène sonore sans être aussi large que celle d’un Spirit One fait largement son travail sur ce type de musique. Une présentation légèrement frontale, proche de celle du HD25 mais elle reste plus cantonnée à ma gauche et à ma droite. J’aurais préféré un casque plus enveloppant et plus immersif.

Le M1 annonce clairement la couleur dès le début : Une légère tendance au côté un peu sombre du rendu !

Diablo Swing Orchestra – Voodoo Mon Amour

Bienvenue dans le monde de Diablo Swing Orchestra, encore une idée folle sortie de la tête de Suédois. Mélange improbable et surprenant, qui fait vraiment du bien !

Ce morceau va vraiment repousser le M1 dans ses retranchements tellement les timbres des instruments sont différents et la musique détaillée.

La batterie garde vraiment le même rendu que sur le morceau précédemment, ferme et ronde ! Les cuivres sont gras, au premier plan avec une bonne patate. La guitare rentre d’une belle façon et là, la machine est lancée. Les guitares sont brouillonnes, il est difficile de cerner la mélodie alors qu’à l’opposé les cuivres ont de très beaux timbres et s’expriment pleinement, librement. Le bas medium du casque montre ici ses faiblesses, le medium manque clairement d’aération et d’articulation. Face au HD25, le M1 se défend difficilement sur ce registre. Les voix masculines sont très bien rendues alors que la voix de la chanteuse ressort de façon un peu nasale. Les violoncelles ont eux aussi un très beau rendu alors que le violon manque un peu de présence lorsque l’ensemble du groupe joue !

La scène sonore manque de largeur, ce qui renforce encore l’impression de compression de l’ensemble même si en profondeur chaque instrument trouve sa place.

Par rapport au HD25, le M1 est juste dans le style métallurgique : Son manque de clarté dans les mediums nous empêche de profiter au maximum de la musique.

Malgré les défauts énoncés précédemment, on ne peut résister à bouger la tête et avoir la patate !

Enter Shikari – Sssnakepit

Venu du pays de Galle, hybride entre métal et dubstep, Enter shikari cultive un son à part sur la scène mondiale. Vous êtes assis ? On lâche l’OVNI auditif!

Dès l’intro les effets sont très bien retranscrit, on retrouve énormément de matière dans le bas du spectre, on le ressent presque résonner en nous. Le casque se révèle excellent sur les sons et la musique électronique. La voix du chanteur est juste et détaillée. La guitare rentre en jeu pourtant dans le registre haut medium, elle ne se laisse pas déborder par le reste du groupe et de la musique. La porte s’ouvre pour lâcher les chevaux, c’est bon, puissant et riche !

Le M1 prend une autre dimension avec ce groupe, les ensembles plus petits conviennent mieux à ce casque que les grandes formations. La signature sonore du M1 s’accorde parfaitement à ce type de musique.

Clairement, après la première écoute, on en redemande et moi je suis parti pour me faire toute la discographie !

Moins de maitrise pour plus de fougue, le M1 est ainsi fait.

Jamie Cullum – Don’t Stop The Music

Ce morceau à besoin d’espace pour se libérer pleinement et vous enivrer mais pourtant le M1 arrive à s’en sortir même face au Spirit One. Le rendu de la voix du chanteur est riche et détaillé, ce casque ce marie décidément bien aux voix masculines. La rythmique aux balais sur la caisse claire est fidèlement retranscrite avec une grosse caisse chaude et légère. La contre basse se balade aussi à son aise en compagnie du piano légèrement en arrière sur les couplets pour prendre en mains la chanson sur le refrain. L’ensemble sonne de façon très juste avec de jolis timbres, une jolie scène sonore, on se laisse facilement emporter.

Le M1 en arrive même à être très immersif et vous fait facilement voyager intensément pour mon plus grand plaisir avec une pointe de chaleur qui lui est propre!

Hans Zimmer – Jack Sparrow

La musique commence directement dans le registre bas medium/medium où le casque donne tout. Le M1 distille sa puissance face à la légèreté des violons mais le manque de largeur et de profondeur de scène se fait de suite ressentir, on est clairement dans les terres du Spirit One. Dès que les percussions rentrent la musique se retrouve trop surchargée, on perd en lisibilité et le casque se révèle brouillon. Je note quand même une très belle restitution des cuivres !

Tant que le nombre d’instrument n’est pas trop important et la nuance trop forte, le M1 s’en sort bien. Pour le reste, c’est clairement une autre paire de manche.

Le M1 ne brille pas ici malheureusement.

C2C – Le Banquet

Un album et un groupe incontournable de cette année 2012 avec un album produit aux petits oignions ! Le Banquet est pour moi la musique qui représente le plus cet album de métissage de style.

Le M1 s’en donne à cœur joie sur le trip hop et les beats hip hop. C’est dynamique avec toujours cette rondeur qui ajoute encore plus d’assise au groove. On suit avec amusement les différents sons passant de droite à gauche sur la scène sonore. Là aussi le M1 nous offre une bonne immersion et un excellent feeling.

C’est flagrant quand la musique laisse l’espace nécessaire au M1 pour s’exprimer, on ne peut qu’aimer !

La signature

Spectre

Le M1 est clairement dans la lignée des casques qui se veulent fidèles à la musique comme le HD25 ou le Spirit One mais pourtant il se différencie par ses bas mediums plus présents et charnus que ses concurrents.

Le M1 est un peu le mauvais garçon des trois avec ce léger côté sombre qui est loin d’être dénué de charme.

Détails

Le M1 est moins détaillé que ses deux adversaires. Le HD25 offre beaucoup plus de raffinement dans les mediums. De son côté, le Spirit One offre une plus belle extension dans les aigus qui se révèle plus riche sur tout sur les cymbales et violons.

Mais le M1 nous offre quand même une écoute riche.

Scène sonore/aération

C’est clairement le point faible de ce casque. La scène sonore manque de largeur même si la profondeur est correcte. On se retrouve parfois cantonné à l’écoute droite-gauche, ce qui laisse une légère frustration. J’aurais tellement apprécié une écoute plus immersive.

Du côté de l’aération, même constat ! Ces bas mediums qui offrent tant de personnalité à ce casque sont contre-balancés par une prestation qui manque d’aération entre les instruments (sauf pour les petits ensembles).

Un léger gout d’inachevé sur ces points, tant le HD25 et le Spirit One offrent une prestation supérieure.

Dynamique

On est là dans les terres du HD25, maître incontesté ! Mais le M1 n’en est pas si loin du maitre, puissance et dynamisme le caractérise vraiment. Même si le HD25 est encore devant, le M1 est la vrai seul alternative à ce dernier sur ce point, la seul différence entre ces deux là : des basse sèches pour le HD25 alors que le M1 apporte de la rondeur.

De quoi distiller et contenter les goûts de tous !

Conclusion

Philips nous a réservé d’excellentes surprises cette année et le M1 ne déroge pas à la règle. Après une expérience intéressante avec l’Uptown, le M1 signe la concrétisation. Certes il a des défauts mais il est bigrement dynamique, puissant, joueur et vivant. Pour moi, il est un peu le côté sombre du HD25.

Parfois en deçà techniquement face à ces deux concurrents notamment sur l’aération, l’articulation et la scène sonore. Il se révèle à la hauteur dans de nombreux styles. Clairement à la limite de l’écoute fidèle avec un petit côté fun.

De plus son placement tarifaire par rapport aux deux cadors que sont le HD25 et le Spirit One est des plus intéressant, il serait clairement dommage de passer à côté.

Même si le HD25 reste mon favori, le M1 aura été clairement un coup de cœur qui m’a offert de beau moment. J’en ai presque un pincement au cœur de le laisser partir…

J’aime :
– Le design à tomber
– La finition
– Le confort
– La polyvalence générale
– Le son globalement équilibré avec un côté sombre
– La dynamique
– Excellent sur du rock, électro, trip hop, jazz

Les limites :
– Bas mediums parfois envahissant
– Scène sonore qui manque de largeur
– Des aigus pas assez riches
– Pas ce qui ce fait de mieux sur le métal et le classique
– Moins bon sur des musiques chargées et les grands ensembles

Test réalisé par Hugo Brincard alias Ony du site Tellementnomade.
Si un terme ou une expression vous semble obscur le Lexique de test de Tellement Nomade est là !