Test

Test du Surface Book Performance Base : le luxe selon Microsoft

Design

Notre avis
8 / 10
Ordinateurs

Par Gaël Weiss le

Un design tranché mais aux finitions irréprochables

Pour plus de 2000 euros, Microsoft a mis les petits plats dans les grands. Le Surface Book est un appareil reconnaissable entre tous. Son châssis intégralement en magnésium lui confère un look premium extrêmement séduisant. Son toucher métallique est un véritable plaisir et la sensation de solidité qui s’en dégage donne la sensation d’en avoir pour son argent. Contrepartie non-négligeable, le poids du Surface Book est conséquent : avec 1,6 kg sur la balance, on est à la limite de l’ultrabook et du PC portable classique.

On le disait un peu plus haut, le Surface Book est un PC deux en un qui cache bien son jeu. Il est en fait composé d’un écran-tablette et d’une base-clavier. Ces derniers se détachent après avoir appuyé sur un bouton situé directement sur le clavier. La diode du bouton en question devient verte, un “schlack !” se fait entendre et l’on peut alors utiliser l’écran comme une tablette. C’est facile et surtout sécurisant : à aucun moment je ne me suis demandé si je ne risquais pas d’arracher quelque chose en forçant.

Une fois l’écran détaché, son écran tactile permet de le transformer en tablette. Il est d’ailleurs aussi possible de rattacher l’écran à sa base à l’envers, de façon mettre l’ordinateur en mode tente. Il faut toutefois noter qu’en tant que tablette, l’écran du Surface Book n’est pas très pratique. Non seulement il est lourd (723 grammes, tout de même), mais en plus son autonomie est très limitée. Comptez en effet deux ou trois heures avant d’avoir besoin de le recharger.

Une charnière qui divise

Autre particularité de design du Surface Book, la charnière est écaillée, striée pourrait-on dire et lorsque le PC est fermé, elle laisse un espace assez important (de un ou deux centimètres) entre l’écran et la base. Cet espace a fait polémique lors de la sortie du Surface Book l’année dernière. En effet, il n’est pas très gênant lorsqu’on laisse le PC sur un bureau. Mais en cas de déplacement, en plaçant le Surface Book dans un sac, il arrive souvent que des poussières ou des petits débris s’immiscent dans l’interstice.

Cet espace confère toutefois un effet livre ou magazine qui est plus ou moins bien reçu selon les personnes. Personnellement, j’aime beaucoup l’aspect général de la tablette et son côté asymétrique lorsqu’il est refermé. Mais beaucoup de mes collègues ne supportent pas l’espace laissé entre l’écran et la base ainsi que le côté trop austère de l’appareil (« on dirait un ordinateur qu’on donne aux cadres travaillant dans le BTP » m’a affirmé avec force subtilité Fabio).

De réels points faibles, le laptop de Microsoft en possède quelques-uns. À commencer par sa connectique, plutôt radine. Sur la tranche droite de la base se trouve un port mini-Display Port ainsi que le port propriétaire aimanté de rechargement. Sur le côté gauche, on trouve seulement deux ports USB Type-A (pas encore de Type-C, donc) ainsi qu’un port carte SD.

Un mot, pour terminer, sur le clavier et sur le trackpad. Ils sont tous les deux d’excellente qualité. Le clavier chiclet se révèle particulièrement agréable à l’usage. Les touches sont bien espacées, pas trop molles, ni trop dures et il y a suffisamment de place sur la base pour y poser confortablement ses poignets et frapper. Une base qui chauffe très peu d’ailleurs ce qui n’est pas vraiment le cas de l’écran (on y reviendra). Quant au trackpad, placé de façon centrale, je n’ai aucun reproche à lui formuler. Il est agréable au toucher, cliquable n’importe où et très précis.