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[Test] Final Fantasy Explorers

Notre avis
5 / 10

Par killy le

Grand spécialiste du free-to-play mobile servant en partie de cimetière à d’anciennes licences fortes, Square Enix semble s’être éveillé d’un coup à une sorte d’épiphanie du marketing. Et si, folle idée, il était malin de développer l’un de ces jeu, mais de le faire payer en mettant Final Fantasy sur la jaquette. Final Fantasy Explorers était né. Et malheureusement, l’enfant est perclus de carences.

Final Fantasy. Explorers. Tout est réuni dans ces quelques mots pour irriguer son esprit de dangereuses montagnes, de vertes plaines à arpenter abrité derrière une armure glorieuse ; assailli de dragons et de chocobos un peu trop nerveux. Dans les faits c’est le cas. Chaque feuille du contrat est paraphée. Mais comme souvent dans la signature de documents trop volumineux, les lignes comprises ne le sont vraiment qu’à l’aune de petites subtilités. Certes aventure il y a, mais davantage dans un challenge personnel à résister à une progression laborieuse pendant plus de 20 minutes. Final Fantasy Explorers est construit autour d’un hub dans lequel s’effectue les tâches habituelles d’un Monster Hunter-like, crafter de l’équipement, acheter des objets, améliorer son personnage et bien entendu récupérer différentes missions. Des tâches principales uniques, composées d’un objectif le plus souvent orienté sur la mort de telle ou telle créature majeure de la série FF comme Ifrit, Shiva, Odin, etc, et des secondaires qui peuvent s’accumuler et se valider une fois les conditions remplies.

Final Fantasy Explorers 1

C’est à dire qu’il est possible d’effectuer une quête et de réussir 3 sous-quêtes durant cette dernière. Tout se monnaye, notamment l’inscription à ces missions et il faut donc, encore une fois comme dans Monster Hunter, répartir ses gils entre ses achats personnels et ses bons pour l’aventure. Un problème qui n’en sera jamais vraiment un tant le jeu n’oppose aucune résistance, porte ouverte à des cascades de pépettes une fois les premières heures passées. La notion d’exploration, chère au jeu, ne tient que le temps de défricher la carte du monde, composée de zones extrêmement réduites, de l’ordre de la boule à neige, liées entre elles par des chargements, heureusement très courts. Une fois maître-cartographe de ces terres sauvages, chaque zone principale devient accessible par le biais d’un airship – autrement dit une téléportation. Un excellent moyen de se rendre dans la tanière de la chimère/eidolon/monstre recherché si seulement l’aéronef ne déposait pas le joueur à quelques tableaux de son objectif, l’obligeant à traverser l’épreuve la plus redoutable du jeu, l’ennui.

Final Fantasy Explorers 2

Mignon, épurée de moments de tension ou d’un scénario travail… d’un scénario tout simplement, Final Fantasy Explorers semble se diriger vers un jeune public de prime abord, mais ne sait au final jamais où il va vraiment. Une fois bien équipé, l’aventurier, même débutant, peut aisément traverser tous les ennemis lambda en marchant, sans jamais avoir ne serait-ce qu’une sueur froide. D’autant que, via un système de capture de monstres par la récolte de leur « âme », il est possible de se faire accompagner d’un ou plusieurs d’entre eux, selon leur puissance. Prenant la moitié d’un écran déjà bien chargé par le modèle 3D, un peu dégueu, du héros, ce ou ces dernier(s) sont de véritables machines à tuer qui atomisent d’un seul regard leurs congénères. Une trahison avec panache qui pose dans le même temps le léger problème de la distinction de ses propres alliés au milieu de leurs semblables. Le joueur avance donc dans des zones minuscules à la recherche de quelques pièces de loot et de débris de flore, sans aucune adrénaline. Il regarde d’un air absent passer les Xylomid, anciennes causes de sueurs froides, désormais aussi intimidantes qu’un glaïeul. Gloire au guerrier herboriste. Avant chaque « boss » il est donc impératif de battre la campagne à pinces, pestant sur ces malheureuses 4 zones de transition qui hurlent sans cesse leur inutilité. Certes, un système d’ajustement de la difficulté existe, permettant d’ajouter aux quêtes des conditions supplémentaires et des buffs/debuffs, mais sa seule existence prouve une gestion expédiée d’un système ici mécanique, qui aurait dû se faire ressentir naturellement dans la progression.

FF explorers 3

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