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Test : Huawei P9

Android

Par Anh Phan le

Réglée comme une horloge chinoise, Huawei profite du Printemps, comme chaque année pour mettre à jour sa gamme P. Voici donc le P9, successeur du P8,...

Réglée comme une horloge chinoise, Huawei profite du Printemps, comme chaque année pour mettre à jour sa gamme P. Voici donc le P9, successeur du P8, un nouveau smartphone Premium surfant sur les acquis des excellents Nexus 6P et Mate 8.

Comme pour ses prédécesseurs, le Huawei P9 se veut être excellent dans le monde de la photo mobile. Aussi, cette année, Huawei propose un smartphone dont la partie photo a été développé en partenariat avec la prestigieuse marque allemande d’appareils photo, Leica.

Ainsi, le Huawei P9 se positionne face aux ténors des smartphones haut de gamme tels que les Samsung Galaxy S7, Apple iPhone 6s ou plus récemment le HTC 10. Et pour se différencier de ses concurrents, c’est au niveau de la photo que le Huawei P9 innove avec non pas un mais deux appareils photos équipés d’objectifs Leica.

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Les Caractéristiques et le Packaging

Pour rappel sur les caractéristiques, le nouveau Huawei P9 vous propose :

– Android 6.0.1 Marshmallow
– Surcouche Emotion UI 4.11
– Ecran IPS de 5,2″ Full HD
– Résolution Full HD de 1080×1920 (423ppp)
– Boîtier aluminium
– Processeur 64bits octa-core Kirin 955 (4x Cortex-A72 à 2,5Ghz + 4 x Cortex-A53 à 1,8Ghz + Micro-Core I5)
– GPU MAli T880 MP4
– 32Go de mémoire interne
– Port mémoire MicroSD (jusqu’à 200Go)
– 3Go de RAM
– Appareil Photo avec deux capteurs Sony de 12 Mégapixels, le premier est couleur, l’autre est monochrome
– ISP Dual-Core
– AF Hybride combinant AF Laser, détection de contraste et détection de profondeur
– Flash LED Dual-Tone
– Deux objectifs grand angle Leica Summarit ASPH de 27mm avec une ouverture F/2.2
– Enregistrement de vidéos jusqu’en 1080p/60
– Caméra visio avec un capteur de 8 Mégapixels et un objectif dont l’ouverture est de F/1.9
– 3G/3G+, H+, 4G LTE Cat 6
– Port nano-SIM
– WiFi a/b/g/n/ac (2.4GHz et 5GHz)
– Bluetooth 4.2, NFC, A-GPS+GLONASS, ANT+, DNLA, Miracast (WiFi Direct)
– Port USB 3.0 Type-C
– Baromètre, Gyroscope, Accéléromètre
– Capteur de proximité et de luminosité
– Capteur d’empreintes digitales 3D avec une sécurité de Niveau 4
– Batterie de 3000 mAh
– Recharge rapide
– Taille de 145×70,9×6,95mm
– Poids de 144g. 

Huawei a toujours préféré le noir au blanc, mais pour ce P9, le packaging sera blanc dans une boîte plate assez classique en soi. Sans surprise, on retrouve un chargeur USB, un câble USB Type-C vers Type-A (qu’on préfère au câble USB Type-C vers Type-C en attendant que la transition se fasse chez les utilisateurs), des notices pour une première prise en main et de simples écouteurs/kits mains-libres.

Pour son prix, comptez officiellement 549€ hors abonnement pour la version 32Go/3Go. Il existe aussi une version 64Go/4Go mais elle ne sera pas commercialisée en France. Je trouve dommage que Huawei n’aie toujours pas choisi de standardiser les 4Go de RAM. Oui, 3Go, c’est bien, mais je ne vois pas pourquoi le passage de 32Go à 64Go de mémoire interne (ou vice-versa) influe sur la quantité de RAM. Par contre, son positionnement prix reste très avantageux par rapport à la concurrence directe.

[nextpage title=”Design”]

Après quelques temps avec le Mate 8 qui nous avait bien convaincu, prendre en main le P9 permet de revenir à une prise en main plus classique avec un smartphone qui propose une taille normale. On est loin des smartphones XL et ce n’est pas plus mal. Personnellement, si je ne suis pas le premier défenseur des smartphones XL avec une dalle de 5,5″ et plus, je ne suis pas non plus pour le retour vers des smartphones avec une dalle de 4″ comme le très récent iPhone SE. Je fais toujours partie de ceux qui croient au smartphone avec un écran avec une diagonale de 5″ jusqu’à 5.2″

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Une des premières choses qui surprend en découvrant le P9 est la finesse des bords d’écran sur la droite et la gauche, c’est assez surprenant et de toutes les personnes à qui j’ai présenté le smartphone, tout le monde imaginait que c’était un petite smartphone, plus petit même que l’iPhone 6s. L’écran est bien évidemment 2,5D (vous savez, c’est le terme pour dire que les bords de l’écran sont arrondis). Pour le capteur biométrique, il n’est plus rond comme sur le Nexus 6P ou le Mate 8, il est carré et ce n’est pas plus mal, je préfère parce qu’on le détecte plus facilement.

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On retrouve ainsi un écran de IPS de 5,2″ dans un encombrement relativement réduit pour notre plus grand plaisir. Pour ce qui est de la finition, l’écran 2,5D est accompagné d’une coque en aluminium brossé avec des tranches légèrement arrondies et biseautées. On atteint pas l’arrondi d’un iPhone 6s par exemple, ce qui permet une meilleure préhension de l’appareil. Le smartphone est vraiment super fin et j’avais peur que ça puisse impacter non seulement la prise en main mais aussi la batterie. On y reviendra plus tard pour la batterie mais il n’y a finalement pas d’inquiétude de ce côté là. En parlant de design général, c’est assez classique en soi mais j’ai vraiment aimé l’inspiration du Nexus 6P avec les APN situés dans cette bande noire. Certains peuvent ne pas aimer mais je trouve que cela donne une identité au Huawei P9, surtout à l’ère où tout se ressemble plus ou moins. En plus de cela, la marque Leica apparaît dans cette bande noire et ce n’est pas plus mal, ma foi et si cela reste propre, Huawei n’a pas pris spécialement de risques, c’est dommage quand on sait que la marque peut faire mieux pour sûr.

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Du côté de la description physique, on retrouve ainsi en haut de l’écran le premier haut-parleur avec, dans le coin en haut à droite, une LED de notification dissimulée dans le plastique, et à gauche la caméra frontale avec un capteur rétro-éclairé de 8 Mégapixels. Pour ce qui est des capteurs de proximité et de luminosité, très honnêtement, je ne sais pas du tout où ils se trouvent mais ils doivent être dissimulés dans le plastique. Le logo Huawei est en bas de la façade et est assez discret. Sur la tranche de gauche se trouvent donc la trappe avec le port nano-SIM et le port Micro-SD. Sur la tranche du haut, on retrouve un premier micro et sur la tranche du bas, on retrouve la prise Jack, le port USB Type-C (enfin !), un second micro et le haut-parleur mono. Du côté de la tranche droite se trouvent le bouton de mise sous tension et/ou de veille avec les boutons de volume. On remarquera la texture sur le bouton de veille qui permet de le différencier des boutons de volume. Pratique.

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Au niveau du dos, vous retrouvez bien évidemment les deux appareils photo de 12 Mégapixels et le partenariat Leica, le tout dans une partie en verre qui n’est pas sans rappeler le Google Nexus 6. En dessous se trouve le capteur biométrique de forme carré. Vous avez juste à poser votre doigt pour déverrouiller le smartphone. La configuration est assez classique maintenant et l’utilisation au quotidien se passe sans aucun soucis. Huawei, pendant la conférence de presse, avait insisté sur le fait que c’était un nouveau capteur avec une sécurité 3D de niveau 4. Si je ne sais pas trop comment mesurer cette nouvelle sécurité, je peux vous dire que le nouveau capteur est super rapide, si bien qu’on retrouve des performances similaires aux Nexus 6P et Mate 8.

[nextpage title=”Affichage et Son”]

On est en 2016 et quand on parle de smartphone haut de gamme, on parle d’écran avec une définition Quad HD, sauf chez Apple… Et Huawei. En effet, Huawei a choisi de n’équiper son nouveau P9 que d’un écran IPS de 5,2” avec une définition Full HD soit une densité de 423ppp, ce qui peut paraître faible par rapport à la concurrence avec leurs écrans dont la densité se situe entre 500ppp et 600ppp.

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Dans la pratique, vous ne verrez jamais vraiment de différence à l’œil nu et je n’ai pas eu à me plaindre au quotidien. Avec cette densité de 423ppp, on ne voit pas les pixels à l’oeil nu et la dalle IPS rend bien justice aux angles de visions et à la colorimétrie. On est bien évidemment loin des contrastes de l’OLED et on regrettera une gestion automatique de la luminosité toujours un peu trop aléatoire. De mes usages, je m’en suis servi pour lire des des livres électroniques et très honnêtement, je n’ai pas eu à me plaindre de la finesse d’affichage ou autre. En fait, le seul intérêt actuel pour moi, c’est l’utilisation de la Réalité Virtuelle qui permettrait une plus grande finesse. Maintenant, même avec une dalle Quad HD, vous verrez les pixels dans un casque VR. Il faudrait des écrans 4K pour ne plus voir de pixels.

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Côté son, le Huawei P9Mate 8 propose un haut-parleur sur la tranche basse de l’appareil, ce qui vous donne un son mono des plus classiques. Le volume sonore est plutôt bien contenu si bien qu’avec des vidéos Youtube par exemple, le son ne sature pas trop à pleine puissance. Aussi, ça sera plus que suffisant pour les vidéos Youtube, du Snapchat et autres joyeusetés sur le net dans un milieu calme mais ne pensez même pas à vous faire une série ou un film sans une enceinte externe ou des écouteurs. 

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Pour ce qui est de l’applicatif audio, si on retrouve bien évidemment Google Play Music, Huawei vous propose aussi son application maison qui s’avère assez classique dans l’absolu et comme chez Samsung, elle vous permettra de naviguer dans vos musiques par dossiers. Pratique. Maintenant, je vous avouerai que je ne l’ai pas tellement utilisé si ce n’est pour tester quelques fichiers FLAC. Tout marche très bien mais j’ai noté une saccade dans l’écoute de la musique à chaque fois qu’on utilisait le smartphone comme lancer une application. Ce n’est pas trop grave dans l’absolu mais clairement, les puristes n’aimeront pas ces micro-coupures à chaque fois qu’on fera quelque chose sur le smartphone en écoutant de la musique. Du côté de la qualité d’écoute lors des conversations téléphoniques, je n’ai pas eu de problème particulier et j’ai eu droit à des conversations claires et donc une bonne réception. 

[nextpage title=”Utilisation, EMUI et Performances”]

On a découvert le processeur maison de Huawei, le Kirin 950 avec le Mate 8 en janvier dernier. Le Huawei P9 est équipé d’un processeur Kirin 955 qui est en fait une petite évolution du Kirin 950 avec une gravure en 16nm mais surtout une fréquence un peu plus élevé pour les Cortex A-72. Si, dans les benchmarks, le Huawei P9 propose des scores élevés, on réalise, comme ce fut le cas avec le Mate 8, que certaines applications (souvent les jeux) ne sont pas forcément optimisées. Cela, à notre avis, est plus lié aux développeurs, qui ne cherchent pas encore à optimiser leurs applications pour les processeurs de Huawei, préférant plutôt se concentrer éventuellement sur les processeurs de Qualcomm, Intel ou Samsung. Maintenant, pour relativiser, ce n’est pas gênant au quotidien et cela ne concerne que certaines applications gourmandes comme les jeux.

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J’ai utilisé le Huawei P9 avec un nombre conséquents d’applications et jamais je n’ai senti de gêne au niveau de la chaleur, on est loin de certains processeurs concurrents qui chauffent plus que la normale. Tout ça pour vous dire que dans un usage quotidien, vous n’aurez clairement pas à vous plaindre. Aussi, je vous laisse voir les résultats dans les différentes applications telles que GeekBench, 3D Mark ou encore PC Mark. Mais très honnêtement, je ne fais plus vraiment attention aux benchmarks maintenant puisque la puissance que l’on a dans les smartphones haut de gamme dépassent les besoins dans un usage quotidien et régulier.

Le Huawei P9 est livré avec Android 6.0.1 Marshmallow ainsi qu’une surcouche Emotion UI 4.1 (ou EMUI 4.1 pour les intimes). Dans l’expérience utilisateur, on se rapproche énormément de l’interface utilisateur d’iOS. On aime ou on n’aime pas, mais perso, j’aurais préféré la présence d’un tiroir d’application et ne pas avoir à gérer toutes les icônes sur le bureau, même si EMUI propose toujours la fonction pour cacher des icônes au cas où. On notera enfin, depuis le Mate 8, la possibilité d’utiliser n’importe quel lanceur. J’en ai profité pour utiliser plutôt le Lanceur Google et retrouver ainsi une expérience proche d’Android Stock, malgré des icônes très Huawei et donc pas toujours de bons goûts AMHA.

On remarquera qu’en dehors de cette similitude avec iOS, Huawei a eu la bonne idée de ne pas pré-charger des applications souvent inutiles et vous laisse ainsi le choix de faire votre marché sur le Google Play Store. Il y a quelques applications pré-installées comme Twitter mais cela me va puisque j’utilise l’application. Par contre, ça n’a pas été corrigé depuis le Mate 8 mais il y a quelques fonctions relativement insupportables dans EMUI et qui ne servent pas à grand chose. On notera par exemple la gestion de l’énergie qui vous signalera tout le temps les applications un peu trop gourmandes, et ce, même si vous êtes en train de les utiliser. Cela pollue la barre de notifications.

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On retrouve aussi la technologie Knuckle qui permet et double cliquer sur l’écran avec deux doigts pour faire une capture photo ou vidéo. Perso, je ne l’ai que rarement utilisée, ce n’est pas super pratique en fait et je préfère de loin le raccourci bouton de veille et bouton de volume bas (haut pour une capture vidéo). On retrouve également le multi-fenêtrage et la possibilité de réduire l’affichage pour l’utilisation à une main sans oublier l’application Santé pour compter le nombre de pas et qui est apparu avec la mise à jour de la semaine dernière. On finira sur la possibilité d’ajouter quelques fonctions au capteur biométrique comme la prise de photo (pratique en selfie) ou de faire apparaître la barre de notifications via un geste vers le bas sur le capteur.

[nextpage title=”Autonomie”]

Il est vrai que depuis un certain temps, tous les smartphones haut de gamme nous proposent une autonomie plus qu’honnête. Ainsi, on nous assure la journée d’autonomie et si on est du genre économe, on peut se diriger vers les deux jours d’autonomie. Je vous avouerai que j’avais un peu peur avec la finesse de l’appareil lors de ma première prise en main.

Ma dernière référence était le Huawei Mate 8 avec sa batterie de 4000mAh. Bien évidemment, je n’en attendais pas tant avec le Huawei P9 et bien je vous rassurer maintenant puisque vous aurez droit à votre journée complète et ce, quelque soit votre utilisation. Vous vous imaginez bien qu’avec le P9, je n’ai pas hésité à prendre beaucoup de photos en plus d’une utilisation plutôt soutenue.

Dans le cas d’une journée très soutenue :

Une journée plus calme :

Une autre journée plus soutenue :

Et enfin, une autre journée plus calme :

Au final, je vous avouerai que je ne regarde plus trop l’autonomie du P9. Je sais maintenant qu’il ne me lâchera pas avant la fin de soirée et c’est ce qui m’importe le plus. Je tiens à rappeler que je n’ai jamais utilisé le mode économie d’énergie. On remerciera non seulement la batterie et Android 6.0 Marshmallow avec sa meilleure gestion de l’énergie, mais on n’oublie pas l’écran qui n’est “que” Full HD et non Quad HD, ce qui lui permet de moins consommer.

[nextpage title=”Photo et Vidéo”]

Concernant la photo, comme vous le savez déjà, Huawei a décidé de collaborer avec Leica pour le développement du P9 et cela fait déjà plus d’un an que la marque chinoise travaille avec la marque allemande. Le résultat est ce double appareil photo avec deux capteurs Sony de 12 Mégapixels et deux objectifs 27mm Summarit ASPH de Leica proposant une ouverture de F/2.2 . Alors que LG a choisi une approche permettant plutôt de “zoomer” avec ses deux appareils photo (un standard et un très grand angle), Huawei a suivi la logique Leica en proposant un capteur couleur et un capteur monochrome sans les filtres RGB. Résultat des courses, on se retrouve avec des photos en noir & blanc avec une profondeur sans précédent dans le monde des smartphones.

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En effet, dans le monde de la photo, il y a une très grosse différence entre une photo couleur convertie en noir & blanc et une photo directement capturée en noir & blanc. C’est pour cela d’ailleurs que Leica propose dans ses appareils le Leica M Monochrom qui ne prend que des photos en noir & blanc. Ainsi, les photos capturées en noir et blanc ont un rendu très flatteur et très Leica avec des contrastes importants, si bien que pour certaines photo, on a limite l’impression d’avoir des photos sous-exposées. Pour les photos couleurs, quand la luminosité répond présente, les photos sont bien contrastées et détaillées (même si ça lisse encore trop à mon avis). Je regrette juste que le P9 n’intègre pas de stabilisateur optique, cela aurait pu être utile, surtout pour les vidéos. Dans des conditions de faible luminosité et pour les photos en couleur, le Huawei P9 ne s’en sort pas trop mal dans l’absolu mais clairement, ça manque de détail et on se retrouve, en zoomant, avec des pâtés de pixels pas très flatteur. Le Samsung Galaxy S7 ou le très récent HTC 10 s’en sortent bien mieux. Par contre, en noir et blanc, les résultats sont bluffants et on réalise à quel point un filtre RGB impacte sur la capture de la lumière.

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Mais l’avantage du double appareil photo ne s’arrête pas là puisque cela permet au P9 de bien mieux gérer la profondeur. C’est un peu le même principe que HTC avait inauguré avec son deuxième capteur sur le One (M8) qui ne prenait pas de photo mais qui permet de très bien gérer la profondeur de champ et donc gérer la mise au point après la prise de vue. D’ailleurs, c’était là la grosse différence avec les Lumia de Microsoft ou les Samsung qui prenaient, en gros, une succession de photo sur différents plans de mise au point alors que le HTC avait l’information dans le fichier photo. C’est apparemment le cas avec le Huawei P9 mais la marque chinoise a poussé un peu plus loin en permettant de gérer l’ouverture pour avoir plus ou moins de flous (d’arrière-plan ou d’avant-plan). On a forcément testé et si ça marche plutôt pas mal, j’ai trouvé que la post-production en faisait peut-être un peu trop mais ça va vous permettre de bien vous amuser et de comprendre la photo. Je trouve par contre dommage que le Huawei P9 puisse pas utiliser les deux capteurs ensemble afin de capter plus de luminosité pour des prises de vues classiques. Il faudra donc passer par ce mode “Focus” et d’après la marque chinoise, on se retrouve, en post-production, avec 90% de lumière captée en plus par rapport à un Samsung Galaxy S7 et 270% de plus par rapport à un Apple iPhone 6s.

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Du coté des selfies, on retrouve un capteur de 8 Mégapixels avec un objectif dont l’ouverture est de F/2.4. N’oubliez pas de désactiver ce satané mode photo, je le répète, les photos avec du fond de teint automatique, c’est ignoble mais vraiment 🙂 Du côté de l’application en elle-même, je l’ai trouvé assez bien faite et accessible, surtout avec le “Mode Professionnel” qui est accessible directement depuis l’interface de prise de vue automatique. Il n’y a plus à passer par un mode à part, c’est un gain de temps appréciable. Bien évidemment, vous pourrez tout régler, la gestion de fichiers RAW, de la balance des blancs à l’ouverture, etc. Après, on retrouve bien évidemment tous les modes qu’on a vu apparaitre avec les précédents smartphone Huawei comme le Light Painting, le TimeLapse, etc.
Concernant l’AutoFocus, le Huawei P9 combine non seulement la détection de contraste mais aussi la détection de profondeur grâce aux deux capteurs mais aussi un autofocus laser. Du coup, la mise au point reste rapide. Par contre, là où le bât blesse, c’est au niveau du déclenchement qui n’est pas forcément instantané. Quand on ne le sait pas, on peut se retrouver avec des flous de bougés ! Tout cela reste bien évidemment purement logiciel et Huawei devrait proposer un correctif prochainement. On testera bien évidemment avec un autre P9 dès que cela sera possible.

Voici quelques exemples de photos pour vous faire une meilleure idée :

Huawei P9 Photos de Test

Côté vidéo, je vous rappelle que le Huawei P9 ne vous propose pas de stabilisation optique et surtout, vous ne pourrez pas filmer en 4K. Dans la pratique, je ne filme toujours pas en 4K et même si je trouve dommage que Huawei n’ait pas intégré la 4K, ce ne m’a gêné en vrai. C’est juste une question de principe parce qu’en Full HD, le Huawei P9 s’en sort plutôt bien, et ce, sans stabilisation.

Pour conclure sur la partie photo. Si vous vous basez sur de la photo couleur classique, le Samsung Galaxy S7 et le HTC 10, pour ne citer qu’eux, restent un cran dessus grâce à leurs meilleures performances en basse luminosité. Par contre, si vous voulez faire de la photo en exploitant le noir et blanc, le Huawei P9 devient un outil sans comparaison, un vrai jouet pour photographe amateur. Personnellement, j’adore le rendu des photos en noir et blanc du P9. Je suis bluffé à chaque capture et c’est bien l’essentiel.

[nextpage title=”Galerie et Conclusion”]





Notre avis

Après les Mate 8 et Nexus 6P, le Huawei P9 représente un nouveau pas dans la bonne direction que prend la marque chinoise et ça l’est encore plus en comparaison du P8 de l’année dernière.

Performant dans un usage classique, original dans le monde de la photo, le Huawei P9 se permet en plus d’être proposer à un prix bien moindre par rapport à ses concurrents directs. Dans l’absolu, le Huawei est un excellent smartphone et tout dépendra de votre utilisation autour de la photo. Si vous êtes un enthousiaste de la photo, il se peut que vous puissiez considérer le P9 au dessus du lot. Si ce n’est pas le cas, la concurrence sera dure pour Huawei et ce, alors que le P9 répond très biens à toutes les attentes.

9 / 10