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Test Marvel Tōkon : Fighting Souls : le jeu de combat ultime pour les fans de Marvel, vraiment ?

Marvel Tōkon : Fighting Souls est là depuis une petite semaine déjà et il est temps pour nous de vous dévoiler notre test final. Après une version preview qui nous avait séduit et une beta ouverte qui avait enchanté pas mal de joueurs, le dernier-né des studios Arc System Works devait relever un dernier challenge : confirmer et rassurer sur son parti pris d’être un jeu en équipe différent, exigeant mais quand même accessible à tous.

Marvel a de nouveau le vent en poupe en ce moment. Au cinéma, Spider-Man : Brand New Day a tout cassé au box-office dès sa première semaine d’exploitation en salles. Avengers : Doomsday est le film le plus attendu de l’année. Et côté jeu vidéo, la firme américaine ne se porte pas trop mal côté projets. Marvel Rivals continue de s’entretenir saison après saison, Wolverine arrive dans un peu moins d’un mois et depuis une petite semaine, Marvel Tōkon : Fighting Souls est dans les bacs. Un contexte forcément favorable pour le nouveau jeu de combat développé par Arc System Works.

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D’autant que ce dernier est particulièrement attendu. Déjà en raison de la renommée du studio, papa de Dragon Ball Fighter Z, ou encore de Guilty Gear Strive, deux licences qui parlent aux fans de jeux de baston (et pas que), autant pour leur réalisation, leur solidité technique, leur profondeur de gameplay et le challenge qu’ils proposent. Ensuite, Tōkon reprend un flambeau abandonné il y a quelques années, celui des jeux de combat Marvel. Forcément, on pense à l’âge d’or de la licence Marvel vs Capcom, au temps où l’éditeur japonais avait donné ses lettres de noblesse dans l’univers du bourre-pif à Iron Man, Captain America, Wolverine ou encore Dr Doom.

Une barre de vie pour les guider tous

Alors forcément, quand Tōkon arrive avec sa casquette de nouveau Tag Fighter (jeux de combat en équipe dans lequel un joueur peut diriger plusieurs personnages et intervertir en cours de partie), on ne peut s’empêcher de penser à Marvel vs Capcom. Mais finalement, hormis quelques personnages communs, les deux jeux ne se ressemblent absolument pas. Mieux, ils n’épousent pas du tout la même structure. Tōkon est un jeu de combat en 4 vs 4, qui a la singularité de proposer une seule et même barre de vie pour toute l’équipe. En clair, peu importe le personnage que vous dirigez à l’écran, sa barre de vie est partagée avec les trois autres. Si vous perdez, les autres combattants en réserve ne rentrent pas. Et par conséquent, la barre de vie d’un perso ne peut logiquement pas remonter toute seule s’il est en réserve, comme c’est le cas d’habitude, puisqu’il n’y a pas de réserve.

Ghost Rider Tokon
© Le Journal du Geek

La mécanique repose donc sur la façon dont vous allez intégrer les membres de votre squad pendant le combat. Le choix de votre équipe est donc primordial, notamment celui des deux premiers membres puisque l’un d’entre eux sera votre combattant à l’écran, l’autre servira d’assist. Bien connaître le perso que l’on joue sera donc très important, d’autant que le reste de l’équipe ne sera accessible qu’après avoir réalisé certaines actions. Les niveaux de Tōkon s’étendent sur plusieurs zones et pour les rejoindre, il faudra briser le mur qui les sépare, situé à chaque extrémité de l’écran. Une choppe, un combo spécifique et le tour est joué et la zone ainsi rejointe permet automatiquement au joueur ayant réalisé l’action de débloquer un nouveau perso de sa squad. Bref, pour avoir l’intégralité de son équipe, il faudra la mériter. Les combats étant en trois rounds gagnants, et l’idée dans Tōkon étant d’offrir le maximum de possibilités aux deux joueurs, celui qui perd un round débloque également un de ses persos.

Assist party

On le répète, mais le choix des persos est primordial dans le jeu et il l’est d’autant plus qu’il va déterminer comment ces derniers vont venir s’insérer dans vos combos ou vous aider à l’écran. Les assists ont des rôles prédéfinis selon l’ordre dans lequel vous les choisissez. Le premier est un tireur de projectile à mi-distance. Le deuxième est un anti-air – il repousse donc les attaques aériennes – et peut servir de launcher pour vos combos. Le troisième et dernier assist vient soutenir une zone de combat et peut servir à mettre la pression, notamment sur un adversaire bloqué dans un coin. Cette répartition des rôles est tout sauf gratuite, c’est en grande partie elle qui va déterminer comment votre équipe va se comporter lors des rounds et comment vous allez devoir établir votre stratégie.

Carnage Tokon
© Le Journal du Geek

Tōkon est un jeu d’assists et il l’est de façon intégrale. Si le jeu est des plus accessibles en termes de jouabilité et a été pensé pour plaire au plus grand nombre – on y reviendra – il devient très vite indispensable de comprendre et d’intégrer vos équipiers dans vos attaques, vos schémas de jeu et vos combos pour espérer l’emporter. Le jeu en ligne, le mode Arcade et le mode Survie, notamment et sa centaine de combats pour en voir le bout, sont des bons laboratoires pour intégrer la mécanique ou comprendre la technique Tōkon, qui permet de déclencher une super-attaque commune, ainsi que les contres avec assist ou certaines attaques propres à mettre la pression. Quant au mode Entraînement et à son défi de combos, c’est véritablement lui qui va permettre au joueur de franchir des paliers, d’améliorer sa maîtrise de son perso et de son équipe et surtout, pouvoir placer des enchaînements de coups à rallonge.

Facile à prendre en main et vraiment joli à regarder

On parlait de simplicité. Tōkon l’est totalement dans son approche. Trois boutons, un pour chaque type de coups (faible, moyen et fort) et un quatrième, associé à une direction, qui permet de déclencher les coups spéciaux de votre personnage, notamment pour les allergiques des quarts de cercle. Les combos les plus simples peuvent se réaliser grâce au spam d’une seule touche, donnant place à des enchaînements de coups plus ou moins puissants selon la touche répétée et qui se terminent tous par une super attaque, dont le niveau de ressources varie en fonction, là encore, de la puissance choisie. Manette en main, tout s’imbrique parfaitement et le jeu est on ne peut plus fluide à contrôler. D’ailleurs, à ce propos, hormis un coup ou deux, on n’a eu aucun ralentissement pendant les combats sur PlayStation 5. La version PC de Tōkon, elle, a souffert de nombreux soucis à l’allumage, soucis en passe d’être réglés.

Hulkbuster Tokon
© Le Journal du Geek

Le bonheur de jouer est aussi garanti et motivé par la qualité du titre en lui-même. On connaît le boulot que peut abattre Arc System Works en termes de graphismes et d’adaptations de licences. Mais force est de constater que la barre a été mise très, très haute là. On peut ne pas aimer le look japanime des persos Marvel dans le jeu mais on ne peut que saluer le travail fourni, la direction artistique générale et les nombreuses références aux comics. Les easter eggs pleuvent à foison dans le jeu et le diable est dans le détail. Les stages fourmillent de références en tout genre et sont particulièrement vivants, avec des persos au second plan et même des animations qui varient d’un round à l’autre. Deadpool est d’ailleurs le perso qui représente le mieux ce qu’Arc System Works a voulu faire en termes d’hommage. Non seulement il est fidèle à lui-même et casse le quatrième mur en permanence… mais, en plus, il est un mélange de plusieurs jeux, avec des animations toutes tirées d’une célèbre licence de jeux de combat. Impressionnant, drôle et immersif, tout simplement.

Un mode Histoire qui fait honneur à la maison Maison Marvel et aux dessinateurs

Reste le contenu. Et à ce niveau-là aussi, Tōkon ne déçoit pas. Le mode Histoire est un mélange de cinématiques et de pages de BD que l’on feuillette, avec des cases qui bougent et des dialogues dynamiques. Chaque équipe du jeu, les Fighting Avengers, les Samouraï Outriders, les Unbreakable X-Men, les Amazing Guardians et les Chevaliers de Fatalis, a sa propre histoire, centrée autour de son leader (Captain America, Spider-Man, Fatalis, Storm et Ghost Rider). Le système est toujours le même : on affronte quelques-uns des persos que l’on va recruter, puis la Promotrice pour avoir droit de participer au tournoi du Champion. On peut se frotter à ce dernier une fois toutes les autres équipes battues. Et le champion est plutôt coriace puisqu’il faut l’affronter trois fois et dans trois versions différentes, avec un niveau de difficulté particulièrement conséquent.

Histoire Tokon
© Le Journal du Geek

Toutes les histoires ne se valent pas mais elles ont le mérite de suivre une structure digne d’un comic-book. Certaines sont tout de même particulièrement bien écrites, comme Doom, Spider-Man ou encore Ghost Rider. Les thèmes propres à l’univers des personnages sont présents, comme la lutte pour l’acceptation des mutants pour les X-Men, par exemple. À chaque fois et pour chaque histoire, un dessinateur différent s’est collé à l’exercice et le rendu est vraiment génial. Non, sérieusement, le mode Histoire vaut le détour, d’autant qu’il sert, là aussi, de mini tuto pour les personnages et pour les mécaniques de jeu.

Un tuto qui aurait mérité d’être revu tout de même

Le principal défaut du jeu, parce qu’on y vient, c’est finalement la façon dont ce tutoriel est placé et imposé au joueur. Dès les premières minutes, le jeu nous propose de nous guider mais il le fait mal, car il n’y aucune notion de palier à franchir. On nous abreuve d’infos, point. Le mode Histoire et ses objectifs à réaliser permet déjà de mieux comprendre (un peu) les persos, leurs coups spéciaux et la façon de les placer. Mais c’est finalement le mode Entraînement qui va servir de salle du temps pour les joueurs et leur permettre de tout comprendre et de progresser. Le tuto de début de jeu a le souci d’être indigeste, long et peu intuitif, avec la plupart des mécaniques qui ne reviendront pas spontanément ensuite.

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Lobby Tokon
© Le Journal du Geek

Pour autant, Tōkon est bien la promesse attendue. Celui d’un jeu de combat pour tous et qui se veut le plus simple et accessible d’entrée, pour mieux se complexifier et amener le joueur à progresser, comme l’était à sa sortie et l’est toujours Street Fighter 6. Il n’est pas une suite de Marvel vs Capcom, il n’a jamais revendiqué ce rôle et il vient avec son identité propre. Celle qui lui vaut d’être un des jeux de cette année 2026, assurément.

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Notre avis

Marvel Tōkon : Fighting Souls est bien le banger de cet été 2026. Le jeu spectaculaire qu'on nous avait promis, avec une courbe d'apprentissage folle, un défi à la mesure des habitués et un challenge progressif pour les non-initiés. Il est avant tout et surtout une formidable lettre d'amour aux fans des productions Marvel et offre, même, avec son mode Histoire, un terrain d'expression à des dessinateurs plutôt peu habitués aux comics. Tout n'est pas parfait, la copie n'est pas irréprochable pour autant mais on prend beaucoup de plaisir à jouer et à progresser. Surtout, Tōkon réinvente la mécanique du jeu en équipes, avec le défi constant pour le joueur de s'adapter à la fois aux règles du jeu mais aussi au schéma de jeu adverse. Du très, très bon, à condition de bien prendre le temps d'en comprendre les spécificités.
Note : 9.5  /  10

Les plus

  • Particulièrement beau à jouer et à regarder
  • La prise en main, rapide et intuitive
  • Un vrai jeu d'équipe, une fois les mécaniques comprises
  • Un vrai gap d'apprentissage
  • Un mode Histoire qui fait honneur aux persos et à leurs univers
  • Les coups et super coups des héros et vilains Marvel, fidèles à leurs versions comics
  • Des easter eggs à foison et un jeu interactif au possible
  • Un jeu de combat qui a toutes les qualités pour durer
  • Une mécanique autour de la barre de vie et de l'intégration des persos, qui révolutionne le genre
  • Le Tokon assemble, vraiment jouissif à placer

Les moins

  • Un tutoriel beaucoup trop encombrant et peu lisible
  • Des musiques peu marquantes
  • Une VF solide oui sauf sur les noms des attaques
  • La mécanique de switch des persos, un peu trop rigide par moments
  • Rapidement punitif en ligne, surtout si on n'a pas les bases d'assist

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