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Test MOVA V70 Ultra Complete : peut-on encore vraiment innover sur un robot aspirateur ?

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Un robot aspirateur en chasse désormais un autre. À peine le dernier flagship installé dans nos salons qu’un nouveau débarque avec plus de puissance, plus de capteurs, plus d’IA et la promesse, évidemment, de tout faire mieux.

Avec le MOVA V70 Ultra Complete, la question n’est donc plus vraiment de savoir s’il est plus technologique que son prédécesseur. Sur ce terrain, la réponse est presque acquise. La vraie question est devenue beaucoup plus intéressante : comment continuer à innover sur un produit déjà arrivé à un niveau de maturité aussi élevé ?

Et surtout, comment le faire utilement.

Parce qu’au-delà de la traditionnelle course aux chiffres, MOVA semble cette fois s’être attaqué à ces petites frustrations qui survivent encore à nos robots ultra-premium : les angles mal nettoyés, les pieds de meubles, les cheveux dans les brosses ou les zones que l’on finit encore soi-même à la main.

Alors, véritable progrès du quotidien ou nouvelle démonstration technologique ? C’est ce qu’on va vérifier.

Design et station — Toujours plus, mais pas forcément plus compliqué

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Visuellement, le V70 Ultra Complete reste très fidèle aux codes désormais bien installés du robot aspirateur premium : un châssis circulaire, une construction sérieuse, une station massive et suffisamment de capteurs pour donner l’impression qu’il pourrait cartographier votre salon avant même que vous ayez fini de brancher la prise.

MOVA apporte tout de même une évolution intéressante avec son LiDAR rétractable. Une fois abaissé, le robot descend à seulement 8,9 cm de hauteur, ce qui lui permet d’aller chercher la poussière sous davantage de meubles bas. Ce n’est pas spectaculaire sur une fiche technique, mais c’est typiquement le genre de petit progrès que l’on apprécie beaucoup plus après quelques semaines d’utilisation qu’au moment du déballage.

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La station, elle, reste imposante, mais concentre désormais presque tout ce qu’on attend d’un modèle haut de gamme : réservoir d’eau propre, récupération de l’eau sale, double compartiment pour le détergent et système complet de lavage et de séchage. Bref, une petite station-service pour robot ménager qui réclamera forcément sa place dans votre intérieur.

Mais la nouveauté la plus intéressante se cache ailleurs : MOVA abandonne enfin le traditionnel sac à poussière au profit de son système EcoCyclone. Le principe est simple : les déchets récupérés par le robot sont aspirés dans un collecteur réutilisable, prévu pour tenir plusieurs semaines avant d’être vidé et qui peut surtout être rincé directement sous l’eau.

Et mine de rien, c’est probablement l’une des évolutions les plus intelligentes de ce V70. Acheter un robot dont la raison d’être est de supprimer les corvées pour ensuite devoir se rappeler de commander des sacs propriétaires avait toujours quelque chose d’un peu contradictoire. Ici, on vide, on rince, on remet en place. Pas très spectaculaire, mais terriblement logique.

C’est d’ailleurs exactement le genre d’innovation qui va nous intéresser tout au long de ce test : moins celle qui impressionne sur la boîte que celle qui évite une petite contrainte supplémentaire au quotidien.

MaxiReachX — Enfin un robot qui nettoie autour des meubles

C’est probablement ici que le V70 Ultra Complete commence réellement à justifier son existence. Parce que pour aspirer le milieu d’un salon, soyons honnêtes, les robots haut de gamme n’ont plus grand-chose à prouver depuis un moment. Là où ils continuent en revanche à nous rappeler leurs limites, c’est dès qu’un mur, un pied de chaise ou un meuble vient compliquer leur belle trajectoire.

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MOVA avait déjà commencé à s’attaquer au problème avec ses brosses et serpillères déportables. Avec le système MaxiReachX du V70, la marque pousse le concept beaucoup plus loin : la brossette latérale peut désormais s’étendre jusqu’à 12 cm tandis que la serpillière arrière peut aller chercher une zone située jusqu’à 16 cm à côté du robot. Sur le papier, on pourrait facilement ranger ça dans la catégorie des nouveautés conçues pour alimenter une présentation PowerPoint. À l’usage, c’est tout l’inverse.

Autour des pieds de chaise ou de table, le V70 ralentit, ajuste sa trajectoire et vient littéralement envelopper l’obstacle avec ses outils de nettoyage. La brossette passe devant, la serpillière se déploie derrière, et le robot insiste là où beaucoup de concurrents se contentent encore de dessiner un joli cercle de sécurité autour du mobilier. Même chose le long des plinthes ou sous certains meubles légèrement surélevés : son bras extensible va chercher des zones dans lesquelles le robot lui-même ne pourrait physiquement jamais entrer.

Évidemment, il ne faut pas imaginer un bras robotique capable de partir récupérer une chaussette sous le canapé à l’autre bout de la pièce. Les 12 et 16 cm annoncés restent liés à la géométrie du robot et à l’espace disponible autour de lui. Mais dans les situations quotidiennes, la différence est visible.

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Et surtout, elle répond à un vrai problème. Parce que le principal défaut d’un robot aspirateur n’est plus vraiment de mal nettoyer les grandes surfaces : c’est de vous obliger à revenir derrière lui pour terminer les quelques endroits qu’il n’a pas pu atteindre.

Le MaxiReachX ne les fait pas tous disparaître. Mais pour une fois, ces centimètres gagnés ne ressemblent pas à une simple bataille de chiffres. Ils réduisent réellement le nombre d’endroits où l’humain doit encore reprendre la main.

Et ça, pour le coup, ressemble beaucoup à une innovation utile.

Aspiration — 40 000 Pa, très bien… mais est-ce qu’on en avait besoin ?

40 000 Pa. Voilà, c’est posé.

À force, la course à la puissance sur les robots aspirateurs commence à ressembler à celle des mégapixels sur les smartphones : le chiffre grossit à chaque génération, impressionne sur la boîte, et finit par perdre un peu de son sens si on ne regarde pas ce qu’il donne réellement sur le terrain.

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Sur ce point, le V70 Ultra Complete a au moins le mérite de ne pas tricher. Dans le test des 100 grammes de saletés (un mélange volontairement peu glamour de poussière, sucre, sel, débris, morceaux plus lourds et autres joyeusetés du quotidien) il en récupère 95 grammes. Et surtout, il le fait aussi bien sur sol dur que sur tapis, avec très peu de résidus sur les zones effectivement parcourues.

C’est là que les 40 000 Pa deviennent intéressants. Non pas parce qu’ils pulvérisent un record abstrait, mais parce que cette puissance se traduit réellement en efficacité. Les particules fines disparaissent, les déchets plus lourds suivent, et le robot conserve suffisamment de réserve pour augmenter encore son aspiration lorsqu’il détecte un tapis.

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La brosse centrale TurboWave joue également un rôle important. Son système anti-enchevêtrement guide les cheveux et les poils vers l’extrémité de la brosse afin qu’ils soient aspirés plutôt que de venir s’y enrouler. C’est typiquement le genre de détail beaucoup moins vendeur qu’un énorme chiffre en Pascals, mais autrement plus appréciable quand on vit avec des cheveux longs ou un animal qui considère manifestement votre salon comme une zone officielle de mue.

Tout n’est pas parfait pour autant. Comme toujours avec une brosse latérale très énergique, quelques petites particules peuvent être projetées avant d’être récupérées lors d’un second passage. Et les performances restent évidemment dépendantes de la trajectoire : une zone que le robot décide, pour une raison ou une autre, de ne pas couvrir correctement restera sale, même avec toute la dépression du monde.

C’est finalement la meilleure manière de résumer l’aspiration du V70 : 40 000 Pa, c’est impressionnant, mais ce n’est pas le chiffre qui compte. Ce qui compte, c’est qu’ici, il sert vraiment à quelque chose.

Et dans un marché où la fiche technique adore parfois courir plus vite que l’usage, c’est déjà une bonne nouvelle.

Navigation et obstacles — L’essentiel, sans en faire des tonnes

Sur la navigation, le V70 Ultra Complete ne réserve pas vraiment de surprise, et c’est plutôt une bonne chose. Le robot se repère très bien, ralentit proprement à l’approche des obstacles et reconnaît jusqu’à 300 types d’objets grâce à son système AI SmartSight. Câbles, chaussures, chaussettes ou jouets sont généralement détectés sans difficulté.

La vraie nouveauté intéressante, c’est la possibilité d’ajouter certains objets spécifiques à reconnaître depuis l’application. Là, l’IA a un vrai intérêt : elle permet au robot de mieux s’adapter à votre intérieur plutôt que de simplement multiplier les fonctions gadgets.

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Tout n’est pas parfait pour autant. Les objets très plats ou très fins peuvent encore passer sous les radars, et le robot peut parfois rester un peu trop prudent autour d’une zone où un obstacle a déjà été détecté.

Mais dans l’ensemble, rien à signaler de préoccupant : le V70 navigue très bien, évite proprement ce qui traîne et demande peu de préparation avant de lancer un cycle. C’est exactement ce qu’on attend aujourd’hui d’un robot de ce niveau.

Franchissement et tapis — Le petit 4×4 du salon

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Le V70 Ultra Complete se montre également très à l’aise dans les intérieurs un peu compliqués. MOVA annonce un franchissement pouvant atteindre 9 cm en deux niveaux successifs, ce qui lui permet d’avaler sans trop de difficulté seuils de porte et petites différences de niveau. C’est plus nouveau mais ca reste impressionnant de le voir se redresser pour franchir le petit seuil de porte. 

La gestion des tapis est tout aussi complète : augmentation automatique de la puissance d’aspiration, relevage des serpillères, voire retour à la base pour les déposer complètement avant de revenir nettoyer les surfaces textiles. Chaque tapis peut en plus recevoir ses propres réglages dans l’application.

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Ce n’est pas la fonction la plus spectaculaire du V70, mais c’est exactement le genre d’automatisme qui compte : moins le robot a besoin de vous pour comprendre où il peut aller et comment il doit nettoyer, plus il mérite réellement son statut de robot autonome.

Lavage — Le meilleur des patins… au mauvais moment ?

C’est probablement la partie la plus intéressante du V70 Ultra Complete, parce qu’elle résume à elle seule le paradoxe du produit.

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MOVA pousse ici très loin le principe des serpillères rotatives. Elles exercent une pression importante sur le sol, tournent rapidement et profitent surtout du système MaxiReachX pour aller travailler plus loin sur les côtés, autour des pieds de meubles ou dans certaines zones qu’un système plus rigide ne peut tout simplement pas atteindre. Sur l’entretien quotidien, le résultat est excellent : traces fraîches, petites saletés collées, marques de passage, tout disparaît sans difficulté particulière. Sur des taches plus marquées, il faut parfois plusieurs passages, mais le robot finit généralement par obtenir un résultat très propre.

Le retour régulier à la station joue aussi un rôle important. Les serpillères ne restent pas sales pendant toute la durée du cycle : elles sont nettoyées périodiquement avant de repartir, ce qui limite le phénomène classique du patin qui finit par étaler une partie de ce qu’il vient de ramasser.

Le rouleau du Z60 garde malgré tout un avantage assez évident sur un point précis : le lavage pur. Son rinçage continu permet de conserver une surface de contact plus propre pendant toute la séance, là où des patins rotatifs doivent forcément repasser par la base pour être rincés. Sur une grande zone très sale, cette logique reste particulièrement convaincante.

Mais l’inverse est également vrai : le rouleau est plus contraint par sa forme. Il ne peut pas se déporter latéralement de la même manière qu’une serpillière MaxiReachX, ni aller épouser aussi facilement le contour d’un pied de chaise ou chercher quelques centimètres sous un meuble. Là où le Z60 privilégie la qualité du lavage sur la surface qu’il couvre, le V70 mise davantage sur la capacité à étendre cette surface de nettoyage.

C’est donc moins un duel avec un vainqueur évident que deux philosophies. Le rouleau reste selon moi plus convaincant pour laver en profondeur une grande surface continue. Les patins du V70, eux, gagnent en agilité et en couverture grâce à MaxiReachX.

Et c’est finalement ce qui rend le choix de MOVA intéressant : plutôt que d’abandonner les serpillères rotatives, la marque cherche encore à exploiter ce qu’elles savent faire de mieux. Le V70 n’est peut-être pas le futur unique du lavage robotisé, mais il montre qu’il reste encore de très bonnes raisons de ne pas enterrer les patins trop vite.

Station et entretien — L’autonomie, la vraie

Sur un robot de ce niveau, l’autonomie ne se mesure plus seulement en minutes de batterie. La vraie question, c’est surtout : combien de temps peut-on l’oublier ?

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La station du V70 Ultra Complete prend en charge presque tout : vidage du bac, lavage des serpillères à haute température, séchage à chaud, autonettoyage de la zone de lavage et gestion du détergent. Ajoutez à cela le collecteur EcoCyclone sans sac, et l’intervention humaine se résume essentiellement à remplir l’eau propre, vider l’eau sale et effectuer un peu d’entretien ponctuel.

C’est moins spectaculaire qu’un chiffre de puissance ou qu’un bras extensible, mais probablement beaucoup plus important au quotidien. Un robot devient vraiment intéressant le jour où l’on cesse de penser à lui.

Application — Beaucoup de possibilités, sans devoir tout utiliser

L’application MOVA Home reste l’une des plus complètes du marché : nettoyage par pièce ou par zone, réglages spécifiques pour les tapis, puissance d’aspiration, niveau d’eau, programmation, gestion des extensions MaxiReachX, obstacles détectés ou encore surveillance vidéo à distance.

La bonne nouvelle, c’est qu’on n’est pas obligé de passer sa vie dans les menus. Les automatismes font déjà très bien le travail et les réglages avancés restent là pour ceux qui aiment tout personnaliser.

C’est finalement le bon équilibre : suffisamment simple pour lancer un nettoyage sans réfléchir, suffisamment complet pour satisfaire ceux qui considèrent encore qu’un aspirateur robot mérite quinze minutes de configuration.

 

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