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[Impressions] Nous avons pu tester l’Omni : le tapis de réalité virtuelle

Par Corentin le

Le succès de l'Oculus Rift a incité de nombreuses personnes à se lancer dans la conception de leur propre accessoire de réalité virtuelle. L’Omni, qui vous...

Le succès de l’Oculus Rift a incité de nombreuses personnes à se lancer dans la conception de leur propre accessoire de réalité virtuelle. L’Omni, qui vous permet de « marcher » dans un jeu vidéo, fait partie de ces nouveaux accessoires.

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Le Virtuix Omni est l’une de ces succès story de la réalité virtuelle sur Kickstarter. Millionnaire alors qu’il n’en demandait pas tant (1,1 million de dollars sur 150 000 requis), ce tapis qui, couplé à l’Oculus Rift, allait nous permettre de simuler le déplacement à pied dans les jeux, sonnait comme la promesse d’une réalité virtuelle telle qu’on la concevait dans les années 90. C’est-à-dire une immersion entière, où tous les mouvements seraient retranscrits à l’écran et où le joueur aurait les mêmes sensations que s’il se déplaçait physiquement dans le jeu.

Un morceau de bois massif à 11 000 dollars

D’après Thomas, l’une des deux personnes qui nous ont aimablement proposé cette session sur l’appareil, il s’agit du seul Omni disponible dans toute l’Europe continentale. Ce prototype, encore peu avancé, date de l’automne dernier.

Il y en a un autre en Angleterre, mais ils veulent l’utiliser pour développer un programme d’entraînement militaire virtuel. Autant dire qu’il n’est pas facile d’y avoir accès.

Nous voilà donc devant la curiosité. Noir, massif, tout en bois et soutenu par une armature interne en métal, l’Omni est l’équivalent d’un vrai meuble. Il est lourd et encombrant. L’un des enjeux principaux du produit sera sa miniaturisation. « À terme, il pourra se replier très rapidement et tiendra sous le lit », nous soutient-on. On espère bien, car à l’heure actuelle, l’Omni ne trouvera pas sa place dans tous les salons et ne plaira pas à tout(es) les conjoint(es).

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Autre détail qui nous a interpellés, l’absence totale de câbles ou de composants électroniques. L’Omni n’est pour le moment rien de plus qu’un morceau de bois et de métal dénué de toute technologie. Étonnant, car ce « morceau » vaut quand même 11 000 dollars pour quiconque souhaite l’obtenir à des fins de développements, hôtel, billets d’avion et frais de ports pour le déplacer compris (environ 4 000 $ de frais). Victorien explique que ce prix élevé est une simple barrière pour que l’Omni reste entre personnes qui veulent travailler dessus.

Il s’agit d’un prix pour empêcher que n’importe qui l’achète. Ce prototype est fait pour les développeurs uniquement.

Sans capteurs au sol – ils seront disponibles dans la version définitive – c’est un Kinect première version qui va déterminer si l’utilisateur se déplace ou non. La technologie Kinect étant ce qu’elle est, notre expérience a surtout été marquée par le temps de latence de la caméra d’environ une demi-seconde quand on décide de se déplacer et par les difficultés pour elle de bien repérer nos jambes. De plus, Kinect permet uniquement à l’ordinateur de savoir si le joueur est en mouvement ou s’il est à l’arrêt. Il n’y a pas de demi-mesure.

Le seul moyen pour le jeu de savoir dans quelle direction se tourne le joueur est l’Oculus Rift. Il est donc tout à fait possible de changer de direction en marchant droit devant soi. Sans tourner la tête.

Toutefois, peut-être sommes-nous arrivés quelques jours trop tôt. En effet, nos hôtes ont reçu la veille un Razor Hydra qui va venir avantageusement remplacer un Kinect bien trop imprécis. Pour rappel, il s’agit d’un périphérique en 3 parties : une base et deux manettes qui ressemblent aux Nunchucks de la Wii. L’idée sera alors d’attacher une manette sur chacune des deux jambes de l’utilisateur. L’expérience devrait alors être beaucoup plus concluante.

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