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Test Star Wars Galactic Racer : on a parcouru le circuit, on a tenu la distance, et je te haïs… mais je t’adore

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Quand on est fan de Star Wars, en ce moment c’est manette en mains que la Force est avec la licence. Après un XCOM-like d’une belle tenue, voici que débarque Star Wars Galactic Racer et ses courses de pods qui va faire vibrer les moteurs de notre petit cœur.

Malgré un univers qui permet tout et n’importe quoi (on l’a vu rien que sur Disney+) et qui pourrait accoucher de sa propre version de No Man’s Sky (j’en rêve), Star Wars n’a pas connu de grande prise de risque en jeu vidéo depuis des décennies. D’ailleurs, les projets les plus “originaux” ont souvent été annoncés puis annulés, comme si la galaxie ne pouvait se contenter que d’un jeu d’action-aventure. Et puis soudain, il y a eu une perturbation dans la Force. Qu’elle est belle cette perturbation. Non seulement la franchise s’est enfin déclinée en XCOM-like avec l’excellent Zero Company qui continue de compter les billets verts (en espérant que le studio réembauche ses employés), mais elle s’apprête à ressusciter un genre plus de vingt-cinq ans après : le jeu de course. Et Star Wars : Galactic Racer entend bien piloter en tête.

Test Star Wars Galactic Racer : on a parcouru le circuit, on a tenu la distance, et je te haïs… mais je t'adore
© Fuse Games

Conçu par Fuse Games avec d’anciens de Need for Speed ou Burnout, Galactic Racer est le digne descendant de Star Wars Épisode I : Racer, sorti en 1999. Ce qui ne rajeunit personne, mais rappelle tellement de bons souvenirs. Ici, l’Empire vient d’être détruit et la Nouvelle République ne sait pas encore quoi faire de ses dix doigts. Une aubaine pour Darius Pax qui trouve comment se faire de l’argent en fondant la Ligue Galactique pour les pilotes de toute la galaxie. Sauf que le champion incontesté, Kestar Bool, menace de renverser le pouvoir. Pax fait alors appel à Shade (nous), un ancien pilote qui garde une sacrée dent contre Bool et son clan, afin de monter les échelons de la Ligue et d’arrêter Bool. Ah, et on croisera Sebulba.

Drive to survive

À partir de là, l’enjeu de la campagne va donc être de remporter différents défis entre course classique, course contre-la-montre, événements particuliers ou élimination. L’idée étant de choisir un embranchement de défis sur plusieurs planètes avant d’arriver à la qualification pour la Ligue, puis à d’autres défis sur d’autres planètes. On a eu une petite préférence pour l’élimination qui exclut les participants un à un en partant du moins rapide à chaque tour. Et si vous êtes éliminés, c’est bye bye la compétition. Ce qui met une pression constante là où arriver 10ᵉ à la course classique ne rapportera pas d’argent, mais ne vous empêche pas non plus de continuer.

Test Star Wars Galactic Racer : on a parcouru le circuit, on a tenu la distance, et je te haïs… mais je t'adore
© Fuse Games

Et c’est là qu’on arrive à un point très intéressant de Star Wars Galactic Racer : le système de roguelike. En gros, à chaque fois que vous êtes éliminés de la Ligue, vous repartez de zéro. Vraiment de zéro. Sauf que, comme un roguelike, vous pouvez vous servir d’une partie des gains cumulés et des récompenses débloquées (comme des gains de faveur ou des styles de pilotage) pour personnaliser votre prochaine participation et vous renforcer. En gros, plus vous perdez, plus vous revenez plus fort et pouvez tenter d’autres approches. Étant particulièrement peu doué aux jeux de course, autant vous dire que je suis revenu plus fort, plusieurs fois, avant même de passer l’étape de qualification.

Ce qui amène à parler de la difficulté : je ne vais pas le cacher, vu mon faible niveau, je me suis rapidement placé en mode “recrue”. Pour le coup, je trouve que Fuse Games a fait un joli travail puisque même en recrue, le challenge n’a pas été facile. Si vous êtes un pilote chevronné, vous allez donc en avoir pour votre argent en visant les trois autres modes de difficulté.

Test Star Wars Galactic Racer : on a parcouru le circuit, on a tenu la distance, et je te haïs… mais je t'adore
© Fuse Games

Là où on va, on n’a pas besoin de route !

De là, il faut que je vous touche un mot sur le gameplay (j’ai tellement réfléchi à mes transitions, quel génie !). Déjà, la sensation de vitesse est bien présente ! Quand on lance le pod à plein régime, surtout si on l’a équipé pour, on a l’impression d’être dans une vraie course de module où tout peut arriver. Et tout arrive ! Si vous pouvez vous planter dans le décor au moindre virage mal négocié ou obstacle mal anticipé, les autres concurrents ne se gêneront pas pour précipiter votre chute d’une petite poussette au bon moment. Évidemment, l’inverse est également vrai et selon votre style de pilotage, vous pourriez en être récompensé. Bouclier, armes, vous pouvez équiper votre pod de “capacités” d’attaque ou de défense pour qui vous regardera mal de trop près. D’ailleurs, le studio a pris soin de doter chaque participant d’une personnalité propre et vous pourrez les croiser avant les courses.

Test Star Wars Galactic Racer : on a parcouru le circuit, on a tenu la distance, et je te haïs… mais je t'adore
© Fuse Games

Concernant le sentiment de répétition, le jeu propose quatre véhicules customisables (le quatrième, un bonbon pour le fan, se débloque sur le tard et dans un contexte spécifique) à la maniabilité distincte. Sept planètes, entre cultes et inédites, proposent chacune différentes courses et à chaque retour en Ligue après une défaite, l’objectif peut avoir changé, tout comme les conditions météo (de nuit, les circuits prennent une toute autre aura). Évidemment, chaque planète possède ses propres spécificités : entre froid extrême rendant votre véhicule de plus en plus incontrôlable ou un acide corrosif, il n’y a pas que les concurrents qui sont dangereux. Sur chaque circuit, vous trouverez également plusieurs raccourcis ou embranchements, souvent à vos risques et périls. Bref, tout peut changer d’une course à l’autre et c’est ce qui rend l’expérience si grisante. J’ai eu beau me planter dans le décor encore et encore, j’y suis revenu à chaque fois par plaisir (et aussi parce que je suis têtu).

Et le multi dans tout ça ?

Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas eu l’opportunité d’affronter mes confrères puisqu’au moment de l’ouverture temporaire des serveurs, je ne pouvais avoir la manette en mains. Je me contenterai donc de vous décrire ce que je sais, puisque concernant l’expérience même sur le terrain, elle ne sera, de toute manière, pas différente d’une course contre un PNJ. Bref, le multijoueur propose un système de ranking classique avec des récompenses de customisation. Le mode en lui-même va vous offrir l’opportunité d’une compétition autour de cinq circuits qui vous permettront d’améliorer votre véhicule, de remplir des contrats et de sélectionner un rival avant la sixième grande course finale. Sinon, vous pouvez toujours profiter d’une course rapide entre copains, parce que ça reste le cœur d’un jeu du genre. Enfin, sauf pour l’écran partagé, toujours aux abonnés absents.

Dans le reste de la galaxie…

Star Wars Galactic Racer propose évidemment plusieurs modes de jeu : vos victoires en campagne (et surtout le style de pilotage que vous allez utiliser) vous ouvrent la voie au mode scénario dans lequel vous participez à une série de défis (comme pour la campagne, mais en plus court) dans la peau d’un autre concurrent. Mais ici pas de personnalisation initiale, vous pilotez selon le style du personnage avec ses forces et ses faiblesses. Ensuite, on a le mode arcade qui propose de reprendre les différents défis (course, contre-la-montre, etc.) et chaque bon score vous permet de lancer le défi suivant, bien plus corsé.

Test Star Wars Galactic Racer : on a parcouru le circuit, on a tenu la distance, et je te haïs… mais je t'adore
© Fuse Games

D’autant que le jeu claque visuellement et vous demande de garder l’œil ouvert, les développeurs n’ayant délibérément pas peint les obstacles en jaune ou bleu. Essayez de vous glisser dans un tunnel juste assez large pour votre landspeeder quand vous déboulez à pleine vitesse… Une expérience de jeu qui remplit toutes ses promesses tout en restant fidèle à l’univers Star Wars. Sur le principe, j’ai eu la même sensation qu’avec Zero Company : ne pas me faire avoir sur la marchandise et me donner envie de garder la manette en mains plusieurs heures durant.

 

 

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