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Test Star Wars Zero Company sur PS5 : l’attaque du clone ?

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Après un premier aperçu qui m’avait bien emballé, l’heure est venue de replonger dans l’expérience, cette fois complète, de Star Wars Zero Company, le jeu tactique fortement inspiré par les XCOM.

Si vous avez lu notre preview, vous savez que j’avais globalement apprécié l’expérience proposée par Star Wars Zero Company, malgré quelques réserves. On ne va pas se mentir, la période d’essai de cette dernière ayant été très proche de celle accordée pour le jeu définitif, j’avais peu de doutes quant à savoir si j’allais retrouver un titre très différent de ma première prise en main. J’ai moi-même décidé de corser la chose en passant d’un jeu PC à sa version PS5 et en augmentant la difficulté. Parce que je suis venu ici pour souffrir, ok !. Mais avant d’en parler davantage, retour sur les grandes lignes du titre de Bit Reactor.

Test Star Wars Zero Company sur PS5 : l'attaque du clone ?
© Bit Reactor

On incarne Hawks, un personnage inédit dans l’univers de Star Wars, à la tête d’une compagnie de “mercenaires” vendant ses services au plus offrant, malgré un passé plus proche de la République que des Séparatistes. Ah oui, j’oubliais, l’histoire se déroule pendant la Guerre des Clones, soit entre l’Épisode II et III de la saga. La Compagnie Zéro est rapidement mise sur les traces de La Spire, une organisation criminelle plus proche de la secte, dirigée par Fathom et dont les membres sont galvanisés par un mystérieux “mal” qui les corrompt.

Zero Company, mais beaucoup de choix

Enfonçons les portes ouvertes, oui, Star Wars Zero Company est du XCOM pur jus, “simplement” mis à la sauce Guerre des Étoiles. Il est donc évident que le jeu s’adresse tout particulièrement aux orphelins de feu la franchise tactique au tour par tour qui y retrouveront tout ce qu’ils aimaient. Vous voulez des champs de bataille où votre escouade de quatre membres judicieusement sélectionnés devra accomplir une mission précise (sauvetage, sabotage, élimination) tout en flinguant du méchant ? Vous l’avez. Une base qu’il faudra entretenir, agrandir, où vous pourrez recruter et converser avec votre équipe ? Vous l’avez. Des agents dont il faudra renforcer les liens et les compétences comme dans un RPG classique ? Vous l’avez. Bref, dans chaque aspect de son gameplay ou de son récit, Star Wars Zero Company vous demande de faire des choix !

Test Star Wars Zero Company sur PS5 : l'attaque du clone ?
© Bit Reactor

Ce qui n’a rien d’anodin puisque je me suis parfois retrouvé à devoir choisir entre la peste et le choléra dès lors qu’il s’agissait de missions spécifiques à la Spire. Vous préférez détruire l’usine qui permettrait de renforcer les défenses ennemies ou celle qui valorise leur attaque ? Il n’y a qu’une option possible et dans tous les cas, ce que vous avez mis de côté viendra vous rappeler que vous n’avez peut-être pas choisi la bonne usine dès le combat suivant. Et ces embranchements se retrouvent à chaque moment du jeu, y compris dans les opérations stratégiques qui ne se joueront pas sur le terrain, mais dans vos décisions. L’argent ou un point d’aptitude supplémentaire ? Tout est cornélien !

Et le portage PS5 ?

J’avais un gros doute quant à m’attaquer à un jeu tactique à la manette. Doute vite dispersé puisque, y compris quand il s’agit de positionner son personnage sur le terrain ou de choisir la compétence à utiliser, tout est fluide et plus simple d’utilisation que de nombreux titres passant de la souris à la manette. Le seul véritable bémol : les graphismes de Zero Company sont loin de fatiguer la machine, mais on s’en doutait.

Fais-le en difficile ou ne le fais pas

D’autant plus délicat puisque, comme je le disais, j’ai choisi le mode difficile. Pour le coup, ma première virée en mode normal avait été plutôt décevante dans le manque de défi que le jeu proposait, invitant davantage à la découverte du récit qu’à un challenge sur site, et j’arrivais au cycle 18 sans casse. Pour le test, au même cycle, ce n’était plus la même ambiance. J’avais déjà perdu un homme dans la bataille et j’ai vite dû agrandir mon infirmerie pour éviter des cadavres supplémentaires. Les ennemis plus nombreux visent mieux, font davantage de dégâts, et le pourcentage de chance de toucher sa cible n’a aucune valeur si, comme moi, vous êtes un bon gros poissard (je ratais des tirs à 95% de chances de réussite). Bref, il est indéniable que Zero Company a été pensé d’abord pour le mode difficile et que c’est la vraie expérience de jeu, tant cela pousse à réellement réfléchir à sa stratégie avant et pendant la bataille. Notamment lorsque la double spécialisation fait son entrée.

Test Star Wars Zero Company sur PS5 : l'attaque du clone ?
© Bit Reactor

Parce que je regrettais durant ma preview que le choix des personnages n’ait pas davantage d’impact sur les missions tactiques et qu’on finissait toujours par prendre les mêmes tant qu’on avait une bonne combinaison. Cela ne change pas particulièrement en mode difficile, à la différence que, puisque vous avez régulièrement des blessés (du moins dans mon cas), pour éviter d’empirer les choses, vous aurez tendance à les laisser à l’infirmerie au moins le temps d’un cycle. Donc, il vaut mieux avoir des remplaçants armés et prêts au combat qui tiendront le même rôle. Concernant justement les “classes”, vous aurez plusieurs spécialisations et talents spécifiques pouvant être combinés. Un sniper médecin adepte du vol, un soldat as de la gâchette améliorant son tir contre les grosses cibles, un colosse plus prompt au corps-à-corps… La possibilité de modifier ses recrues a posteriori permet de nombreuses combinaisons et il y a du choix.

Pas à la hauteur d’un triple A ?

Du reste, les défauts de la preview sont encore là. Techniquement le jeu n’est pas d’une beauté à couper le souffle, surtout dès lors que l’on passe à la troisième personne, assez dispensable. Durant les grandes missions, on a des phases de déplacement sur le terrain qui vont servir à cumuler quelques expériences avant le combat, mais elles cassent la dynamique avec une direction artistique plus pauvre. Je regrette également que les champs de bataille ne se déroulent pas plus souvent à l’intérieur de bâtiments, les environnements finissant par se ressembler à quelques détails près. Mais rien de foncièrement désagréable ou de quoi gâcher l’ambiance visuelle et sonore, très fidèle à l’univers Star Wars. J’ai souffert de quelques bugs d’écrans figés lors des choix de missions, mais rien qu’un ou deux correctifs post-sortie ne pourront corriger.

Test Star Wars Zero Company sur PS5 : l'attaque du clone ?
© Bit Reactor

Concernant la durée de vie, vous pouvez compter une trentaine d’heures passées sur Star Wars Zero Company si vous ne rushez pas l’histoire principale. Entre les quêtes annexes fournies par vos hommes et les simples missions pour récolter des avantages et des crédits, vous pouvez passer de nombreux cycles loin de la Spire, même si certaines missions vous inciteront fortement à la sélection sous peine d’en prendre pour votre grade. Il y a des priorités dans la vie.

Star Wars Zero Company n’est peut-être pas LE jeu que les fans de Star Wars attendaient, tant on ne les a pas habitués à ce genre de titre, pourtant, la formule XCOM paraît aujourd’hui une vraie promesse de renouveau qui va se prolonger avec le futur Galactic Racer. Mais pour qui a aimé les anciens jeux tactiques ou qui aimerait s’y mettre, voilà une porte d’entrée qui fait le job et qui le fait bien !

Test Star Wars Zero Company sur PS5 : l'attaque du clone ?
© Bit Reactor

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