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[Test] This War of Mine – Les Sims : Fallout édition [PC]

Notre avis
7 / 10

Par killy le

La grande philosophe Meryl Silverburgh le déclamait dans Metal Gear Solid : « La guerre c’est laid, c’est très très laid ». Des paroles d’une sagesse encore inatteignable par les générations modernes que le jeu de 11 bit studios, This War of Mine, tente de rendre plus palpable. Avec du sang et des larmes.

Dans le cadre des jeux indés qui peuvent en quelques minutes transformer une sympathique soirée au coin du feu en une interpellation sur les turpitudes de l’humanité en 256 couleurs, This War of Mine se pose là. Dans un contexte de conflit où le joueur ne sait pas vraiment qui est l’ennemi et quelles sont les raisons de la guerre, trois personnages tentent de survive dans une habitation en ruines meublée d’une chaise, d’un lit et de quelques étagères en kit. Les premiers moments seront consacrés à la recherche d’un peu de chaleur, de nourriture, et surtout de moyens d’autosuffisance, qui peuvent passer par du jardinage… ou du pillage. Si les stocks de légumes peuvent suffire à sustenter Pavle, Bruno et Marco dans les premiers jours, il faudra rapidement penser à aller visiter les bâtiments des environs pour récupérer des matières premières nécessaires à la confection d’objets divers, via un système de crafting très accessible mais limité. La diversité des éléments qu’il est possible de créer étant assez faible et l’interaction plutôt basique. Il suffit de suivre un plan préétabli qui ne laisse pas de place à l’impro. Des objets de confort favorisant la bonne santé physique et mentale des occupants à des outils de défense, l’établi est central dans This War of Mine.

Ces Sims version Fallout ne manquent d’ailleurs jamais une occasion d’indiquer leur état général, soit par le biais de leur fiche perso (où sont indiquées leurs carences), soit par le biais de petites icônes situées au dessus de leur tête. De quoi réagir immédiatement sous peine de voir leur état se déliter, jusqu’à la mort. This War of Mine s’apparente à un rogue-like, avec des catastrophes aléatoires qui s’enchaînent si bien qu’une partie n’est jamais paisible. Au maximum stable. La dépression s’abat sans prévenir et les conditions des personnages tendent très vite à pousser à un burn out ludique. Le seul échappatoire à la guerre étant souvent le décès, plus ou moins brutal. Ce qui participe à ce sentiment de danger permanent, sel indispensable dans la répétition inhérente au genre.

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De jour, le trio s’occupe des activités de survie basiques (la sortie à la lumière garantissant la rencontre avec des balles de sniper) et profite de la nuit pour partir looter. Chaque soir, le joueur doit choisir l’activité de chacun des membres de l’équipe : dormir, monter la garde (et donc éviter de se faire piller son squat) ou partir en quête. Obligatoires pour récupérer des objets rares, donc utiles pour un possible troc, ces missions nocturnes permettent également de rapporter un grand nombre de ressources d’un coup. Sauf que la guerre est étrangement source de nervosité et donc de gâchette facile. La moindre ballade dans une zone inconnue doit se faire avec la plus grande prudence, certains civils étant particulièrement dangereux, sans oublier les militaires qui sont… des militaires. Avec le cône de vision des personnages réduit, il faut avancer à tâtons, se fier aux bruits ou observer par les trous de serrures. Sans arme, le mieux est de ne pas se la jouer médiateur improvisé et éviter au maximum les rencontres. Et même avec un pistolet ou un couteau, la preuve sera vite faite que le combat ne s’apprend pas avec un tuto youtube.

La tension habite chaque seconde de ces expéditions, pourtant essentielles à la survie du groupe. Prendre des risques pour espérer passer un jour de plus, un rythme qui épuise littéralement. L’habitude devient alors autant une sécurité qu’un danger et appelle l’erreur. Un dérivé du concept du rogue-like malin, mais qui ne va en revanche pas assez loin, notamment dans les échanges entre les personnages. Les interactions sont très limitées et l’attachement est bien plus ludique qu’émotionnel. Le joueur perd une source de loot, pas un être auquel il s’est attaché. This War of Mine regorge de moments difficiles, et laisse des images qui questionnent. Cette femme brutalisée par un soldat qu’il était impossible de défendre, mais qui fut une excellente diversion pour accéder à une zone auparavant surveillée. Une attitude qui dégoûte. Comme dans The Walking Dead ou La Route, peu importe le contexte, c’est l’humain que l’on intègre dans le récit qui en fait la puissance. Sous ses rouages plutôt évidents, This War of Mine est assez intelligent pour montrer ce que la guerre peut changer chez l’autre et en faire une raison de continuer à jouer. Le dernier en date a avoir réussi ça était Spec Ops: The Line.

This War Of Mine, sur PC, disponible sur Steam (18,99 euros) ou en version boite (et localisée en français, 19,99 euros)

La grande philosophe Meryl Silverburgh le déclamait dans Metal Gear Solid : « La guerre c’est laid, c’est très très laid ». Des paroles d’une sagesse encore inatteignable par les générations modernes que le jeu de 11 bit studios, This War of Mine, tente de rendre plus palpable. Avec du sang et des larmes.

Dans le cadre des jeux indés qui peuvent en quelques minutes transformer une sympathique soirée au coin du feu en une interpellation sur les turpitudes de l’humanité en 256 couleurs, This War of Mine se pose là. Dans un contexte de conflit où le joueur ne sait pas vraiment qui est l’ennemi et quelles sont les raisons de la guerre, trois personnages tentent de survive dans une habitation en ruines meublée d’une chaise, d’un lit et de quelques étagères en kit. Les premiers moments seront consacrés à la recherche d’un peu de chaleur, de nourriture, et surtout de moyens d’autosuffisance, qui peuvent passer par du jardinage… ou du pillage. Si les stocks de légumes peuvent suffire à sustenter Pavle, Bruno et Marco dans les premiers jours, il faudra rapidement penser à aller visiter les bâtiments des environs pour récupérer des matières premières nécessaires à la confection d’objets divers, via un système de crafting très accessible mais limité. La diversité des éléments qu’il est possible de créer étant assez faible et l’interaction plutôt basique. Il suffit de suivre un plan préétabli qui ne laisse pas de place à l’impro. Des objets de confort favorisant la bonne santé physique et mentale des occupants à des outils de défense, l’établi est central dans This War of Mine.

Ces Sims version Fallout ne manquent d’ailleurs jamais une occasion d’indiquer leur état général, soit par le biais de leur fiche perso (où sont indiquées leurs carences), soit par le biais de petites icônes situées au dessus de leur tête. De quoi réagir immédiatement sous peine de voir leur état se déliter, jusqu’à la mort. This War of Mine s’apparente à un rogue-like, avec des catastrophes aléatoires qui s’enchaînent si bien qu’une partie n’est jamais paisible. Au maximum stable. La dépression s’abat sans prévenir et les conditions des personnages tendent très vite à pousser à un burn out ludique. Le seul échappatoire à la guerre étant souvent le décès, plus ou moins brutal. Ce qui participe à ce sentiment de danger permanent, sel indispensable dans la répétition inhérente au genre.

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De jour, le trio s’occupe des activités de survie basiques (la sortie à la lumière garantissant la rencontre avec des balles de sniper) et profite de la nuit pour partir looter. Chaque soir, le joueur doit choisir l’activité de chacun des membres de l’équipe : dormir, monter la garde (et donc éviter de se faire piller son squat) ou partir en quête. Obligatoires pour récupérer des objets rares, donc utiles pour un possible troc, ces missions nocturnes permettent également de rapporter un grand nombre de ressources d’un coup. Sauf que la guerre est étrangement source de nervosité et donc de gâchette facile. La moindre ballade dans une zone inconnue doit se faire avec la plus grande prudence, certains civils étant particulièrement dangereux, sans oublier les militaires qui sont… des militaires. Avec le cône de vision des personnages réduit, il faut avancer à tâtons, se fier aux bruits ou observer par les trous de serrures. Sans arme, le mieux est de ne pas se la jouer médiateur improvisé et éviter au maximum les rencontres. Et même avec un pistolet ou un couteau, la preuve sera vite faite que le combat ne s’apprend pas avec un tuto youtube.

La tension habite chaque seconde de ces expéditions, pourtant essentielles à la survie du groupe. Prendre des risques pour espérer passer un jour de plus, un rythme qui épuise littéralement. L’habitude devient alors autant une sécurité qu’un danger et appelle l’erreur. Un dérivé du concept du rogue-like malin, mais qui ne va en revanche pas assez loin, notamment dans les échanges entre les personnages. Les interactions sont très limitées et l’attachement est bien plus ludique qu’émotionnel. Le joueur perd une source de loot, pas un être auquel il s’est attaché. This War of Mine regorge de moments difficiles, et laisse des images qui questionnent. Cette femme brutalisée par un soldat qu’il était impossible de défendre, mais qui fut une excellente diversion pour accéder à une zone auparavant surveillée. Une attitude qui dégoûte. Comme dans The Walking Dead ou La Route, peu importe le contexte, c’est l’humain que l’on intègre dans le récit qui en fait la puissance. Sous ses rouages plutôt évidents, This War of Mine est assez intelligent pour montrer ce que la guerre peut changer chez l’autre et en faire une raison de continuer à jouer. Le dernier en date a avoir réussi ça était Spec Ops: The Line.

This War Of Mine, sur PC, disponible sur Steam (18,99 euros) ou en version boite (et localisée en français, 19,99 euros)

Notre avis

Stressant

7 / 10