Test

[Test] Xenoblade Chronicles 3D – Le meilleur RPG de la génération précédente est de retour [N3DS]

Notre avis
8 / 10

Par Kocobe le

Xenoblade Chronicles est à la fois l’un des rares RPG de la Wii mais également l’un des tout meilleurs de la génération précédente. Que vaut l’aventure de Shulk sur console portable ?

Xeno3D0

Eh bien, je ne vais pas passer par quatre chemins : Shulk il est passé à la machine à laver de la 3DS et son visage il est tout baveux. Quant aux décors, ils intègrent maintenant de magnifiques crénelages et scintillent à fond les ballons. C’est sûr, les Américains de Monster Games ont dû largement couper dans les ambitions pour faire rentrer le jeu dans la petite console portable de Nintendo.

Et il semble même que pour certains passages un peu chargés en éléments, toutes ces concessions graphiques ne soient pas suffisantes pour faire tourner le jeu de manière complètement fluide. Rien de gênant cependant, ça n’arrive que pendant certains combats et ces derniers ne demandent pas particulièrement de timing précis.

Shulk et ses amis vont ainsi pouvoir écrire "crénelage" dans le sable.
Shulk et ses amis vont ainsi pouvoir écrire “crénelage” dans le sable.

Était-ce une bonne idée de sortir ce chef d’œuvre sur New 3DS ? Oui. Car Xenoblade Chronicles, l’original, est tout simplement introuvable de nos jours. Allez voir sur les sites marchands pour vous rendre compte de la rareté de la chose. Ainsi, c’est une très bonne nouvelle que Nintendo décide de ressortir ce monstre du JRPG à plus gros tirage. En plus, il ne se prête pas trop mal à la mobilité. Il est possible de sauvegarder n’importe quand, le second stick est plus que bienvenue et sa très longue durée de vie lui permet tout à fait de se faire grignoter lors de petites sessions transport en commun ou autres obligations inhérentes à la condition humaine.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de le faire sur Wii, et Dieu sait que vous êtes nombreux, vous allez pouvoir découvrir un JRPG intelligent, qui a su bousculer le genre sans mettre de côté ce qu’on y aime bien. Le jeu sort complètement les consommables de l’équation et laisse les joueurs se régénérer d’eux-mêmes dès que le combat est fini, ou qu’on est parvenu à fuir. Il permet également une progression qui ne passe pas uniquement par les combats ou les quêtes. Par exemple, le simple fait de découvrir un lieu rapporte des points d’expérience. De plus, toute l’équipe progresse, même les membres qui ne combattent pas. Ce qui fait qu’il est possible de choisir n’importe quelle combinaison de combattants à tout moment dans le jeu, sans avoir à remettre à niveau celui qui n’aura pas combattu depuis longtemps.

Les combats sont dynamiques et plus profonds qu'il n'y paraît
Les combats sont dynamiques et plus profonds qu’il n’y paraît

Le système de combats est dynamique et demande un réel temps d’adaptation pour bien cerner toutes ses subtilités. Il s’agit d’une sorte de temps réel, ou votre personnage attaque automatiquement à une fréquence qui dépend de ses statistiques. Quant aux capacités, généralement, elles se chargent au fur et à mesure des coups ou demandent un cool down plus ou moins long avant d’être réutilisées. Il y a également des petites variations de gameplay vraiment intéressantes comme le fait d’avoir des visions du futur en plein combat. Elles permettent d’anticiper certaines grosses attaques des ennemis. Il faut alors coordonner les actions de l’équipe pour empêcher que cela se produise. Ça peut être le fait d’attirer l’attention sur un allié qui pourra encaisser le coup, buffer la défense ou l’esquive, ou encore neutraliser le futur porteur de l’attaque. C’est dynamique, les indications à l’écran sont extrêmement claires, une très bonne feature.

Les doublages et les musiques sont de très bonne facture.
Les doublages et les musiques sont de très bonne facture.

La version N3DS apporte également la possibilité d’utiliser le second stick, extrêmement pratique pour gérer une caméra un peu capricieuse. Quant à la 3D, eh bien, c’est la N3DS, donc elle est agréable, mais ce n’est pas comme si le jeu tournait de manière fluide en 2D. Cependant, les seuls vrais reproches que je ferais concernent les menus et l’ergonomie générale du titre que je trouve assez lourde. Naviguer dans les menus est quand même laborieux et il n’existe pas de vraie bonne manière de comparer rapidement des statistiques entre elles quand il s’agit de changer d’équipement. Le passage chez le marchand vous prendra bien 20 minutes à chaque fois, histoire de bien être sûr d’avoir le matériel le plus adéquat. Le remake aurait été une bonne occasion de revoir tout cet aspect-là.

Quant à l’histoire, elle tient en haleine et les plot twists sont assez nombreux pour harponner le joueur et lui donner envie de continuer encore un peu, jusqu’à la prochaine cinématique. Les musiques, pour la plupart orchestrées, sont grandioses et les doublages en anglais britannique – le jeu est sorti en Europe avant d’arriver aux États-Unis, d’où l’accent – sont surprenants au début, mais apportent un vrai cachet. L’univers est de surcroît d’une richesse assez dingue qu’il serait idiot de gâcher si vous n’êtes pas familier avec l’univers.

Xeno3D2

Difficile de se planter en rééditant Xenoblade Chronicles 3D tant le jeu d’origine était déjà incroyable. Le jeu est toujours d’une richesse épatante, drôle, fun, aucunement frustrant (sauf pour ces terribles menus) et bénéficie d’une très longue durée de vie de 50 heures. Simplement, la pauvreté graphique du titre va vous sauter aux yeux et il sera difficile de passer outre complètement. Certaines cinématiques, non modifiées par rapport à la version Wii, zoomeront même parfois sur des textures assez affreuses, ce qui ne manquera pas de faire sourire certains joueurs de PS Vita, habitués à une autre finesse. Le jeu n’est d’ailleurs même pas moche pour de la 3DS. Je dirais même qu’il est dans la norme. Mais en 2015, un jeu 3DS standard, c’est déjà dépassé. Mais comme disait ma grand-mère, il faut apprendre à fermer les yeux sur les graphismes parfois. Surtout quand on a un jeu d’une telle qualité derrière. En vrai, ma grand-mère n’a jamais dit ça, mais c’était pour la forme.

Xenoblade Chronicles 3D est disponible exclusivement sur New Nintendo 3DS (et pas les anciennes), il devrait couter une quarantaine d’euros et sortira le 2 avril prochain. Si vous comptez le prendre en dématerialisé, gardez bien à l’esprit qu’il pèse ses 4 Go.

Xenoblade Chronicles est à la fois l’un des rares RPG de la Wii mais également l’un des tout meilleurs de la génération précédente. Que vaut l’aventure de Shulk sur console portable ?

Xeno3D0

Eh bien, je ne vais pas passer par quatre chemins : Shulk il est passé à la machine à laver de la 3DS et son visage il est tout baveux. Quant aux décors, ils intègrent maintenant de magnifiques crénelages et scintillent à fond les ballons. C’est sûr, les Américains de Monster Games ont dû largement couper dans les ambitions pour faire rentrer le jeu dans la petite console portable de Nintendo.

Et il semble même que pour certains passages un peu chargés en éléments, toutes ces concessions graphiques ne soient pas suffisantes pour faire tourner le jeu de manière complètement fluide. Rien de gênant cependant, ça n’arrive que pendant certains combats et ces derniers ne demandent pas particulièrement de timing précis.

Shulk et ses amis vont ainsi pouvoir écrire "crénelage" dans le sable.
Shulk et ses amis vont ainsi pouvoir écrire “crénelage” dans le sable.

Était-ce une bonne idée de sortir ce chef d’œuvre sur New 3DS ? Oui. Car Xenoblade Chronicles, l’original, est tout simplement introuvable de nos jours. Allez voir sur les sites marchands pour vous rendre compte de la rareté de la chose. Ainsi, c’est une très bonne nouvelle que Nintendo décide de ressortir ce monstre du JRPG à plus gros tirage. En plus, il ne se prête pas trop mal à la mobilité. Il est possible de sauvegarder n’importe quand, le second stick est plus que bienvenue et sa très longue durée de vie lui permet tout à fait de se faire grignoter lors de petites sessions transport en commun ou autres obligations inhérentes à la condition humaine.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de le faire sur Wii, et Dieu sait que vous êtes nombreux, vous allez pouvoir découvrir un JRPG intelligent, qui a su bousculer le genre sans mettre de côté ce qu’on y aime bien. Le jeu sort complètement les consommables de l’équation et laisse les joueurs se régénérer d’eux-mêmes dès que le combat est fini, ou qu’on est parvenu à fuir. Il permet également une progression qui ne passe pas uniquement par les combats ou les quêtes. Par exemple, le simple fait de découvrir un lieu rapporte des points d’expérience. De plus, toute l’équipe progresse, même les membres qui ne combattent pas. Ce qui fait qu’il est possible de choisir n’importe quelle combinaison de combattants à tout moment dans le jeu, sans avoir à remettre à niveau celui qui n’aura pas combattu depuis longtemps.

Les combats sont dynamiques et plus profonds qu'il n'y paraît
Les combats sont dynamiques et plus profonds qu’il n’y paraît

Le système de combats est dynamique et demande un réel temps d’adaptation pour bien cerner toutes ses subtilités. Il s’agit d’une sorte de temps réel, ou votre personnage attaque automatiquement à une fréquence qui dépend de ses statistiques. Quant aux capacités, généralement, elles se chargent au fur et à mesure des coups ou demandent un cool down plus ou moins long avant d’être réutilisées. Il y a également des petites variations de gameplay vraiment intéressantes comme le fait d’avoir des visions du futur en plein combat. Elles permettent d’anticiper certaines grosses attaques des ennemis. Il faut alors coordonner les actions de l’équipe pour empêcher que cela se produise. Ça peut être le fait d’attirer l’attention sur un allié qui pourra encaisser le coup, buffer la défense ou l’esquive, ou encore neutraliser le futur porteur de l’attaque. C’est dynamique, les indications à l’écran sont extrêmement claires, une très bonne feature.

Les doublages et les musiques sont de très bonne facture.
Les doublages et les musiques sont de très bonne facture.

La version N3DS apporte également la possibilité d’utiliser le second stick, extrêmement pratique pour gérer une caméra un peu capricieuse. Quant à la 3D, eh bien, c’est la N3DS, donc elle est agréable, mais ce n’est pas comme si le jeu tournait de manière fluide en 2D. Cependant, les seuls vrais reproches que je ferais concernent les menus et l’ergonomie générale du titre que je trouve assez lourde. Naviguer dans les menus est quand même laborieux et il n’existe pas de vraie bonne manière de comparer rapidement des statistiques entre elles quand il s’agit de changer d’équipement. Le passage chez le marchand vous prendra bien 20 minutes à chaque fois, histoire de bien être sûr d’avoir le matériel le plus adéquat. Le remake aurait été une bonne occasion de revoir tout cet aspect-là.

Quant à l’histoire, elle tient en haleine et les plot twists sont assez nombreux pour harponner le joueur et lui donner envie de continuer encore un peu, jusqu’à la prochaine cinématique. Les musiques, pour la plupart orchestrées, sont grandioses et les doublages en anglais britannique – le jeu est sorti en Europe avant d’arriver aux États-Unis, d’où l’accent – sont surprenants au début, mais apportent un vrai cachet. L’univers est de surcroît d’une richesse assez dingue qu’il serait idiot de gâcher si vous n’êtes pas familier avec l’univers.

Xeno3D2

Difficile de se planter en rééditant Xenoblade Chronicles 3D tant le jeu d’origine était déjà incroyable. Le jeu est toujours d’une richesse épatante, drôle, fun, aucunement frustrant (sauf pour ces terribles menus) et bénéficie d’une très longue durée de vie de 50 heures. Simplement, la pauvreté graphique du titre va vous sauter aux yeux et il sera difficile de passer outre complètement. Certaines cinématiques, non modifiées par rapport à la version Wii, zoomeront même parfois sur des textures assez affreuses, ce qui ne manquera pas de faire sourire certains joueurs de PS Vita, habitués à une autre finesse. Le jeu n’est d’ailleurs même pas moche pour de la 3DS. Je dirais même qu’il est dans la norme. Mais en 2015, un jeu 3DS standard, c’est déjà dépassé. Mais comme disait ma grand-mère, il faut apprendre à fermer les yeux sur les graphismes parfois. Surtout quand on a un jeu d’une telle qualité derrière. En vrai, ma grand-mère n’a jamais dit ça, mais c’était pour la forme.

Xenoblade Chronicles 3D est disponible exclusivement sur New Nintendo 3DS (et pas les anciennes), il devrait couter une quarantaine d’euros et sortira le 2 avril prochain. Si vous comptez le prendre en dématerialisé, gardez bien à l’esprit qu’il pèse ses 4 Go.

Notre avis

Envoûtant

8 / 10