Pour ceux qui l’ignoreraient, une escape room est un jeu dont le but est de s’échapper d’une grande pièce verrouillée – parfois divisée en plusieurs petites pièces – en résolvant des énigmes et ce, avant la fin du temps imparti (généralement une heure, ici 70 minutes). Pour ce nouveau scénario, qui s’ajoute à notre longue liste de tests d’escape room, l’équipe de JDG est entré dans la peau du patient de la chambre 8. La pièce en question est blanche, absolument aseptisée et rappelle légèrement Lost Asylum. Pour nous sortir de là, nous avons dû nous confronter à la folie. Celle des autre patients, mais aussi la nôtre.

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Au JDG, nous commençons à devenir plutôt doués à ce genre de jeu. Pourtant, ça n’a pas empêché cette chambre de nous donner du fil à retordre à certains moments. Epsilon Escape (la société organisatrice) est située dans le deuxième arrondissement de Paris, au 137 boulevard Sebastopol. Nous sommes entrés dans le salon d’accueil d’Epsilon, au décor d’un style rappelant à la fois une salle d’attente d’hôpital privé et l’entrée d’un musée des sciences. Après un accueil chaleureux de la part des propriétaires, ceux-ci nous remettent un certain journal et énoncent les règles : l’aventure peut commencer.

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Une fois enfermés dans la chambre 8, on se sent complètement coupés du monde.
L’endroit est étrangement vide… sans l’être pourtant. Les murs sont blancs et rembourrés, le lit est à peine drapé et les meubles sont sans caractère aucun. Le glauque est omniprésent et pas forcément de manière graphique : tout est dans l’ambiance. La pièce est froide, très peu accueillante et des sons inquiétants nous parviennent depuis les conduits d’aération. Bref, un lieu parfait pour une lune de miel.

Dans une autre pièce, nous retrouvons une imposante installation. On voit bien que les organisateurs y ont mis les moyens. Écrans, manettes, boutons. Tout devient très manuel. Nous interagissons directement avec ce monde imaginaire qui prend vie sous nos yeux. De manière générale, il y a un plutôt bon équilibre entre les éléments de décors qui s’avèrent être des indices, et ceux qui sont juste présents pour habiller le thème de l’asile psychiatrique (et nous embrouiller au passage).

En ce qui concerne les énigmes, celles-ci sont assez diversifiées et leur difficulté va crescendo. Il y a de tout dans la chambre 8 : du raisonnement pur, de l’observation, du manuel, etc. Malheureusement, il n’y a qu’un ou deux éléments qui sortent vraiment du lot, dont l’installation avec manettes citée ci-dessus, ainsi qu’une autre à la toute fin.

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Le plus important dans le déroulement reste comme à chaque fois, le travail d’équipe : tout le monde passe sur les mêmes énigmes, car chacun réfléchit différemment. On se répartit souvent le boulot, lorsque par exemple des yeux doivent être présents dans deux pièces en même temps pour résoudre une énigme. La coordination et l’organisation sont la clef. Si vous êtes un peu rodés à ce genre de jeu, vous devriez aller vite cependant. Sur toutes les énigmes, deux nous ont véritablement pris du temps.

Le Patient de la Chambre 8 est au final une escape room avec peu d’histoire, mais une ambiance plutôt réussie. Les décors sont sympathiques et bien travaillés. Les énigmes sont variées et le temps passe très vite, signe que nous avons été tout à fait captivés par notre mission. En plus, une pointe d’humour vient rendre plus agréables certains passages. En bref, on recommande.

Infos pratiques :

Epsilon Escape
137, boulevard de Sébastopol, 75002 PARIS
01 44 82 94 21
Réservations en ligne

Tarifs : Une expérience chez Epsilon Escape coûte 135 euros TTC par équipe de 3 à 5 joueurs. Elle comprend une session de jeu, une collation, une photo souvenir imprimée et sa version numérique pour chaque joueur.

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