Qualcomm : même pas peur du Tegra 3

C’est d’un revers de main que Qualcomm disperse les annonces élogieuses faites par les médias au sujet des performances de son rival NVIDIA au sujet de sa puce Tegra 3.

Le constructeur, qui pour rappel vient d’annoncer son MSM8960 Alias Snapdragon S4 estime que la puce Tegra 3 ne sert à rien de plus qu’à établir des tableaux bardés de gros chiffres arguant que la puce est littéralement sous-exploité par les usages actuels fait des smartphones et tablettes.

La société justifie son point de vue par son chef de produit Sy Choudury :

Il n’y a vraiment pas suffisamment de processus mobilisés par les tâches traditionnelles sur les smartphones qui justifieraient la présence de trois cœurs, à plus forte raison 4+1.

L’heure est à l’optimisation pas aux gros chiffres

Sy Choudury va même plus loin en expliquant que la course aux nombre de cœurs est terminée sur les smartphones à l’instar des processeurs pour ordinateurs de bureau et que l’heure est à l’optimisation plutôt qu’aux « prouesses sur le papier ».

La société ne se dit pas inquiète lorsqu’il est demandé à Sy Choudury de s’exprimer sur le fait que HTC ait décidé de donner sa préférence aux Tegra 3 de NVIDIA, ce dernier répond « aucune société ne peut se reposer sur un seul fournisseur à l’heure actuelle »

Des enjeux à relever qui ne dépendent pas de la puissance brute des puces

Il existe encore de nombreux axes d’amélioration des performances au sein du navigateur intégré à Android et Qualcomm a travaillé à améliorer les interconnexions entre la puce radio du Snapdragon et le navigateur afin d’arriver à une réduction de 30 pour cent du temps de chargement de la première page et une réduction de 22 pour cent en rechargement de pages lors d’une connexion en 3G ou 4G. A titre de comparaison, dans le test JavaScript V8, notre puce délivre des résultats 68 pour cent supérieurs au Tegra 3 de NVIDIA.

La puce de Qualcomm est également capable de gérer plusieurs flux vidéos en même temps et de les transférer au processeur graphique jusqu’à ce que celui ci arrive à saturation, Honeycomb et Ice Cream Sandwich ne sont capables de gérer un seul flux vidéo à la fois, ce qui laisse à penser que Qualcomm est dores et déjà prêt pour la future itération du système d’exploitation de Google même si rien n’indique à quel point le Snapdragon saura exploiter les futures fonctionnalités du système.

Après les terminaux mobiles, les ordinateurs

Sy Choudury en a également profité pour égratigner Intel précisant que ce dernier n’est toujours pas compétitif sur le marché mobile (ndlr: à la décharge d’Intel, il ne fait que commencer) et que son rapprochement avec Microsoft conduirait à développer des solutions ARM à destination des plateformes de bureau même si l’étendue de ce rapprochement n’est pour l’heure pas connue. Tout juste savons nous que les deux sociétés travaillent de concert afin d’optimiser la version ARM du futur système d’exploitation de la firme de Redmond.

Les quad-core ne sont pourtant pas loin pour Qualcomm

Bien entendu, Qualcomm ne compte pas se laisser distancer sur le marché des puces quad-core puisqu’il a dores et déjà annoncé qu’une variante à quatre cœurs du MSM8960, nommée Snapdragon S4 PRO étaient déjà en cours de développement pour une commercialisation prévue pour le courant de l’année 2012. Cependant, la société reste fidèle à sa philosophie d’optimisation puisque la puce sera capable d’ajuster individuellement la fréquence de fonctionnement de chacun des cœurs de manière à ce que même si toutes les unités sont actives, elles ne consommeront pas autant que leurs homologues non optimisés.

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