Il existe des suppositions suffisamment fondées selon lesquelles Apple est devenue une partie intégrante de ce complot et a bien compris que le résultat de sa participation serait l’élimination de la concurrence par les prix au niveau de la vente au détail, obligeant les consommateurs à payer un peu plus cher pour des livres numériques. Cette entente est illégale en soi car elle constitue un contrôle horizontal des prix,
écrit la juge Denise Cote, du tribunal fédéral de New York. Avant la sortie de l’iPad, Amazon et sa Kindle vendait la plupart de ses livres à 9,99 dollars, parfois à perte, mais un accord sur un nouveau système de rémunération est passé avec Apple et les éditeurs lors de la sortie de l’iPad en 2010.
Les éditeurs, désormais libres de fixer leurs prix, ont fait monter la note de leurs publications quelques dollars. Dans le dossier, il est précisé que Steve Jobs avait incité aux éditeurs de retirer leurs livres d’Amazon, pour qu’ils vendent leurs produits à un prix plus élevé. Apple pourrait donc être condamné pour cette entente, mais la pomme n’a pas de quoi s’en faire. Affaire à suivre…
