En Australie, les marques sont responsables des trolls

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Par Pierre le

L’histoire se passe en Australie, et est assez étonnante. La marque de Vodka Smirnoff possède, comme toutes les marques modernes, une page Facebook que tout le monde peut aimer et où tout le monde peut y laisser son petit commentaire. Mais voilà, la page Facebook de Smirnoff est truffée de commentaires de trolls en tout genre, qui n’hésitent pas à se lâcher au niveau du sexisme ou de l’incitation aux mineurs à consommer de l’alcool. Smirnoff est-il responsable de ces trolls ? La justice australienne a jugé que oui.

Une plainte a en effet été déposée auprès de l’Advertising Standards Board qui a rendu sa décision : oui, Smirnoff est responsable. Le fait est que l’ASB n’a pas considéré la page Smirnoff comme un lieu d’échange entre les consommateurs et la marque, mais bien une page promotionnelle. Avec ce statut, Smirnoff est bien responsable de tous les contenus publiés sur son mur, comme le précise l’ASB :

Les pages Facebook des marques sont des outils de marketing et de communication sur lesquelles elles doivent opérer un certain contrôle. Comme les pages Facebook sont des lieux d’échanges avec les consommateurs, l’ASB considère que le code éthique des annonceurs s’applique aussi bien aux contenus publiés par les marques que ceux postés par les utilisateurs et amis

Cette décision fera sans doute jurisprudence au pays de Crocodile Dundee, et toutes les marques devront donc faire preuve de prudence quant aux contenus laissés sur leurs pages. En France, la législation est différente, c’est en effet Facebook qui est tenu responsable de propos diffamatoires, et ils doivent être signalés pour ensuite être supprimés par le réseau social.

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