Darksiders II : e-drama autour du générique de fin

Par Pia le

Depuis que les développeurs ont accès à twitter, les gaffes s’enchaînent et les règlements de compte ne se ressemblent pas. Dernier feuilleton dont le net a pu profiter, l’affaire du générique de Darksiders II. D’après un développeur, le gros hit de l’été ne mentionnerait pas toutes les personnes ayant œuvré à son succès. « Faux », répond le studio Vigil Games qui accuse l’indiscret d’incompétence…

Tout débute lorsqu’un ancien employé de Vigil Games, Xander Davis, découvre que son nom n’est pas au générique. Frustré, il tweete un commentaire assassin sur le manque de reconnaissance du studio pour lequel il aurait totalement repris l’interface utilisateur du jeu.

« Charmant ! Je viens juste de découvrir que je ne suis même pas cité au générique de Darksiders II, alors que l’IU c’est à 99% mes idées et mon travail acharné, le tout en un temps record. »

Interrogé par le site Destructoid, Xander Davis explique qu’il avait 30 jours pour reprendre totalement l’interface utilisateur du jeu, à quelque mois seulement de sa sortie. Il décrit les journées sans fin et la pression permanente du studio. Il est finalement licencié quelque mois plus tard, le studio invoquant des restrictions budgétaires suite à l’annulation d’un projet. Le projet passe à une autre personne, puis une troisième, qu’il accuse de lui avoir volé son travail. Il conclut avec amertume :

Le plus dingue c’est que tous ceux qui rêvent de développer des jeux vidéo n’ont aucune idée de la merde que c’est de bosser sur du triple A. Ces trois dernières années, ma vie a été un cauchemar.

L’histoire est reprise par différents sites internet, et le studio alerté, répond à travers un email de David Adams, manager de Vigil Games. Il y explique que la participation de Xanders Davis s’élève à 90 jours de travail sur les deux ans et demi nécessaires au développement du jeu, et que toutes les personnes licenciées à cause des réductions d’effectifs ont bien été créditées à la fin du jeu. Alors, qu’en est-il du cas Davis ? Si la loi interdit à l’entreprise de révéler les circonstances exactes de son départ, David Adams laisse clairement entendre que sa prestation n’a pas comblé les attentes de Vigil Games :

Quand l’annulation d’un projet nous a forcé à réduire nos effectifs, nous nous sommes assurés que chaque personne licenciée soit créditée dans le jeu. Cela n’incluait pas les individus dont les contrats ont été rompus pour d’autres raisons, comme dans le cas de personnes dont nous nous sommes séparés à la suite d’indiscutables mauvaises performances.

C’est donc la parole de Xander Davis contre celle de David Adams. Entre temps, un autre ex-employé de Vigil Games a écrit au site Destructoid pour soutenir l’accusation de Xanders quant aux crédits de fin, lui-même ayant été « oublié » après avoir travaillé deux ans sur le projet. Il assure que certaines choses doivent encore être tirées au clair.

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