Cyberbunker vs Spammhaus : menace d’un ralentissement du web

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Par Olivier le

Internet est actuellement le théâtre d’une véritable guerre souterraine qui pourrait affecter tous les surfeurs. L’hébergeur Cyberbunker et l’organisation Spammhaus chargée de la lutte contre le spam bataillent en effet à grands coups d’attaques DDoS, au risque de ralentir le trafic d’internet. Le hollandais Cyberbunker est un hébergeur chez qui on pourra stocker toutes sortes […]

Internet est actuellement le théâtre d’une véritable guerre souterraine qui pourrait affecter tous les surfeurs. L’hébergeur Cyberbunker et l’organisation Spammhaus chargée de la lutte contre le spam bataillent en effet à grands coups d’attaques DDoS, au risque de ralentir le trafic d’internet.

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Le hollandais Cyberbunker est un hébergeur chez qui on pourra stocker toutes sortes de fichiers, y compris des contenus protégés par le copyright et autres fichiers peu amènes (seules exceptions : la pédopornographie et les données liées au terrorisme). En plaçant cette société sur la liste noire des émetteurs de spam, Spammhaus a ouvert la boîte de Pandore. Ce dernier aide les fournisseurs e-mails à lutter contre les pourriels. De fait, les services de Cyberbunker sont donc bloqués chez de nombreux fournisseurs…

Il s’agirait là d’un cas d’abus de position dominante pour l’entreprise néerlandaise, qui estime que Spammhaus n’a pas à décider de ce qui a le droit de circuler sur internet. Dénonçant l’« injustice » de cette décision, Cyberbunker mène depuis une véritable guerrilla contre Spammhaus.

Cyberbunker, rejoint dans sa bataille par des « gangs criminels » provenant d’Europe de l’est et de Russie, lance depuis plus d’une semaine des attaques par déni de services (DDoS), via des envois de données de 300 Go par seconde sur les serveurs de Spammhaus – soit bien plus que les attaques habituelles. L’infrastructure de ce dernier a les moyens de tenir (80 serveurs à travers le monde), mais Google a néanmoins prêté des ressources pour absorber ce surcroît de trafic. Cependant, il risque d’y avoir des répercussions au niveau mondial : l’accès à certains sites serait ainsi difficile, ou plus lent qu’à l’habitude.

 

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