On attendait Minas Tirith depuis des années. Depuis le succès de Barad-dûr, les fans de LEGO et du Seigneur des Anneaux n’avaient qu’une question en tête : quand est-ce que LEGO va s’attaquer à la Cité Blanche ? Et bien il est disponible aujourd’hui même, à l’occasion du 25e anniversaire de la trilogie de Peter Jackson. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que LEGO n’a pas fait les choses à moitié. 8 278 pièces, 60 sachets, 59 cm de hauteur et un prix affiché à 650 euros. Sur le papier, Minas Tirith est déjà impressionnant, mais dans la réalité, il s’impose comme étant un des plus grands sets de ces dernières années. On a passé 25 heures à le monter, et voilà ce qu’on en pense.
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Une boîte qui ne prépare pas à ce qui nous attend
C’est la première surprise de ce Minas Tirith. Le set est encore plus massif que ce que laissent entendre la boîte et les dimensions annoncées dans ses caractéristiques. Une fois les 60 sachets ouverts et le tout assemblé, on se retrouve face à quelque chose de franchement massif.
LEGO a eu recours à une technique particulièrement maligne pour amplifier encore cet effet de grandeur avec la perspective forcée. C’est le même procédé utilisé dans les parcs à thème, Disneyland en tête, pour faire paraître les bâtiments plus imposants qu’ils ne le sont en réalité en jouant sur la perception de profondeur. Minas Tirith semble encore plus haute et lointaine qu’elle ne l’est physiquement.

25 heures de montage pièce par pièce, mur par mur
Le montage se fait en 25 heures, réparties sur les 60 sachets du set. C’est évidemment une expérience en soi. On voit Minas Tirith se dresser mur par mur, avec une structure imposante qui prend de l’ampleur à chaque étape. C’est l’un des grands plaisirs de ce type de set, voir quelque chose d’aussi majestueux naître progressivement entre ses mains.
Il peut néanmoins avoir ses moments frustrants, notamment à cause de la densité des détails architecturaux. Certaines étapes demandent de la patience. Mais une fois le set terminé, on est clairement content d’avoir un résultat aussi minutieux. La récompense est à la hauteur de l’effort.
Un design hybride particulièrement bien pensé
LEGO a opté pour une approche hybride particulièrement intelligente avec une façade en microscale pour avoir la vue d’ensemble de toute la ville depuis l’extérieur, et des intérieurs détaillés à l’échelle minifig, dont la salle du trône de la citadelle où se jouent certains des moments clés du Retour du Roi comme la scène où Denethor mange ses tomates salement et qui me fait toujours d’autant plus détester le personnage. Les deux registres cohabitent étonnamment bien et donnent au set une double lecture selon qu’on l’observe de près ou de loin.
L’intérieur est d’ailleurs très réussi, mais soyons honnêtes, une fois la phase de construction terminée, il y a peu de chances que quelqu’un expose le set côté intérieur. L’arrière est volontairement plus épuré pour pouvoir coller Minas Tirith contre un mur, une décision de design pragmatique et bienvenue.
Côté modularité, LEGO a bien pensé au transport et à la manipulation. La muraille extérieure peut être retirée très facilement puisqu’elle est simplement glissée, et le sommet de la structure se démonte lui aussi sans effort. Pratique pour les collectionneurs qui déplacent régulièrement leurs sets.
La Cité Blanche oui, mais pendant combien de temps ?
C’est le seul vrai reproche qu’on pourrait adresser à ce set. Le Minas Tirith de LEGO est d’un blanc immaculé, ce qui semble représenter la Cité Blanche à l’apogée de sa construction plutôt qu’au moment de l’Avènement de l’Âge des Hommes tel qu’on le voit dans Le Retour du Roi. Ce n’est pas forcément un défaut puisqu’elle s’appelle bien « la Cité Blanche » après tout, et le rendu est absolument magnifique. Mais les fans les plus puristes pourraient tiquer sur cet aspect « tout neuf ».

Surtout que ce blanc immaculé amène une grosse préoccupation pratique sur le long terme. Les pièces blanches ont tendance à jaunir avec le temps, sous l’effet des UV notamment. Sur un set vendu 650 euros et destiné à être exposé, c’est un point à prendre au sérieux. On conseille vivement d’éviter au maximum toute exposition directe à la lumière du soleil pour préserver la blancheur de la Cité au fil des années.
10 minifigs bien choisies
Le set est livré avec 10 minifigurines et le cheval Grispoil, toutes réussies et représentatives de l’univers de Minas Tirith. On a ici Gandalf le Blanc, Aragorn en Roi Elessar, Arwen, Faramir, Denethor, Peregrin Took et quatre Soldats du Gondor avec leurs casques, boucliers et accessoires thématiques. Rien à redire de ce côté-là, le casting est cohérent et les figurines font honneur au lore.
650 euros, ça les vaut ou pas ?
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Oui, 650 euros c’est forcément un budget conséquent. Mais le set est clairement à la hauteur de sa proposition. Et une chose est sûre, il sera encore plus magnifique une fois qu’un kit lumineux aura été développé pour celui-ci et ce n’est qu’une question de temps avant que les fabricants spécialisés s’y attellent. Pour les fans de LEGO et du Seigneur des Anneaux, il sera très difficile de résister. À noter que les acheteurs qui ont sauté le pas entre le 1er et le 7 juin ont pu récupérer le set Grond (40 893), le célèbre bélier, en cadeau avec l’achat. Une belle attention pour accompagner le lancement. Ceux qui ne l’ont pas eu devront essayer de le récupérer sur le marché secondaire, il est déjà à 170 euros sur Vinted, les scalpers étant toujours d’énormes orcs du Mordor.
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