[D-D-D-Drama!!] Un actionnaire n’est pas d’accord sur la revente des parts d’Activision Blizzard

Par Corentin le

Du moins, il ne voit pas de raisons légitimes à ce que le consortium mené par Kotick puisse bénéficier d'un traitement de faveur pour acheter des...

Du moins, il ne voit pas de raisons légitimes à ce que le consortium mené par Kotick puisse bénéficier d’un traitement de faveur pour acheter des parts d’Activision Blizzard.

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Rappel des faits, ça s’est passé il y a une dizaine de jours. Vivendi, holding française en manque de liquidités, revend à Activision Blizzard ses propres parts, à hauteur de 5,8 milliards de dollars, ainsi que 2,3 milliards d’actions à un regroupement d’hommes d’affaires constitué principalement de dirigeants de l’éditeur. Vivendi ne détient plus que 12% de parts dans l’entreprise et Activision Blizzard obtient son indépendance boursière.

Sauf que Todd Miller, actionnaire individuel d’Activision Blizzard, ne l’entend pas de cette oreille et voit là une vente un peu frauduleuse. Activision Blizzard a bénéficié d’un tarif préférentiel pour le rachat de ses propres parts, de l’ordre de 10 % de réduction. Tarif dont ont également bénéficié Bobby Kotick et ses petits copains. Todd Miller ne voit aucune raison valable pour laquelle le consortium bénéficierait d’un tel traitement de faveur. Sinon de s’en mettre plein les fouilles. Mais ça, ce n’est pas une raison valable.

Sur ce sujet, la plainte est claire :

Il n’y a aucun but affiché qui puisse pousser un groupe interne d’investisseurs de participer à une telle offre à prix réduit autre que de permettre à Robert Kotick et à Brian Kelly de procurer à ce groupe des milliards de dollars d’actions Activision à un tarif préférentiel.

Todd Miller reproche de surcroît à ces six dirigeants d’Activision Blizzard d’avoir profité de la situation de faiblesse de Vivendi, société qui avait vraiment besoin de liquidités afin de redresser leur bilan financier et garder une bonne évaluation auprès des agences de notations. Grosso modo, il reproche à Kotick & co. d’avoir profité du fait que Vivendi ait absolument besoin de vendre ses parts pour acheter à un prix dérisoire un nombre conséquent d’actions, dans leur propre intérêt, en utilisant leurs positions au sein d’Activision Blizzard.

Le plaignant demande donc à ce que cette vente soit purement et simplement annulée. Ou alors que Robert Kotick et dix autres membres de ce groupe d’investisseurs renoncent à leurs postes actuels au sein d’Activision Blizzard.

Ouais, bah, bonne chance… Même si sa plainte est légitime.

Via PC INpact

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