L’industrie japonaise, « de pire en pire » selon Keiji Inafune

Par Henri le

Keiji Inafune, qui a longtemps travaillé sur Megaman et ancien directeur de Capcom, s’est récemment exprimé sur l’état de santé de l’industrie du jeu japonaise. Selon lui, Kickstarter pourrait raviver le marché nippon. Interviewé par GameSpot, Keiji Inafune n’ a pas mâché ses mots pour décrire la déception que lui inspire actuellement l’industrie japonaise. « C’est […]

Keiji Inafune, qui a longtemps travaillé sur Megaman et ancien directeur de Capcom, s’est récemment exprimé sur l’état de santé de l’industrie du jeu japonaise. Selon lui, Kickstarter pourrait raviver le marché nippon.

Keiji Inafune
Keiji Inafune

Interviewé par GameSpot, Keiji Inafune n’ a pas mâché ses mots pour décrire la déception que lui inspire actuellement l’industrie japonaise.

« C’est devenu pire que lorsque j’en parlais déjà. Et c’est une honte […] Mais il y a des alternatives. Et beaucoup de développeurs indépendants japonais devraient s’en servir afin d’acquérir plus de contrôle sur leurs titres. »

Une situation assez triste, d’autant plus qu’il ne renie pas l’âge d’or du jeu nippon, et ne remet pas en question l’immense influence qu’il a eu sur l’industrie en général.

« Les jeux japonais ont eu un grand impact sur le développement du jeu dans le monde, mais tout ceci appartient au passé. »

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Et comme de nombreux acteurs majeurs du marché, Inafune croit beaucoup en Kickstarter, le célèbre site de financement participatif.

« Kickstarter fait partie de ces fantastiques alternatives. […] Kickstarter m’intéresse non pas simplement car il me permet de me rapprocher des fans, mais aussi car cela montrerait aux développeurs indépendants japonais qu’il existe une autre voie possible. »

Il a d’ailleurs annoncé le lancement d’une campagne sur le site pour le développement de Mighty No. 9, qu’il décrit comme un jeu « classique de side-scrolling ». Le projet semble intéresser les gamers puisqu’il a déjà récolté 650 000 dollars en promesse de don sur les 900 000 $ initialement demandé. La campagne se terminera le 1er octobre.

Bien que l’industrie japonaise semble avoir perdu sa gloire d’antan aux yeux d’Inafune, il estime que « cela peut rebondir » si les développeurs « proposent du bon contenu ». Il conclut en demandant aux consommateurs de « tenir bon et supporter l’industrie nippone. »

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