Pour les ados américains, Twitter c’est « in », Facebook c’est « out »

culture geek

Par Elodie le

« Ô rage, Ô désespoir », c’est certainement la complainte sur laquelle doit s’égosiller Mark Zuckerberg quand il est seul, le soir, dans son immense propriété de 837 m², genoux à terre. Les ados américains viennent de trancher : Twitter a détrôné Facebook dans leur cœur (oui Mark, ils ont un cœur) comme réseau social de prédilection, d’après l’étude de Piper Jaffray, banque d’affaires américaine.

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Les ados, ces ingrats.

Sur les 8600 adolescents interrogés, 26 % donnent leur préférence à Twitter contre 23 % à Facebook. En début d’année, une étude similaire effectuée par la même banque donnait Facebook devant pour 30 à 33 % des ados américains.

Y-a-t-il eu un élément perturbateur pour expliquer ce revirement ? Si oui, quel est-il ?

Il est vrai que Twitter fait plus souvent parler de lui à travers les stars qui tweetent ou font leur promotion depuis la plate-forme, dont certaines célébrités vénérées par ces adultes en devenir : Lady Gaga et ses « monsters », Justin Bieber qui adore se prendre en photo en mode « caillera » avec ses “soces” pour montrer ses nouveaux muscles et sa pilosité naissante ou encore Miley Cyrus qui ne sait plus quoi faire pour couper le cordon avec Mickey et montrer qu’elle aussi est une Bi***h, si ce n’est tirer la langue, lécher des marteaux et clasher cette pauvre Sinead (O’Connor pour ceux qui nous auraient perdu). Et tout ça en live. Instantanéité, interaction, frissons.

Bref, de quoi émoustiller ces jeunes ados, plus que ce que le réseau Facebook permet.

Sans grande surprise, d’après cette même étude, Facebook, Twitter et Instagram sont les réseaux sociaux les plus utilisés par ces ados. Les autres faisant des scores presque anecdotiques : 4 % disent préférer Tumblr et 3 % Google +.

Comment la firme prend-elle la nouvelle ? Avec philosophie certainement puisqu’il y a quelques jours, Julien Codorniou, directeur EMEA de Platforme pour Facebook attribuait ce désamour récent à « des effets médiatiques » et affirmait à ZDNet.fr :

De toute façon, le but de Facebook n’est pas d’être cool, mais de délivrer un produit de qualité

Ainsi, Gene Munster, expert de Piper Jaffray nuance les résultats de cette étude, comme le relaie le Figaro :

De manière générale, et en dépit de la tendance des goûts des adolescents pour d’autres réseaux, nous continuons à penser que Facebook va offrir sur les prochains mois des sources de financement supplémentaires grâce à la vidéo et à Instagram

Financement supplémentaire pour Instagram qui va être généré par l’arrivée de la publicité sur l’application. Finalement, le nerf de la guerre se situe sur un autre terrain pour Julien Codorniou, puisque « la perte du succès est un risque quand on est un service gratuit. Mais la vérité est que nous n’avons jamais eu autant d’utilisateurs ». En effet, quand Facebook revendique 1 milliard d’utilisateurs, Twitter n’en est pour l’instant qu’à 218 millions.

1-1, balle au centre.